Le rôle trouble de certaines banques avec la drogue

Certaines banques ont gagné des milliards avec le trafic de drogues. L'exemple le plus terrible est celui de la banque américaine Wachovia, qui a blanchi 378,4 milliards de dollars entre 2004 et 2007, et qui a écopé d'une condamnation particulièrement clémente.

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kepotx

kepotx

Petit extrait du (très bon) article de courrier international : "En mars 2010, Wachovia règle par une transaction “à l’amiable” la plus grosse action jamais intentée dans le cadre de la loi américaine sur le secret bancaire : la banque verse 110 millions de dollars aux autorités fédérales, devant le tribunal du district de Miami, pour avoir hébergé des transactions liées au trafic de stupéfiants, et une amende de 50 millions de dollars pour n’avoir pas contrôlé l’argent utilisé pour financer le transport de 22 tonnes de cocaïne. Plus choquant et plus important, la banque a été sanctionnée pour avoir omis de mettre en place [du 1er mai 2004 au 31 mai 2007] des mesures antiblanchiment appropriées pour des transferts totalisant 378,4 milliards de dollars (une somme ­équivalante au tiers du PIB mexicain), effectués sur des comptes en dollars à partir de prétendues casas de cambio avec lesquelles la banque travaillait. “Le mépris flagrant de Wachovia à l’égard de nos réglementations bancaires a quasiment donné carte blanche aux cartels internationaux de la cocaïne pour financer leurs opérations”, a déclaré Jeffrey Sloman, le procureur fédéral. Pourtant, le total des pénalités ne représente même pas 2 % des 12,3 milliards de dollars de bénéfices réalisés par la banque en 2009." Le terme "condamnation particulièrement clémente" n'est donc pas exagéré... L'article parle également de Martin Woods, le lanceur d'alerte travaillant pour le service antiblanchiment de Wachovia, avec une hiérarchie qui l'empêche de faire son travail, en ignorant ses demandes et ses rapports, en le harcelant, et en finissant par le payer pour qu'il quitte la banque... Aujourd'hui, il a crée un cabinet de consultant pour aider les banques à lutter contre le blanchiment d'argent
LaGlobule

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Pour me faire un peu l'avocat du diable, et toujours en me référant à l'article mentionné, 2 paramètres expliquent (en partie) la clémence de la sanction : - la banque a été rachetée en 2008, soit 2 ans avant ce jugement, par Wells Fargo qui elle, a mis en place des mesures concrètes anti-blanchiment - Au moment du procès, on sort de la crise bancaire dite des subprimes, avec une vraie crise de confiance dans les institutions bancaires. Cette affaire n'aurait pas contribué à améliorer la situation auprès des épargnants. Ces 2 paramètres n'excluent pas d'autres raisons plus politico-économiques...
LaGlobule

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Petite correction par rapport à l'intitulé de l'anecdote : la banque n'a pas été condamnée puisqu'il y a eu accord à l'amiable avant la fin du jugement. nb : le terme jugement que j'utilise dans mon précédent commentaire est également faux... c'est volontaire mais mea culpa

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Homi93

Homi93

Exact, avec mes excuses pour mon imprécision
Homi93

Homi93

Pour compléter l’histoire sur HSBC, qui a effectivement été inculpée pour le blanchiment d’argent du cartel Mexicain (aux USA et a donc payé une amende pour éviter le procès et l’image ternie), cette banque a construit son assise uniquement sur le trafic d’opium en Chine, lors de sa création. La Chine était une colonie britannique à cette époque, d’où la dénomination de cette banque, à savoir Hong-kong Shanghai Banking Corporation. Il y a une reportage passionnant de tous ces faits dans une série qui s’appelle "dirty money" qui retrace un peu ces différents scandales.
LaGlobule

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Petite correction par rapport à l'intitulé de l'anecdote : la banque n'a pas été condamnée puisqu'il y a eu accord à l'amiable avant la fin du jugement. nb : le terme jugement que j'utilise dans mon précédent commentaire est également faux... c'est volontaire mais mea culpa
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Pour me faire un peu l'avocat du diable, et toujours en me référant à l'article mentionné, 2 paramètres expliquent (en partie) la clémence de la sanction : - la banque a été rachetée en 2008, soit 2 ans avant ce jugement, par Wells Fargo qui elle, a mis en place des mesures concrètes anti-blanchiment - Au moment du procès, on sort de la crise bancaire dite des subprimes, avec une vraie crise de confiance dans les institutions bancaires. Cette affaire n'aurait pas contribué à améliorer la situation auprès des épargnants. Ces 2 paramètres n'excluent pas d'autres raisons plus politico-économiques...
kepotx

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Petit extrait du (très bon) article de courrier international : "En mars 2010, Wachovia règle par une transaction “à l’amiable” la plus grosse action jamais intentée dans le cadre de la loi américaine sur le secret bancaire : la banque verse 110 millions de dollars aux autorités fédérales, devant le tribunal du district de Miami, pour avoir hébergé des transactions liées au trafic de stupéfiants, et une amende de 50 millions de dollars pour n’avoir pas contrôlé l’argent utilisé pour financer le transport de 22 tonnes de cocaïne. Plus choquant et plus important, la banque a été sanctionnée pour avoir omis de mettre en place [du 1er mai 2004 au 31 mai 2007] des mesures antiblanchiment appropriées pour des transferts totalisant 378,4 milliards de dollars (une somme ­équivalante au tiers du PIB mexicain), effectués sur des comptes en dollars à partir de prétendues casas de cambio avec lesquelles la banque travaillait. “Le mépris flagrant de Wachovia à l’égard de nos réglementations bancaires a quasiment donné carte blanche aux cartels internationaux de la cocaïne pour financer leurs opérations”, a déclaré Jeffrey Sloman, le procureur fédéral. Pourtant, le total des pénalités ne représente même pas 2 % des 12,3 milliards de dollars de bénéfices réalisés par la banque en 2009." Le terme "condamnation particulièrement clémente" n'est donc pas exagéré... L'article parle également de Martin Woods, le lanceur d'alerte travaillant pour le service antiblanchiment de Wachovia, avec une hiérarchie qui l'empêche de faire son travail, en ignorant ses demandes et ses rapports, en le harcelant, et en finissant par le payer pour qu'il quitte la banque... Aujourd'hui, il a crée un cabinet de consultant pour aider les banques à lutter contre le blanchiment d'argent