Les mesures de précaution liées à Fukushima ont tué plus que les radiations

S'il est estimé que Fukushima n'a causé pour l'instant qu'un seul décès dû aux radiations, les décisions des autorités prises par précaution à la suite de la catastrophe en ont causé bien plus. L’évacuation des populations a provoqué 1 600 morts et l'arrêt de toutes les centrales nucléaires du pays a causé au moins 1 280 morts.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Commentaires préférés

TybsXckZ

TybsXckZ

La panique et la peur causent donc plus de problèmes que le problème originel ? J’ai l’impression que ce phénomène est récurent ces temps ci.
benji.premier

benji.premier

Le problème semble mal posé. Il faut comparer le nombre de morts dus à l'évacuation avec celui qu'aurait causé dans le temps les atteintes aux personnes exposées à des radiations si elles n'avaient pas été évacuées. Le nombre de morts dû à l'arrêt des autres centrales montre que, d'une façon générale, si un risque est à prendre en compte dans le temps en changeant une politique, il convient de ne pas se précipiter sans prendre en compte les conséquences du changement de politique. En l'espèce, il aurait fallu l'arrêter que le centrales presentant les mêmes problèmes que celle incriminée (exposition aux conséquences simultanées d'un tsunami et d'un tremblement).
Epoxy

Epoxy

Il reste néanmoins, que la première causalité de mort, en conséquence du Grand tremblement de terre du Japon Oriental du 11 mars 2011, est imputable au tsunami. Sur les + ou - 20 000 morts du 11 mars 2011, seules 150 décès sont directement imputables à la secousse en elle-même: chutes d'objets, de morceaux d'édifices ou d'immeubles en soi. Dit d'une autre manière : 99% des décès sont la conséquence de décisions inappropriées prises, afin de se protéger, postérieurement aux secousses telluriques. Bien plus d'un document graphique, montre des personnes continuant de vaquer à leurs tâches quotidiennes, alors que les alertes de tsunami sonnent. Or, ce comportement d'inaction, en matière d'autoprotection, était un fait qui n'avait pas été pris en compte par les Autorités Japonaises, et ils en connaissent aujourd'hui la raison: Durant des décennies, elles ont lancé des alertes à tsunami, à raison de trois/an de moyenne. Cependant, dans près de 90% des cas, ou le tsunami en soi n'a pas eu lieu, ou s'est limité à des vagues mineures. Ceci a créé inconsciemment, un sentiment d'invulnerabilite dans sa population.... Par excès de principe de précaution. Il était de plus renforcé par les normes très strictes de construction antisismiques, ainsi que par les murs anti tsunamis. Cet excès de principe de précaution, est également un fait comportementaliste qui fut mesuré, durant les bombardements aériens de la 2 ème Guerre mondiale. Aux premières vagues de bombardement, tout le monde courrait aux abris antiaériens. Au quinzième, les gens marchaient d'un pas moins pressé. Au trentième, des personnes n'y descendaient même plus. Jusqu'à la situation fatale qui les emportaient.

Tous les commentaires

Galaad.D

Galaad.D

Effet cobra ?
michas

michas

C'est l'effet cobra !
pseudo29

pseudo29

Effet cobra du coup comme évoqué dans une anecdote précédente ?
martintin

martintin

Drôle de constater que cette anecdote est exactement l'exemple concret même de l'anecdote dernièrement publiée concernant "l'effet cobra"
viou09

viou09

Une épée de Damoclès pour l’homme mais pas pour l’environnement en entier. Il suffit de regarder les explorations de Pripyat et des alentours de Tchernobyl pour se rendre compte que la vie ne s’est jamais arrêter même dans un milieu irradié. Globalement les espèces végétales survivent assez facilement et les espèces animales sont également présentes autour de la centrale. Par contre, si on veut être honnête il suffit de regarder les faits en face : Combien d’animaux sont morts suites à toutes les marrées noires ? Combien d’homme sont morts suites à la pollution atmosphérique liée aux énergies fossiles ? Les centrales nucléaires sont « ultra » surveillés, à côté de ça les entreprises pétrolières sont elles surveillées de la même manière ? Un exemple me vient en tête c’est la plate forme pétrolière 23051, 15 ans qu’elle fuit dans l’océan dans l’indifférence la plus totale (17 000L par jours depuis 15 ans d’après les estimations ) et caché par Taylor Energy. Ce genre de comportement ne peut pas arriver dans nos centrales nucléaires, pourtant personne n’a demandé la fermeture de toutes les plates-formes pétrolières. Pour ceux qui diront que « c’est loin de nous » je rappelle qu’il y’a plus de plateforme en mer du nord que dans le golfe du Mexique (184 vs 175). Avec nos connaissances actuelles sur le sujet du réchauffement climatique, on sait que nos priorités est de diminuer les rejets de CO2 et de CH4 dans l’atmosphère ainsi que les nuisances sur l’écosystème (toutes les autres pollutions par exemple lumineuse, des sols, des cours d’eau etc ...) et j’ai du mal à comprendre pourquoi le nucléaire est un sujet prioritaire et pourquoi certains « écologistes » veulent un arrêt complet des centrales nucléaires au profit d’autres sources plus polluante. Il suffit de regarder l’Allemagne pour voir les effets pervers ... On perd un temps fou sur l’écologie et sur nos rejets, à côté de cela on fait de la sortie du nucléaire un sujet prioritaire qui mécaniquement fera augmenter nos rejets. De plus, en arrêtant le nucléaire d’un coup, et en diminuant petit à petit les investissements dans la recherche, on risque de louper le coche de la centrale à fusion. Personne ne sait si cela sera possible un jour, mais en arrêtant tout investissement cela deviendra une certitude...
foreign

