Les vessies de porc ont beaucoup aidé les artistes

Avant l'invention des tubes de peinture, les artistes stockaient leur peinture dans des vessies de porc. Pour s'en servir, ils devaient y percer un petit trou, extraire la quantité de peinture désirée, puis reboucher le trou tant bien que mal. Le tube métallique ne fut inventée qu'en 1841.

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Razorkala

Razorkala

HS mais pas trop, je me passionne ces temps ci d'admirer les prouesses de certains peintres sur figurines (warhammer notamment). Si de prime abord ça peut paraître un monde de geek (s'en est un et vive la geekitude) ce sont de vrais artistes, les jeux d'ombres, de lumière, d'usure etc... c'est juste bluffant et ce sont des vrais pros de la peinture !!! Bref si vous avez le temps sur les résaux il y a quelques pages sympas pour admirer tout ça ( je n'ai pas de nom en tête mais c'est assez facile à trouver)
Epoxy

Epoxy

Les pâtes de couleurs se préparaient autrefois dans les ateliers de peintres. C'était une des tâches effectuées par les apprentis, mélangeant les pigments achetés à de l'huile (généralement obtenue à partir de graines de lin ou de noix), voire même en broyant eux-mêmes les ingrédients de base (minéraux, insectes secs, et même poudre de momie...) A partir de 1700, commencent à apparaître des vendeurs de couleurs (appelés coloristes) fournissant la peinture toute préparée. D'un poids d'une once (28 grammes) elle est enveloppée dans un morceau de vessie de porc, fermée par un cordon. Au premier usage, le peintre percait la vessie au milieu de l'attache, puis le rebouchait à l'aide d'une sorte de punaise ou clou d'ornement de tapissier. L'invention du tube de peinture par John Rand, en 1841, est directement responsable de l'évolution des styles pictoriques (*). De bien plus facile usage que la vessie de porc, le tube à bouchon à vis, permet maintenant aux artistes peintres, de travailler à n'importe quel endroit en extérieur. Les Impressionnistes feront des éloges à cette invention. Il existe aujourd'hui, des tubes de peinture vides, permettant de conserver les mélanges de peinture à l'huile, que l'artiste a concocté lui-même. Ceci lui permet d'avoir à sa portée, l'exacte couleur utilisée dans son tableau, au cas où il devrait ultérieurement retoucher son œuvre en exécution, par exemple. En référence aux huiles utilisées. Indépendamment de l'huile de lin (de séchage "rapide"), il peut également s'utiliser de l'huile de pavot ou de carthame (de séchage plus long), qui ont l'avantage de bien moins jaunir au fil du temps. Elles sont intéressantes d'usage, surtout pour les couleurs claires ou même le blanc donnant de l'éclat à l'œuvre. Il est possible de trouver chez les fabricants de peinture, des blancs à base de ces deux huiles. Celle à base de lin servira pour la peinture "de fond", et les deux autres pour une seconde couche de finition. L'huile de noix, chère aux peintres de la Renaissance, ne s'utilise presque plus. Elle a pourtant la faculté de donner une bonne fluidité à la peinture, et de faire "vibrer" les couleurs obtenues. Léonard de Vinci en faisait usage, par exemple. Il existe deux écoles d'opinion opposant l'huile de lin et de noix, chacun ayant ses arguments quant à la tenue de la couleur dans l'œuvre, au fil du temps. (*) j'ignore si ce mot est correct en Français.
ShaeGal

ShaeGal

Et en 1892, l'anglais Washington Sheffield s'en inspira pour créer le premier tube de dentifrice en étain, plus souple, hygiénique et pratique. C'est Samuel Colgate qui réussit à le commercialiser en 1896 et le rendit enroulable.