La grippe a tué 10 000 personnes l'an dernier en France

Les données publiées par Santé Publique France indiquent que la grippe de l'hiver 2018-2019 a provoqué en France 1,8 millions de consultations, nécessité 65 622 admissions aux urgences et provoqué 9900 décès. Le nombre de décès au niveau mondial atteint 650 000 morts certaines années.

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rem170

rem170

C'est vrai qu'en lisant ça on peut se demander ce qui change vraiment avec le COVID cette année... Et pourtant, confusément, on "sent" que c'est différent : contamination plus directe, attaque des poumons, blocage des urgences bien plus long avec matériel pour tenir en vie, séquelles pulmonaires... N'en doutons pas, COVID nous veut du mal, bien plus que les grippes usuelles. Ce qui m'interpelle dans les sources c'est le schéma sur le "pic" de cette grippe de l'année dernière : 10 semaines pour "redescendre" ! Espérons que le confinement cette année réduise ces durées.
MariusMarius

MariusMarius

Je trouve que ce n’est vraiment pas malin de publier une anecdote telle que celle-ci en cette période. Il est déjà tellement compliqué de faire entendre la complexité de la situation (qui prend bien plus en compte que le simple taux de mortalité), donc là c’est redonner du grain à moudre à ceux qui ne veulent pas faire l’effort intellectuel de comprendre en quoi la situation est vastement plus problématique qu’une bête grippe. Bref, bad move SCMB.
jonfronchoin

jonfronchoin

Est ce que cette anecdote vient dire que le confinement est une erreur et qu'on ne devrait pas tuer l'économie pour sauver des vieux. En tout cas c'est ce que dit ma grand mère mais elle est un peu..comment dire.. radicale. La vérité c'est qu on aurait dû être équipé, il y a des responsabilités qui n'ont pas été prises.

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Vinoco

Vinoco

Les notes correspondaient à des appréciations de notre travail et étaient fonction de l'échelon. Ça donnait quelque chose comme ça : https://sections.se-unsa.org/80/IMG/pdf/GRILLE_DE_NOTATION_DEPARTEMENTALE_PE.pdf Il était donc impossible de monter très vite. On pouvait atteindre 20, mais ça demandait du temps et un gros investissement. En ce qui concerne les grèves, je me répète : elles concernent rarement la rémunération seule et sont là pour réclamer l'abandon de certaines réformes ou demander plus de moyens pour travailler dans de bonnes conditions. L'Éducation nationale a été lentement sapée par les gouvernements qui se sont succédé, et l'actuel n'a fait qu'accélérer les choses. Les enseignants n'ont pas vraiment d'autres moyens que la grève pour se faire entendre, malheureusement. J'évoque l'Éducation nationale, mais cela concerne bien sûr l'ensemble des services publics, à commencer par la santé. La situation du personnel hospitalier est clairement pire que la nôtre.
Vinoco

Vinoco

« au passage, @Vinoco: on ne parle jamais de traitement net sur une grille indiciaire. » Donner les chiffres en net doit être un truc de fonctionnaire ! Les gens du privé ne me parlent effectivement que du brut quand on aborde le sujet.
Vinoco

Vinoco

(« Vinoco », avec un seul C. Mon pseudo est moins compliqué à écrire que le vôtre, pourtant !) Pour la rémunération, tout se trouve dans les PDF en bas de page : https://enseignants.se-unsa.org/Toutes-les-remunerations Agrégés : https://enseignants.se-unsa.org/IMG/pdf/remun_janv2020_agreges.pdf PE et certifiés : https://enseignants.se-unsa.org/IMG/pdf/remun_janv2020_plc_plp_pe_peps_cpe_psyen-2.pdf Pour vos parents, il faudrait savoir quand ils ont commencé à enseigner, quand ils se sont arrêtés, s'ils étaient instituteurs toute leur carrière ou sont devenus professeurs des écoles quand le concours leur a été proposé, etc. Avoir en charge la direction ouvre effectivement droit à une indemnité (heureusement, vu la masse de travail énorme que cela représente). Le système de rémunération (et surtout d'avancement) était très opaque. Plusieurs choses ont évolué dans le bon sens au cours des dernières années, même si tout est encore loin d'être parfait. Ce qui est sûr, c'est que la note maximale en début de carrière joue énormément, comme le souligne NOmatters : lors de ma première inspection, on m'a mis 12,5 (note rabaissée à 12 par l'inspecteur d'académie à cause des quotas), alors qu'un de mes camarades d'IUFM avait eu la note maximale : 14. Je n'ai atteint cette note qu'en 2016, soit 7 ans après lui. *** En ce qui concerne les indemnités et primes : https://enseignants.se-unsa.org/Indemnites-1er-degre Dans le primaire, les enseignants touchent : - l'ISAE ; - la prime REP/REP+ (quand on y enseigne, bien sûr) ; - les indemnités de déplacement (pour les remplaçants et postes fractionnés comme le mien).
Vinoco