foreign

La tournure de l'anecdote est étrange. Si un immeuble prenait feu, et qu'au cours de l'opération de sauvetage des pompiers, 3 pompiers meurt ainsi que 1 civil dans le bâtiment, est-ce que ça voudrait dire que l'intervention des pompiers à coûté plus cher en vies humaines que le feu lui même ? Non, et dans le cas d'une centrale non plus. L'auteur a peut être voulu mettre en évidence le fait qu'une centrale nucléaire est beaucoup moins dangereuse qu'on ne le pense (ce qui est vrai ! ) mais là l'explication est assez biaisée.
nonpeutetre

nonpeutetre

C'est pour ça que concernant l'énergie nucléaire, si on veut la remplacer à long terme, il faut commencer par prendre des décisions radicales dés maintenant et ne pas attendre une catastrophe pour agir dans l'urgence. D'autant plus que la fermeture des centrales nucléaires peut prendre plusieurs décennies.
Epoxy

Epoxy

Il reste néanmoins, que la première causalité de mort, en conséquence du Grand tremblement de terre du Japon Oriental du 11 mars 2011, est imputable au tsunami. Sur les + ou - 20 000 morts du 11 mars 2011, seules 150 décès sont directement imputables à la secousse en elle-même: chutes d'objets, de morceaux d'édifices ou d'immeubles en soi. Dit d'une autre manière : 99% des décès sont la conséquence de décisions inappropriées prises, afin de se protéger, postérieurement aux secousses telluriques. Bien plus d'un document graphique, montre des personnes continuant de vaquer à leurs tâches quotidiennes, alors que les alertes de tsunami sonnent. Or, ce comportement d'inaction, en matière d'autoprotection, était un fait qui n'avait pas été pris en compte par les Autorités Japonaises, et ils en connaissent aujourd'hui la raison: Durant des décennies, elles ont lancé des alertes à tsunami, à raison de trois/an de moyenne. Cependant, dans près de 90% des cas, ou le tsunami en soi n'a pas eu lieu, ou s'est limité à des vagues mineures. Ceci a créé inconsciemment, un sentiment d'invulnerabilite dans sa population.... Par excès de principe de précaution. Il était de plus renforcé par les normes très strictes de construction antisismiques, ainsi que par les murs anti tsunamis. Cet excès de principe de précaution, est également un fait comportementaliste qui fut mesuré, durant les bombardements aériens de la 2 ème Guerre mondiale. Aux premières vagues de bombardement, tout le monde courrait aux abris antiaériens. Au quinzième, les gens marchaient d'un pas moins pressé. Au trentième, des personnes n'y descendaient même plus. Jusqu'à la situation fatale qui les emportaient.
jonfronchoin

jonfronchoin

On verra si on aura une anecdote similaire, plus tard, sur cette grippe chinoise qui risque bien d'être l'élément déclencheur et tout en même temps le bouc émissaire de la crise qui s'annonçait depuis un bout de temps déjà.
benji.premier

benji.premier

Le problème semble mal posé. Il faut comparer le nombre de morts dus à l'évacuation avec celui qu'aurait causé dans le temps les atteintes aux personnes exposées à des radiations si elles n'avaient pas été évacuées. Le nombre de morts dû à l'arrêt des autres centrales montre que, d'une façon générale, si un risque est à prendre en compte dans le temps en changeant une politique, il convient de ne pas se précipiter sans prendre en compte les conséquences du changement de politique. En l'espèce, il aurait fallu l'arrêter que le centrales presentant les mêmes problèmes que celle incriminée (exposition aux conséquences simultanées d'un tsunami et d'un tremblement).
hoope

hoope

1600 morts causés par l'évacuation est une fourchette basse d'après les sources, pareil pour les 1300 morts dû au froid. Mais l'anecdote annonce les chiffres comme une évidence, le conditionnel aurait été plus approprié pour l'écriture. Idem pour la 1er phrase, Fukushima n'a causé qu'un seul mort officiellement, le conditionnel est aussi nécessaire ici.
TybsXckZ

TybsXckZ

La panique et la peur causent donc plus de problèmes que le problème originel ? J’ai l’impression que ce phénomène est récurent ces temps ci.