Prix Nobel de père en fils

En 2022, Svante Pääbo reçut le prix Nobel de médecine 40 ans après son père, Sune Bergström, portant à 7 le nombre de paires "père-fils" ayant reçu un prix Nobel (parfois dans des disciplines différentes). Il n'y a qu'un seul cas de paire "mère-fille" : celui de Marie Curie et Irene Joliot-Curie.

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lalilaurent

lalilaurent

Je suis curieux de la même annecdote avec les médailles olympiques :)
Epoxy

Epoxy

Svante Pääbo, l'homme dont lui et son équipe, ont apporté à la Paélogénétique, ses lettres de Noblesse. Passionné d'Égyptologie, son premier travail publié, portera sur les résultats obtenus de l'étude génétique d'une momie Égyptienne ancienne de 2400 ans. Nous sommes en 1985. Fort de ce qui est à l'époque, un succès -l'étude de l'ADN est encore à son aube-, Svante Pääbo pense qu'il est possible de faire mieux. Beaucoup mieux! Il se décide donc de se lancer dans l'étude d'ADN de mammouths, ayant de 10 000 à 50 000 ans. Le défi est tout de même de taille, car il faut non seulement arriver à trouver de l'ADN non dégradé, mais également de procéder à son étude, en éliminant le risque de contamination par de l'ADN moderne. Ses travaux sont publiés en 1994. Ne voulant pas en rester là, Svante Pããbo et son équipe, en sont déjà à tenter de faire parler de l'ADN humain bien plus ancien... dont un bout d'humérus provenant des restes humains découverts en 1856, dans une grotte d'une vallée d'Allemagne appelée Néandertal. Bingo ! L'ADN mitochondial parle, une nuit de 1997. Son Holotype est distinct de celui de l'Humain actuel, plaçant Néandertal en une espèce à part ayant divergé il y a 1/2 million d'années. 1997 est également l'année où il se voit offrir la possibilité de créer un Institut de recherche en Paléogénétique, ou sein de l'Institut Max Plank, à Leipzig (Allemagne). Les moyens humains, matériels et financiers y sont conséquents, permettant à Svante Pããbo, de faire construire une salle blanche, où tout à été pensé pour éviter une contamination croisée d'ADN ancien et actuel. Les résultats et collaborations arrivent, apportant un lot de connaissances confirmant ce que les paléontologues opinaient: nous, humains modernes d'origine Européenne et Asiatique, sommes le résultat d'un Sapiens avec "une pincée" de Néandertal. En 2014, Svante Pääbo et son équipe, publient l'ADN complet d'un individu Néandertal (une femme), dont le squelette a été découvert dans une grotte de l'Altaï. La Grotte de Denisova. Fin de l'histoire ? Pas vraiment... De ce même lieu, l'équipe de Svante Pääbo va également étudier un autre petit os issu d'une phalange ayant appartenu à un autre individu: coup de théâtre ! Il appartient à une enfant hybride de deux lignées humaines: un Néandertal et un Denisovien. C'est un succès de plus de Svante Pääbo et son équipe. Grâce à la Paléogénétique, une nouvelle espèce humaine à été découverte. Aujourd'hui, de l'ADN Denisovien, à quelques pourcents, est présent dans diverses populations d'Asie du Sud-Est et d'Océanie. Il est actuellement suggéré, que deux ou trois autres espèces humaines, seraient encore à découvrir. C'est la Paléogénétique, conjuguée avec la Paléontologie, qui permet actuellement d'affirmer et confirmer la présence humaine sur le continent Américain, à des dates Pré-Clovis. Si cette arrivée est à peu près acceptée comme ayant eu lieu il y a 23 à 25 000 ans, d'autres découvertes récentes laissent penser que cette arrivée est encore plus ancienne (de 30 à 40 000 ans).
klinnz

klinnz

Petite remarque : Marie Curie était tres attachée à ses racines polonaises et tenait à ce qu’on la nomme par son nom complet : Marie Skłodowska Curie. Je comprends cela dit qu’on ne la nomme pas ainsi à l’oral du fait de la difficulté de prononcer son nom polonais pour nous français. Et autre petit complément, sa fille a obtenu le prix Nobel de chimie en 1935, 32 ans après son prix Nobel de physique.