Vinoco

TybsXckZ > Quelques-unes de mes questions sont restées sans réponse. Quand je vous lis, j'ai l'habitude de voir des commentaires précis et documentés, et certainement pas aussi vagues. « Mes parents gagnaient 6000€ à deux en fin de carrière donc c’est énorme pour le volume horaire fourni » Actuellement, le dernier échelon disponible pour les PE « normaux » est rémunéré 2965 € nets. Peu d'enseignants y parviennent, donc vos parents ont donc dû faire leurs preuves, surtout s'ils ont commencé comme instituteurs (moins bien payés). De plus, il a fallu qu'ils y consacrent leur carrière complète, seul moyen ou presque d'obtenir un tel salaire. C'est donc un investissement temporel, un pari sur le long terme. L'expérience se paie aussi, comme dans la plupart des métiers : quand on a plusieurs décennies d'enseignement derrière soi, on est meilleur qu'un débutant. Quelle serait donc votre proposition ? Commencer le métier à 1000 €/mois et le finir à 2000 € après 40 ans de carrière ? Ou être payé 2000 € du début à la fin ? « corriger leurs copies à l’école (qui se résume je le rappelle au primaire à corriger une vingtaine de dictées de 10 lignes) » Je vous lis depuis un certain temps, et je comptais sur votre intelligence pour nous épargner ce cliché grotesque et insultant… Soit c'est un troll, soit ça prouve que, comme je le disais, on ne sait pas de quoi on parle tant que l'on n'a pas enseigné. Dans les deux cas, cette phrase ne vous honore vraiment pas. Vous savez que les PE enseignent un grand nombre de matières différentes et qu'il faut corriger les exercices et les leçons tous les soirs ? Quand j'ai mes 26 feuilles de géométrie, mes 26 questionnaires de lecture, mes 26 exercices de vocabulaire et mes 26 leçons de sciences à corriger après la classe le lundi, vous croyez que ça me prend 10 minutes ? Vous pensez que les élèves font 0 faute, ou bien qu'on les laisse toutes passer ? Que l'on n'écrit pas de commentaires personnalisés ? Que l'on ne prend pas de notes sur qui réussit quoi ? Que l'on ne rectifie pas immédiatement les éléments des exercices qui ont posé problème ? Que l'on ne réfléchit pas à un exercice de remédiation pour le groupe en difficulté sur une notion ? Corriger, ce n'est pas juste faire un petit trait rouge dans la marge. Merci de vous abstenir à l'avenir de nous « rappeler » à quoi « se résume » un métier que vous n'exercez pas. « Ils pouvaient donc être chez eux vers 19h maxi et profiter de leur soirée. Les autres jours c’était 16h30. » Tant mieux pour eux s'ils étaient si efficaces. De mon côté, je reste une dizaine d'heures dans mes écoles chaque jour, et la seule pause réelle dure 45 minutes le midi. « La préparation des cours n’est plus vraiment nécessaire vu ce qui est déjà préparé par les programmes du ministère aujourd’hui. » Par pitié, cessez d'intervenir pour ne montrer qu'une chose : votre ignorance crasse de l'enseignement… Vos propos sont honteux, il n'y a pas d'autre mot. « comme vous pouvez le faire, mes parents passaient leur temps à se plaindre des élèves » Qui est ce « vous » ? Encore une généralisation à partir d'exemples personnels ? « Prenez donc un poste de CSP+ correspondant à leur 3000€ net avec 35h théoriques car un cadre ne compte pas ces heures et 5 semaines de congés payées (par an !) puis vous nous direz votre ressenti. » Dites à ce cadre de devenir enseignant et il nous donnera son ressenti. S'il peut toucher le même salaire en travaillant moins, qu'il le fasse. Sinon, c'est qu'il a ses raisons, non ? « Je dis comme Agathe que les conditions qui l’entourent sont confortables et permettent largement d’encaisser la « difficulté ». » Ai-je dit le contraire à un seul moment ? Je rappelle que je ne suis intervenu que pour nuancer l'affirmation « très bien payé », car le salaire des agrégés dépasse de beaucoup celui des autres enseignants et n'est donc pas représentatif. Je me suis contenté d'apporter le point de vue d'un enseignant du primaire, mais je ne suis pas venu pour défendre mon métier, me plaindre, râler ou que sais-je encore.
Vinoco

