La musique était-elle mieux avant ?

Si vous avez l'impression que "la musique, c'était mieux avant", ce n'est peut-être pas qu'une impression. Selon une vaste étude publiée dans "Nature", menée sur des chansons anglophones, les chansons deviennent de plus en plus répétitives et utilisent un vocabulaire de plus en plus restreint. Par ailleurs, les sentiments "négatifs" y sont de plus en plus représentés.

Sources

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TybsXckZ

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c'est cadeau : https://i.pinimg.com/originals/5f/61/ef/5f61ef6e386aace851209006ac279ac2.jpg
Lvidal

Lvidal

J'ai l'impression qu'on tombe dans le coup classique de mélanger une étude très pragmatique, où les auteurs mettent en avant l'étude des paroles sur un large panel de chansons comme un bon indicateur des changements de sociétés ou d'aspiration générationnelles (ce qui d'après eux a peu été exploité), et un truc de société "c'etait mieux avant". À aucun moment les auteurs de l'étude ne font le lien entre ce qu'ils mesurent et la "qualité" des chansons. Il faudrait qu'un certain nombre de journaliste apprennent à lire plus que l'introduction des papiers scientifiques avant d'en faire la promotion à leur sauce. Par ailleurs ça ne va pas que dans un sens. Ils indiquent certe que le vocabulaire se simplifie et que les paroles deviennent plus sombres mais aussi en parallèle que les paroles deviennent plus personnelles. Un truc intéressant dont on a déjà parlé ici est qu'ils suppose qu'une partie de ces changements est dû au mode de consommation de la musique, qui est largement écoutée en fond pendant qu'on fait autre chose aujourd'hui (étude, sport, au restaurant etc.) et plus vraiment écoutée en tant que telle. Une chanson avec moins de paroles passe donc beaucoup mieux pour ce genre d'utilisation.
fuust

fuust

J'ai surtout l'impression qu'on est dans un classique cycle d'innovation (en économie). -On a eu des années d'intense créativité. Les artistes et les maisons de production allaient partout, on explorait toutes les idées les plus farfelues pour trouver la pépite. Ca se traduisait par une offre musicale hyper variée et des styles diamétralement opposés en haut des chartes. -Puis quelqu'un a trouvé une recette qui fonctionne bien, qui appui sur les bons boutons chez les gens. Ca a fonctionné du tonnerre. Petit a petit cette recette s'est raffinée jusqu'à arriver a un standard répété a l'infinie qu'on retrouve dans tous les morceaux. (On a plusieurs recettes qui cohabitent) -Bientôt, peut être déjà. Ça va arriver au bout, la recette va moins fonctionner, alors on (les maisons de prod) va explorer de nouveaux à fond. La créativité va refaire recette et se retrouvera en pleine lumière. Puis un truc va se détacher, on aura les primos adoptants, puis ça va se répandre et ce sera reparti. Ps. Évidemment qu'il existe une variété immense aujourd'hui comme avant. Je parle ici de ce qui ressort en popularité, en diffusion.

Tous les commentaires

06Sici

06Sici

"Je te survivrai dans les yeux d'un chien, je te survivraiiiii !!!!! " et dire qu'elle a fait un " carton comme disent les vieux"... les 80' c'est tout ou rien ....
Satchh01

Satchh01

Je confirmé aujourd’hui que du réchauffé la musique
JohnDee33

JohnDee33

Félicitations à Toulane qui est le premier à remarquer que juger de la qualité d’une musique que la richesse des paroles exclue définitivement toute la musique classique, la techno etc des musiques dites « de qualité ». Je trouve que Bach et Mozart ne montraient pas un vocabulaire super riche dans leurs musiques. Puis franchement dire qu’on ne fait plus de musique comme on en faisait avant c’est au mieux complètement debile : l’offre musicale est incroyablement immense, alors oui si on écoute que les tubes qui passent à la radio on se fait vite chier, mais si ce que vous aimez c’est les démons de minuit, je suis prêt à parier qu’on trouve des artistes actuels qui chantent exactement dans le même style. Sauf que c’est pas les démons de minuit. C’est pas votre enfance à vous, c’est ça qui vous gêne. Aujourd’hui les rappeurs qui ont le vocabulaire le plus riche ne sont pas les plus écoutés. Conclusion : soit on aime la musique de mauvaise qualité, et dans ce cas-là je vois pas le problème. Soit le vocabulaire n’a rien à voir avec la qualité de la musique.
Takamine41

