Les éléphants luttent efficacement contre le cancer

L'éléphant est un animal qui est naturellement protégé des risques de développer un cancer grâce à l'activation de gènes qui lui permettent de détruire les cellules potentiellement cancéreuses. La cause est une protéine dont l'éléphant dispose en quantité abondante, la p53, qui non seulement détecte les tumeurs mais active également ce gène.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Urnooo

Urnooo

p53 qui est également présent chez l'Homme, la mutation ponctuelle d'un gène codant pour sa synthèse entraîne justement le développement des processus tumorales, l'éléphant ne serait-il donc pas plus protégé que nous ou bien est-ce juste l'anecdote qui ne dit pas tout ?
TybsXckZ

TybsXckZ

Cela rejoint d’ailleurs ce qu’on appelle le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto. Il a constaté que les occurrences de cancer ne sont pas fonction du nombre de cellules de l’organisme contrairement à l’idée reçue qui pourrait nous amener à penser que beaucoup de cellules = beaucoup de divisions cellulaire = beaucoup de mutations = risque de cancer accru. Les baleines et les éléphants, soit deux mammifères « massifs » ont effectivement très peu de cancer. A prendre avec des pincettes car les hypothèses de Peto ne font pas l'unanimité. Le gène évoqué dans l’anecdote pourrait être une des explications causant ce paradoxe.
wisp3593

wisp3593

C’est bien mais on sait déjà depuis longtemps que le danger principal qu’encourent les éléphants n’est pas le cancer... Dédicace au Botswana

Tous les commentaires

Lionight

Lionight

En gros : ils ont de bonnes défenses.
enguerrand7

enguerrand7

L’être humain possède également ce gène codant pour cette protéine p53. Lors du développement d’un cancer il y a deux principaux types de mutations qui peuvent aboutir au cancer, les mutations pro-oncogenes qui permettent à la cellule de se développer plus vite sans possiblement avoir besoin d’activation et les gènes suppresseurs de tumeurs (comme pour la p53) qui permettent en cas de mutations dans le génome entraîner l’apoptose de la cellule. Il faut savoir que la réplication cellulaire est un mécanisme extrêmement bien régulé avec différentes phases dans le cycle et de nombreux points de contrôles. Un cycle se divise en 4 phases (si l’on omet la phase quiescente) : la phase G1 (croissance cellulaire), S (dédoublement du matériel génétique), G2 (un autre stade de croissance) et la phase M pour la mitose. Les principaux check points se situe entre la phase G1-S ; G2-M et entre la métaphase-anaphase de la mitose. Évidemment le cycle peut être arrêter à tout moment si des cyclines sont plus ou moins exprimés ou non. La p53 est exprimé notamment lors de dommage à l’ADN qui va bloquer le cycle de réplication, lors de ce blocage il peut y avoir possiblement réparation de l’ADN défectueux qui pourra par la suite reprendre son cours de réplication. Cependant si les dommages sont trop importants la cellule synthétisera davantage de P53 entraînant inéluctablement la cellule vers la mort. C’est pourquoi un défaut de cette protéine est en faveur du développement des cancers car les cellules ayant des défauts ne seront seront plus capables d’être détruites (évidemment ce n’est pas l’unique protéine capable de cette fonction mais can est un bon indicateur).
adrien122

adrien122

La protéine p53 joue un rôle dans la régulation du cycle cellulaire (mitose et interface), dans l'autophagie de la cellule ou encore dans son apoptose ("suicide de la cellule"). De cette manière, cette protéine est surnommée la protéine gardienne du génome. Effectivement, elle assure la pérennité de ce dernier en ordonnant à une cellule de s'autodétruire si des erreurs trop nombreuses et/ou irréparable sont commises au cours de la réplication de l'ADN.
mImOUm

mImOUm

Le rat taupe nu (désolé Grimault) qui ressemble a rien, fait aussi bien voir mieux que l’éléphant
CynthiaCa

CynthiaCa

L’homme a aussi cette protéine. D’ailleurs il existe une mutation génétique qui rend les personnes atteintes à une prédisposition au cancer ( surtout primitif). Dont le syndrome de Li-Fraumeni par exemple. En plus c’est une maladie autosomique dominante. J’ai eu une patiente atteinte à peine la trentaine dont la maman est aussi décédé à 28 ans. La transmission se fait à chaque génération...
Raspa

Raspa

Ils ne meurent pas de cancer chouette. Après ils meurent parce que leur dents s'abîment trop et ne peuvent plus mâcher. C'est pas glorieux non plus ^^
Mécano

Mécano

Il suffit d’en mettre dans le corps humain et hop ... plus de cancer. Comment les scientifiques n’y ont pas pensé plus tôt ?!
cedarbedric

cedarbedric

Aïe ! Déjà que la population mondiale des éléphants était en souffrance, le fait d’apprendre que ces pachydermes soient protégés du cancer comme le sont les requins ne va pas améliorer leur sort. Il y risque donc que le monde connaisse une demande croissante de ragout de trompes, au même titre que la soupe d’ailerons de requins.
Cirrus

Cirrus

Est-ce qu’un transfert horizontal de gène avec l’homme serait possible pour les patients ?
wisp3593

wisp3593

C’est bien mais on sait déjà depuis longtemps que le danger principal qu’encourent les éléphants n’est pas le cancer... Dédicace au Botswana
TybsXckZ

TybsXckZ

Cela rejoint d’ailleurs ce qu’on appelle le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto. Il a constaté que les occurrences de cancer ne sont pas fonction du nombre de cellules de l’organisme contrairement à l’idée reçue qui pourrait nous amener à penser que beaucoup de cellules = beaucoup de divisions cellulaire = beaucoup de mutations = risque de cancer accru. Les baleines et les éléphants, soit deux mammifères « massifs » ont effectivement très peu de cancer. A prendre avec des pincettes car les hypothèses de Peto ne font pas l'unanimité. Le gène évoqué dans l’anecdote pourrait être une des explications causant ce paradoxe.
Urnooo

Urnooo

p53 qui est également présent chez l'Homme, la mutation ponctuelle d'un gène codant pour sa synthèse entraîne justement le développement des processus tumorales, l'éléphant ne serait-il donc pas plus protégé que nous ou bien est-ce juste l'anecdote qui ne dit pas tout ?