Vinoco

Agathe > Merci pour vos réponses, dont le ton me paraît très apaisé. Je ne nie pas qu'il existe des brebis galeuses dans le métier ; heureusement, j'en ai peu ou pas du tout dans mon entourage familial et professionnel (je suis entouré d'enseignants du primaire et du secondaire). Lorsque je lis des articles à propos des profs sur le Web, il y a immanquablement des trolls qui envoient des piques, et il y a invariablement des enseignants qui geignent en retour en évoquant certaines difficultés du métier. Ce n'est pas quelque chose que j'aime lire, car je sais que notre métier n'est pas le pire qui soit. En ce qui concerne le salaire de votre mari, le problème est-il à chercher du côté du public ou bien du privé ? Mon expérience du privé se limite à mes étés étudiants passés à la chaîne en usine ou dans un entrepôt de vêtements… Et en plus de n'avoir que peu de connaissances sur le sujet, je ne souhaite pas vraiment mener la discussion sur ce terrain, car elle finirait par retomber dans la guerre millénaire « fonctionnaires contre salariés du privé ». Cependant, je peux tenter d'avancer quelques idées et hypothèses : - d’un côté, le salaire des enseignants connaît une avancée continue, mais il part d'assez bas, monte lentement, et peu de primes le complètent (pour ma part, je suis à 2100 € nets environ avec l'ISAE, et je passerai à l'échelon suivant dans trois ans, donc au bout de 16 ans et demi) ; - d’un autre côté, l'évolution de carrière est limitée ; peut-être que dans le privé, on peut gravir plus facilement les échelons (en y mettant du sien comme votre mari), ce qui reviendrait à intégrer une entreprise en pariant sur un futur gros salaire, plutôt que de faire obligatoirement une carrière complète dans l’enseignement pour toucher beaucoup ; - est-il dans son entreprise depuis aussi longtemps que vous êtes dans l'Éducation nationale ? - son poste actuel correspond-il à ses diplômes ? Ces derniers ne lui permettent-ils pas d'obtenir un travail mieux rémunéré dans un autre domaine ? Je viens de poser la question à un ami dans le secondaire : son frère, avec quasiment le même niveau d'étude que lui, touche deux fois plus que moi (il est chez Orange). - son métier a-t-il des avantages dont nous ne bénéficions pas dans l'enseignement (comité d'entreprise, prime, intéressement, 13e mois, mutuelle compétitive, tickets-restaurant, etc.) ? Pour réaffirmer ce que j'ai dit plus haut, je ne me plains ni de mon métier (enfin si, de temps à autre, comme tout le monde !), ni de mon salaire. Cependant, comme je n'ai pas d'enfants, j'ai des dépenses limitées. En ce qui concerne notre statut de privilégié, j'avoue avoir un peu de mal avec cette idée : le métier est ouvert à tout le monde, donc pourquoi si peu de personnes souhaiteraient faire partie de la grande famille des privilégiés ? Vous parlez d'un sacerdoce ; moi, je vois un métier comme un autre que l'on peut choisir en pesant le pour et le contre ! *** Pour votre deuxième message, j'avoue que si un concours existait pour m'enlever quelques heures de travail et augmenter mon salaire, je le tenterais sans doute… mais qui ne le ferait pas ?
Vinoco

