Traverser la galaxie en 12 ans à 1 g

A bord d'un vaisseau accélérant constamment à 1 g (c'est-à-dire dont la vitesse augmente de 35 km/h toutes les secondes), un astronaute pourrait traverser notre galaxie entière en 12 ans et atteindre les limites de l'univers observable en moins d'un siècle. Cependant, les effets de la relativité feraient que ces durées équivaudraient respectivement à 113 000 ans et plus de 10 milliards d'années sur Terre.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

NOmatters

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Sachant qu'à cette vitesse (approchant celle de la lumière) si vous prenez ne serait-ce qu'un gravillon, une poussière, sur le pare-brise, Carglasse ne remplace rien du tout ! Vous êtes désintégrés. https://www.deridet.com/Alexandre-Astier-la-vitesse-de-la-lumiere_a4213.html
TybsXckZ

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Une bien belle expérience de pensée dont les réalités physiques feront vite revenir sur Terre ;)
TybsXckZ

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Ne pas oublier de décélérer a mi chemin si on veut atterrir.

Tous les commentaires

le hollandais volant

le hollandais volant

En fait, dans la vie courante on se contente de la somme de vitesses pour la composition de deux vitesses. C’est la physique classique : ça marche dans la vie courante, on se contente de la valeur approchée. La composition classique des vitesses est la transformation de Galilée. À son époque, personne ne pouvait mesurer que c’était seulement une valeur approchée. Mais au XXe siècle, on s’est aperçu que la valeur n’était pas 205, mais 204,9999… En fait, on s’est aperçu que la simple somme ne fonctionnait plus pour les très grandes vitesses (notamment la vitesse de la lumière). Faisons deux exemples : si on compose deux vitesses faibles, on constate au dénominateur qu’à un moment on divise V1V2 par c². Si V1 et V2 sont faibles devant c, alors le terme tout entier, devient minuscule (à cause de c² qui est très grand). Le « 1 » plus ce nombre très petit est donc quasiment 1. Dans ces conditions là, le calcul retombe sur V1+V2, divisé par « pratiquement 1 », donc quasiment V1+V2. Si l’on imagine maintenant un vaisseau spatial à une vitesse V1 égale à la vitesse de la lumière, donc c, et qui allume ses phares, donc la lumière s’éloigne à la vitesse c, la calcul complet devient V = (c+c) ÷ (1+cc/c²) = (c+c) ÷ (1+1) = 2c/2 = c. Autrement dit, dans un vaisseau qui voyagerait à la vitesse de la lumière, la lumière émise par ses phares voyage à la vitesse de la lumière, tout en s’éloignant du vaisseau également à la vitesse de la lumière. Cela semble paradoxal, et pourtant. Cela semble paradoxal parce que pour nous, le temps et l’espace sont deux structures rigides, comme deux quadrillages sur un bout de papier. Or, inexpérience a montré très exactement que la vitesse de la lumière émise par quelque chose qui se déplace n’est pas également à la vitesse de la lumière + la vitesse de déplacement, mais simplement la vitesse de la lumière. Les deux rayons de lumière que l’on a comparé n’ont pas présenté d’interférences : elles voyagent à la même vitesse. C’est inexpérience de Michelson-Morlay, fin XIXe siècle. Albert Einstein a donc conclu que si la vitesse de la lumière n’est pas sommable, c’est que quelque chose dans les hypothèses de départ était faux. Et ce quelque chose est la rigidité de l’espace et du temps. Ces deux choses ne sont pas rigides : ce n’est pas un quadrillage sur du papier, mais comme une quadrillage sur un tissu élastique. Et le simple fait de se déplacer à haute vitesse déforme cet élastique. Au final, plus on voyage vite dans l’espace, plus on voyage lentement dans le temps. Les deux dimensions évoluent de manière contradictoire de façon à ce que le rapport de la portion d’espace parcourue divisée par intervalle de temps de parcourt ne dépasse jamais "c". Voilà ? (en gros, en simplifiant) (et ça c’est seulement les effets relativistes liés à la vitesse de déplacement — ie : la relativité restreinte. La relativité de Galiée est un cas particulier aux basses vitesses de la relativité restreinte d’Einstein, mais la relativité restreinte d’Einstein est elle-même un cas particulier de la relativité Générale, qui fait en plus intervenir les effets de la gravitation : cas non seulement se déplacer vite influe sur notre perception de l’espace et du temps, mais les champs gravitationnels influent également sur tout l’ensemble).
Cyrano2015