Takamine41

Disons que lorsque l’on écoute des paroles d’Audiard, de Brel ou de Barassens, on peut avoir du mal avec Jul, Aya Nakamura et Mickael Youn.. Mais..mais.. tout dépend du contexte. Bourré en boite de nuit, ou une simple envie de déconnexion, j’ai pas forcément envie d’écouter Brel.. C’est nul mais je danse, c’est nul mais je peux aller pisser sans rien louper et les gosses se marrent. Le contexte quoi!
oreclemage

oreclemage

Ne serait-ce pas plutôt un biais cognitif, un peu comme le biais d'ancrage. Il me semble risquer de juger de la qualité de la musique sur une analyse scientifique. J'ai comme l'impression qu'il y a incompatibilité de notion. Par exemple, Eric Satie a une musique qui peut sembler très épurée et pourtant les morceaux d'Éric Satie sont magnifiques.
Madbob44

Madbob44

Bon, je viens prendre mon quota de "pouces vers le bas " en proposant ma vision du sujet. Je pense que la baisse de la qualité (toute subjective qu'elle soit) concerne surtout la musique diffusée sur les ondes. Elle rejoint en cela, je pense, la baisse de la qualité des programmes télévisuels (toute subjective, elle aussi), créant elle aussi du temps de cerveau disponible pour les pubs. Et puis, la normalisation de ces musiques permet une production "industrielle", un peu à l'image des plats préparés. On mélange des ingrédients qui sont vendeurs et on sort un produit qui plaît, mais aseptisé.
acarus

acarus

Je me rappelle, dans les années 50, avoir souffert physiquement de la stupidité des paroles et de l'indigence de la musique de certaines chansons, et je n'avais pas 6 ans ! Dans le registre de la médiocrité, je citerais Johnny Hallyday, Sylvie Vartan etc. Alors la musique actuelle est détestable mais pas franchement pire que celle d'il y a 70 ans.
Gilgawesh

Gilgawesh

Vaste étude menée sur les chansons anglophone de 5 décennies Actuellement populaires chez les hommes américains de 20 à 30 ans. Je caricature un peu mais c'est quand meme là dessus que repose cette étude. Ses conclusions ne sont pas sans vérités ni intérêt. Mais ça ne permet certainement pas d'affirmer que la musique était plus complexe avant.
fuust

fuust

J'ai surtout l'impression qu'on est dans un classique cycle d'innovation (en économie). -On a eu des années d'intense créativité. Les artistes et les maisons de production allaient partout, on explorait toutes les idées les plus farfelues pour trouver la pépite. Ca se traduisait par une offre musicale hyper variée et des styles diamétralement opposés en haut des chartes. -Puis quelqu'un a trouvé une recette qui fonctionne bien, qui appui sur les bons boutons chez les gens. Ca a fonctionné du tonnerre. Petit a petit cette recette s'est raffinée jusqu'à arriver a un standard répété a l'infinie qu'on retrouve dans tous les morceaux. (On a plusieurs recettes qui cohabitent) -Bientôt, peut être déjà. Ça va arriver au bout, la recette va moins fonctionner, alors on (les maisons de prod) va explorer de nouveaux à fond. La créativité va refaire recette et se retrouvera en pleine lumière. Puis un truc va se détacher, on aura les primos adoptants, puis ça va se répandre et ce sera reparti. Ps. Évidemment qu'il existe une variété immense aujourd'hui comme avant. Je parle ici de ce qui ressort en popularité, en diffusion.
Lvidal

Lvidal

J'ai l'impression qu'on tombe dans le coup classique de mélanger une étude très pragmatique, où les auteurs mettent en avant l'étude des paroles sur un large panel de chansons comme un bon indicateur des changements de sociétés ou d'aspiration générationnelles (ce qui d'après eux a peu été exploité), et un truc de société "c'etait mieux avant". À aucun moment les auteurs de l'étude ne font le lien entre ce qu'ils mesurent et la "qualité" des chansons. Il faudrait qu'un certain nombre de journaliste apprennent à lire plus que l'introduction des papiers scientifiques avant d'en faire la promotion à leur sauce. Par ailleurs ça ne va pas que dans un sens. Ils indiquent certe que le vocabulaire se simplifie et que les paroles deviennent plus sombres mais aussi en parallèle que les paroles deviennent plus personnelles. Un truc intéressant dont on a déjà parlé ici est qu'ils suppose qu'une partie de ces changements est dû au mode de consommation de la musique, qui est largement écoutée en fond pendant qu'on fait autre chose aujourd'hui (étude, sport, au restaurant etc.) et plus vraiment écoutée en tant que telle. Une chanson avec moins de paroles passe donc beaucoup mieux pour ce genre d'utilisation.
TybsXckZ

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