Vinoco

Mes deux messages avaient comme but d'être factuels afin que les lecteurs des commentaires n'aient pas l'impression que vous parliez au nom de tous les enseignants, mais je constate que vous êtes totalement passée à côté. « Vous êtes instit, pas prof. » Au moins, personne ne pourra éviter de voir à quel point votre morgue est écœurante. Ça se sentait sur certains de vos précédents commentaires, j'en ai maintenant la confirmation. Vous ne connaissez donc pas la différence entre instituteur et professeur ? « Les gens du privé ne travaillent 35 h que sur le papier. » C'est bien pour cela que j'ai pris soin d'écrire « je ne travaille ni plus ni moins que les gens du privé QUI SONT À 35 HEURES. » (Je mets en capitales exprès pour que vous voyiez bien cette partie de la phrase.) Je n'ai pas mis de virgule après « privé » ; attention en lisant, ça change tout le sens. « Et heureusement que vous êtes payée moins qu'un agrégé ! » (Je suis un homme.) Vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit, c'est incroyable. Je vais donc résumer le plus simplement possible : vous gagnez 1000 € nets de plus que moi chaque mois, donc oui, vous êtes une prof bien payée, mais vous ne représentez que 7 % des enseignants, donc une minorité. C'est dramatique de devoir faire une explication de texte… Je passe en soupirant sur la question de la charge de travail, car mon propos n'a jamais été d'opposer les enseignants. « Au fait, vous le saviez qu'un agrégé qui enseigne en prépa n'a "que" 9 heures de cours par semaine ? » Oui, mais ce n'est pas votre cas, donc je ne voyais pas l'intérêt d'aborder cela. D'ailleurs, pourquoi enseignez-vous au lycée, puisque selon vous, « un agrégé devrait normalement enseigner dans le supérieur » ? J'attends également une réponse à mes questions sur : - vos heures supplémentaires ; - le lien entre temps de préparation/correction et compétence à enseigner ; - vos statistiques (pour étayer vos affirmations sur les planqués) ; - votre expérience, pour également étayer ces affirmations. J'attends également une réponse plus « pédagogique » et moins méprisante. Ce serait davantage dans l'esprit du site. Mais est-ce dans le vôtre ?
Vinoco

