Un palmier de 65 mètres de haut

Le Céroxyle de Quindío (Ceroxylon quindiuense) est le plus haut palmier du monde : il peut atteindre 65 m de haut, voire plus, et sert ainsi de refuge à de nombreux oiseaux. Il pousse très lentement, atteignant sa taille maximale au bout de 150 ans environ, et peut vivre jusqu'à 300 ans.

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NOmatters

NOmatters

Ces palmiers sont aussi appelés "palmiers à cire". Les peuples précolombiens grimpaient sur ces arbres pour en recueillir la cire et l'appliquer sur leur vêtements, les rendant ainsi imperméables. Avant que l'on invente les produits chimiques imperméabilisants et les matières synthétiques modernes, on appliquaient aussi en Europe un corps gras sur les vêtements de pluie pour les imperméabiliser. C'est de là que tire son nom le fameux "ciré" breton, ce manteau (souvent jaune) était à l'origine une toile que les marins ciraient avec de l'huile de lin pour l’imperméabiliser. Quant à la couleur jaune, elle était choisie pour sa visibilité optimale en cas de chute d'un homme à la mer.
Gladius

Gladius

Cette espèce de palmiers est endémique de la région andine en Colombie, et est reconnue comme l'arbre national du pays.
Epoxy

Epoxy

Je lui souhaite un agréable voyage à @nonpeutêtre... Bien qu'il n'en verra plus beaucoup, car il n'en reste que 2000 dans cette vallée touristique de Cocora. " Il n'en verra plus beaucoup", car durant les trente dernières années, près de 80% de ces palmiers... Ont péri. Ils ont péri, car en Colombie, la déforestation va bon train, afin de créer des pâturages pour les vaches. Or, ces vaches mangent les plantules jeunes des Ceroxylon Quindiuense, ne leur laissant quasiment aucune chance de croître et remplacer les palmiers arrivés en fin de vie. Bref, @nonpeutêtre, dans ton agréable voyage, tu contempleras surtout... Les derniers palmiers de cette haute vallée Andine, que (peut-être) tes enfants ne pourront plus admirer en 2050 ou 2070. De par l'info (autre que celle des liens de l'anecdote) que je viens de consulter, les ceroxyles ont un cycle de vie étalés sur à peu près un siècle. Entre la germination et la première fructification, il se passe à peu près 40 ans. De 40 à 60 ans, il produit de la graine. Ensuite, arrive sa déchéance, qui s'étale sur les 40 années suivantes. Fort heureusement pour le ceroxyde, tout n'est pas perdu pour cette espèce en danger d'extinction, car il existe également une autre vallée (vallée de la rivière Tochecito) où se situeraient 70% des ceroxyles du pays. Sauf que ce lieu était un fief de la FARC... Alors oui, maintenant la Paix est signée en Colombie, mais encore faudrait-il protéger cette dite vallée et ses arbres.... Pour l'instant, les ceroxyles de Tochecito se trouvent sur les terrains privés de 40 familles. Or, le Gouvernement Colombien ne semble pas disposé à transformer cette vallée en Réserve Naturelle et racheter ces dits terrains pour 10 millions de dollars. Que dire ? Que si Bogotá ne sinvestit pas dans la protection de son arbre emblématique national, il risque de ne pas survivre beaucoup d'entre-eux, à la fin de ce siècle.

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Epoxy

Epoxy

Je lui souhaite un agréable voyage à @nonpeutêtre... Bien qu'il n'en verra plus beaucoup, car il n'en reste que 2000 dans cette vallée touristique de Cocora. " Il n'en verra plus beaucoup", car durant les trente dernières années, près de 80% de ces palmiers... Ont péri. Ils ont péri, car en Colombie, la déforestation va bon train, afin de créer des pâturages pour les vaches. Or, ces vaches mangent les plantules jeunes des Ceroxylon Quindiuense, ne leur laissant quasiment aucune chance de croître et remplacer les palmiers arrivés en fin de vie. Bref, @nonpeutêtre, dans ton agréable voyage, tu contempleras surtout... Les derniers palmiers de cette haute vallée Andine, que (peut-être) tes enfants ne pourront plus admirer en 2050 ou 2070. De par l'info (autre que celle des liens de l'anecdote) que je viens de consulter, les ceroxyles ont un cycle de vie étalés sur à peu près un siècle. Entre la germination et la première fructification, il se passe à peu près 40 ans. De 40 à 60 ans, il produit de la graine. Ensuite, arrive sa déchéance, qui s'étale sur les 40 années suivantes. Fort heureusement pour le ceroxyde, tout n'est pas perdu pour cette espèce en danger d'extinction, car il existe également une autre vallée (vallée de la rivière Tochecito) où se situeraient 70% des ceroxyles du pays. Sauf que ce lieu était un fief de la FARC... Alors oui, maintenant la Paix est signée en Colombie, mais encore faudrait-il protéger cette dite vallée et ses arbres.... Pour l'instant, les ceroxyles de Tochecito se trouvent sur les terrains privés de 40 familles. Or, le Gouvernement Colombien ne semble pas disposé à transformer cette vallée en Réserve Naturelle et racheter ces dits terrains pour 10 millions de dollars. Que dire ? Que si Bogotá ne sinvestit pas dans la protection de son arbre emblématique national, il risque de ne pas survivre beaucoup d'entre-eux, à la fin de ce siècle.
Franfoué

Franfoué

Attention, la palmier n'est pas un arbre mais plutôt une "herbe géante".
Picsonald

Picsonald

D'ailleurs, c'est dans ces arbres que les pudus du Sud se cachent le plus souvent. C'est tout une organisation, car 162 d'entre eux s'empilent pour permette au 163eme de se cacher tout en haut. Malins ces p'tits cervidés !
nonpeutetre

nonpeutetre

Ça tombe à pic. Je pars les voir de plus près dans quelques jours dans la Valle del Cocora à l'ouest de la Colombie.
NOmatters

NOmatters

Ces palmiers sont aussi appelés "palmiers à cire". Les peuples précolombiens grimpaient sur ces arbres pour en recueillir la cire et l'appliquer sur leur vêtements, les rendant ainsi imperméables. Avant que l'on invente les produits chimiques imperméabilisants et les matières synthétiques modernes, on appliquaient aussi en Europe un corps gras sur les vêtements de pluie pour les imperméabiliser. C'est de là que tire son nom le fameux "ciré" breton, ce manteau (souvent jaune) était à l'origine une toile que les marins ciraient avec de l'huile de lin pour l’imperméabiliser. Quant à la couleur jaune, elle était choisie pour sa visibilité optimale en cas de chute d'un homme à la mer.
Gladius

Gladius

Cette espèce de palmiers est endémique de la région andine en Colombie, et est reconnue comme l'arbre national du pays.