Le premier long courrier à réaction toujours utilisé pour le président russe
Iliouchine Il-62 fut le premier long courrier à réaction produit par l'URSS. Conçu dans les années 1960, il est encore utilisé aujourd'hui, notamment dans la flotte présidentielle russe. Il se distingue par le positionnement des réacteurs, installés à l'arrière de l'appareil, et non sous les ailes. En raison de cette répartition du poids atypique, l'avion est équipé d'une "béquille" pour éviter de basculer en arrière.
La configuration des moteurs à l’arrière a beaucoup d’avantages : moins de bruits pour les passagers, moteurs plus haut donc diminution des risques d’absorber des déchets venant de la piste, peu d’asymétrie de poussée en cas de défaillance d’un moteur car ils sont plus rapprochés, meilleure finesse des ailes qui n’ont pas à porter les moteurs. Par contre, ça déséquilibre l’avion et les ailes sont plus en arrière que sur les autres avions. Voir le Vickers VC-10, qui est très proche!
Faux_administrateur
Les béquilles sont assez courantes sur les avions cargos, notamment ceux à chargement par l’arrière, mais très rares sur les avions passagers.
L’IL-62 a même un réservoir de ballast (eau) dans le nez au cas où il doit voler à vide.
Beaucoup d’avions russes sont conçus pour s’accommoder de pistes mal préparées, et sur l’IL-62 les réacteurs montés plus haut pouvaient même être utilisés au sol pour faire une marche arrière avec les inverseurs de poussée. Chose très rare, il est aussi autorisé d’utiliser les inverseurs en vol, pour ralentir avant de toucher le sol.
Par contre, les réacteurs montés par paire augmentent le risque que le défaut d’un moteur (feu, explosion) impacte le moteur adjacent, il y a eu des accidents.
D’autres accidents de ce modèle incluent : se poser sur la mauvaise piste (trop courte), décoller avec la gouverne verrouillée en place (et non-testée avant décollage), extinction par inadvertance des moteurs et crash au lieu d’activer les inverseurs (mauvais bouton?), ne pas se rendre compte que la queue est en feu, décoller avec un moteur connu comme défectueux parce que personne n’avait le matériel au sol pour le tester …
L’IL-62 avait pourtant une « quille » métallique sur le dessous de son fuselage lui permettant en cas de panne de mieux se poser sans train d’atterrissage. Elle n’a, à ma connaissance, jamais servi.
Bref, les avions russes, c’est du rustique: sur l’IL-62 toutes les commandes sont encore transmises depuis le poste de pilotage via des câbles et des poulies, pas de commande hydraulique, le pilote doit tout actionner à la force de ses petits muscles !
Theoetjb
J'imagine que la "béquille" en question est un poids fixé à l'avant pour "aplatir" l'avion en vol. Mais qu'en est-il lors de l'atterrissage ? L'avion risque pas de piquer plus vite avec cette "béquille" ? Si qqun saurait expliquer mécaniquement comment elle fonctionne svp ... :)
Tous les commentaires
nanorg
Lorsqu'un atr42 arrive au parking, l'équipage nous donne une béquille que nous devons placer sous l'avion à l'arrière, pour qu'en cas de basculement (trop de poids à l'arrière par rapport à l'avant) la queue ne touche pas le sol.
Faux_administrateur
Les béquilles sont assez courantes sur les avions cargos, notamment ceux à chargement par l’arrière, mais très rares sur les avions passagers.
L’IL-62 a même un réservoir de ballast (eau) dans le nez au cas où il doit voler à vide.
Beaucoup d’avions russes sont conçus pour s’accommoder de pistes mal préparées, et sur l’IL-62 les réacteurs montés plus haut pouvaient même être utilisés au sol pour faire une marche arrière avec les inverseurs de poussée. Chose très rare, il est aussi autorisé d’utiliser les inverseurs en vol, pour ralentir avant de toucher le sol.
Par contre, les réacteurs montés par paire augmentent le risque que le défaut d’un moteur (feu, explosion) impacte le moteur adjacent, il y a eu des accidents.
D’autres accidents de ce modèle incluent : se poser sur la mauvaise piste (trop courte), décoller avec la gouverne verrouillée en place (et non-testée avant décollage), extinction par inadvertance des moteurs et crash au lieu d’activer les inverseurs (mauvais bouton?), ne pas se rendre compte que la queue est en feu, décoller avec un moteur connu comme défectueux parce que personne n’avait le matériel au sol pour le tester …
L’IL-62 avait pourtant une « quille » métallique sur le dessous de son fuselage lui permettant en cas de panne de mieux se poser sans train d’atterrissage. Elle n’a, à ma connaissance, jamais servi.
Bref, les avions russes, c’est du rustique: sur l’IL-62 toutes les commandes sont encore transmises depuis le poste de pilotage via des câbles et des poulies, pas de commande hydraulique, le pilote doit tout actionner à la force de ses petits muscles !
GeoKoh
La configuration des moteurs à l’arrière a beaucoup d’avantages : moins de bruits pour les passagers, moteurs plus haut donc diminution des risques d’absorber des déchets venant de la piste, peu d’asymétrie de poussée en cas de défaillance d’un moteur car ils sont plus rapprochés, meilleure finesse des ailes qui n’ont pas à porter les moteurs. Par contre, ça déséquilibre l’avion et les ailes sont plus en arrière que sur les autres avions. Voir le Vickers VC-10, qui est très proche!
Theoetjb
J'imagine que la "béquille" en question est un poids fixé à l'avant pour "aplatir" l'avion en vol. Mais qu'en est-il lors de l'atterrissage ? L'avion risque pas de piquer plus vite avec cette "béquille" ? Si qqun saurait expliquer mécaniquement comment elle fonctionne svp ... :)
GeoKoh
Faux_administrateur
Theoetjb