Cyrano2015

Partant de là, on pourrait imaginer et peut-être un jour réaliser les expériences suivantes : Décoller de la terre, qui tourne elle-même à 179 219 km/h autour du soleil pour parcourir presque 940 000 000 km de son orbite , soit dans le sens où elle va , en accélérant encore et encore, pour la rattraper , faire un ou plusieurs tours, freiner se poser et constater qu'on a fait un petit saut dans le futur. Soit en tournant à contre sens pour aller à sa rencontre en ayant finalement, si on prend le soleil comme repère, deceleré par rapport à la terre , puis ré acceleré pour réussir à se mettre en orbite terrestre à sa rencontre. Et là j'ai du mal à imaginer l'impact relativise sur le temps pour les uns et les autres. Et aussi laquelle des deux méthodes permet de consommer le moins d'énergie pour in fine créer un décalage temporel significatif ? Un autre aspect qui m'échappe pour l'instant, c'est la trajectoire du vaisseau ? Peut-elle rester sur l'orbite de la terre autour du soleil, quelle que soit sa vitesse ? Ou est il obligé de s'éloigner ou s'approcher du soleil pour deccélérer ou accélérer ? Par exemple faire une fronde gravitationnelle autour du soleil pour rattraper la terre ? Des experts en navigation spatiale ?
JulienChams

JulienChams

Quel serait l'effet d'1G constant sur le corps humain pendant 12 ans ? Puisqu'il n'y a pas de gravité dans l'espace, ça viendrait tout simplement compenser la gravité terrestre ? On tient debout perdendiculaire à l'axe de poussée pendant 12 ans puis on marche au plafond pendant les 12 ans de décélération ?
Cocodom

Cocodom

Je recommande Tau Zéro, un très bon roman à ce propos
oreclemage

oreclemage

Il faut bien comprendre que tout le temps "gagné" à l'accélération sera "perdu" à la décélération. Il ne faut pas croire à la vue de cette anecdote que la relativité générale prédit la possibilité de voyager dans le temps. C'est un rêve que beaucoup espère mais ce n'est qu'un rêve.
beherenow59

beherenow59

Et on n'oublie pas que Bison Futé préconise de s'arrêter toutes les 2 heures....
Zorglub62

Zorglub62

je ne comprends pas tout : 1g = 10 m/s2 donc la vitesse atteinte au bout d'un an = 10 x 3600 x 24 x 365 = 315 000 km/s Bref, il faudrait dépasser la vitesse de la lumière avant la fin du 12ème mois. Faut un permis spécial pour ça...
D4vm4l

D4vm4l

C’est pas simple simple cette histoire de relativité. Quelqu’un saurait-il expliquer "simplement" pourquoi un viyage de 12 ans dans l’espace correspond à 113 000 ans sur terre?
TybsXckZ

TybsXckZ

Ne pas oublier de décélérer a mi chemin si on veut atterrir.
nemophis

nemophis

Bien sur nous sommes dans un calcul théorique... mais pour moi une augmentation de 15km/s c'est un ordre de grandeur qui a du sens et qui reste raisonnable... après sans aller jusqu'à traverser l'univers et en visant moins loin et moins vite cela ouvre des perspectives tout de même d'aller voir ailleurs si nous y sommes! Ou pas...
japprendsbienici

japprendsbienici

Tout ça c'est de belles théories ! Les scientifiques devraient penser à y introduire un robot car l'homme vie rarement plus de 100 ans. Il faudrait toujours recommencer,on irait pas loin.
NOmatters

NOmatters

Sachant qu'à cette vitesse (approchant celle de la lumière) si vous prenez ne serait-ce qu'un gravillon, une poussière, sur le pare-brise, Carglasse ne remplace rien du tout ! Vous êtes désintégrés. https://www.deridet.com/Alexandre-Astier-la-vitesse-de-la-lumiere_a4213.html
TybsXckZ

TybsXckZ

Une bien belle expérience de pensée dont les réalités physiques feront vite revenir sur Terre ;)