Vinoco

TybsXckZ > Je me permets également de vous répondre ! « vous êtes pour la plupart très bien payé par rapport à votre volume horaire. Même en comptant la correction de copie et la préparation des cours (qui diminue fortement avec l’expérience) on est très très loin du volume horaire du privé. » Qui représente précisément ce « la plupart » ? Combien vaut « très très loin » ? Quel est ce « privé » englobant un grand nombre de métiers ? À partir de quel salaire horaire est-on « très bien payé » ? En ce qui concerne la préparation des cours, l'expérience peut, au contraire, amener à tenter de plus en plus de projets importants, à se lancer dans des façons d'enseigner différentes, à peaufiner à l'extrême ses préparations, à modifier celles que l'on a pour éviter de se répéter ou s'ennuyer, etc. La tendance n'est pas toujours à la baisse, et si baisse il y a, elle n'est certainement pas forte. J'ai vu que vous aviez des parents enseignants, mais je peux vous garantir que tant que l'on n'a pas soi-même enseigné, on ne sait pas ce que c'est (c'est d'ailleurs valable pour beaucoup de métiers, mais j'ai toujours l'impression qu'il y a 67 millions d'enseignants en France). Je parle par expérience : ma mère est une ancienne institutrice et je prenais plaisir à l'aider à corriger ses cahiers quand j'étais petit, et malgré cela, je n'ai réellement découvert le métier qu'en l'exerçant. « ça m’hérisse le poil quand j’entends des profs râler ou faire grève de leur conditions alors que la plupart ont entre 12 et 14 semaines de vacances par an » Les conditions de travail des enseignants sont les conditions de travail des élèves. Ça fait longtemps que l'on ne fait plus grève uniquement pour réclamer un meilleur salaire. Les grèves signalent un ras-le-bol à plusieurs autres niveaux (réformes ineptes, manque de postes, fermetures de classes, mauvaises conditions matérielles, « paperasserisation » du métier, etc.), ou se font dans un contexte interprofessionnel. Un de mes amis a accédé récemment à un bon poste dans la gestion de projets informatiques, et son nombre de semaines de vacances est passé à 9. J'imagine donc que même dans le privé, il y des cas particuliers. Et sous prétexte que l'on a de nombreuses semaines de vacances, il nous est donc interdit de nous plaindre de ce qu'il se passe pendant les semaines de travail ? « Ce qui tombe bien c'est que même en considérant que 1h de cours vaut 3h de travail, avec 16 semaines de vacances, vous en avez encore 3 fois plus que les employés du privé. Tout s'équilibre donc. » Je travaille environ 45 heures par semaine, soit 1620 heures par an (36 semaines de classe). Si j'effectuais ces heures-là sur 47 semaines (5 semaines de congés payés dans le privé), j'arriverais à 34 h 30 de travail hebdomadaire. Ce calcul est approximatif et ne prend pas en compte le temps de travail pendant les vacances. Je précise également que je n'ai pas de classe attitrée, ce qui me fait économiser de nombreuses heures. Enfin, les classes à double ou triple niveau sont très chronophages, et j'ai l'impression que leur nombre augmente à cause des fermetures. Bref, je ne travaille ni plus ni moins que les gens du privé qui sont à 35 heures. C'est juste réparti différemment. L'enseignement a des avantages et des inconvénients, comme les autres métiers. J'aimerais juste que l'on nous laisse tranquilles, tout comme je laisse tranquilles les autres métiers…
Vinoco

Vinoco

Agathe33 > J'ai lu plusieurs de vos interventions sous quelques anecdotes dernièrement, et elles ont finalement eu raison de mon envie de ne pas participer à la discussion sur les enseignants. Je me permets donc d'apporter mon point de vue de professeur des écoles (PE). « Je suis prof et franchement je trouve que je suis super bien payée. […] Par rapport aux horaires de travail et aux vacances, je me sens privilégiée. » Vous avez précisé que vous étiez agrégée, ce qui signifie : - 15 h devant élèves contre 24 h au primaire (et même 25 h avec les APC, mais je ne sais pas comment cela se passe pour vous au secondaire, donc je reste sur 24 h) ; - à l'échelon 8 (le mien actuellement), un agrégé touche chaque mois 569 € nets de plus qu'un PE ; - vous avez indiqué bénéficier de 5 heures supplémentaires, ce qui vous rapporte entre 500 et 600 € nets par mois ? Corrigez-moi si je me trompe, j'ai peut-être mal calculé ou compris de travers les documents que je viens de lire. Les agrégés représentent moins de 7 % des enseignants du public en France. Vous avez tout à fait raison de trouver que vous êtes super bien payée, mais n'oubliez pas que les 93 autres pourcents le sont moins… voire beaucoup moins : au primaire, pas d'heures supplémentaires, pas d'agrégation, 9 h de plus devant élèves (salaire horaire moindre). Nous représentons la moitié des enseignants, donc ne parlez pas en notre nom, s'il vous plaît ! « concernant la préparation des cours et la correction des copies, c'est un peu comme dans le privé : si tu mets vraiment tant de temps que ça, c'est que tu n'es peut-être pas si compétent que ça... » Vous direz cela à votre conjoint (« mon conjoint travaille 3 fois plus que moi, y compris à la maison […]. »), ça lui fera plaisir ;-). Blague à part, il y a tellement de façons de faire ce métier et tellement de matières différentes à enseigner que votre généralisation est insultante. De plus, quel lien faites-vous entre la vitesse de correction/préparation et la compétence à enseigner ? Pour ma part, je corrige lentement (je suis maniaque, ça n'aide pas) et je prépare en faisant attention à de nombreux détails plus ou moins utiles, mais qui me permettent d'avoir des choses toutes propres. Vous en concluez donc que je suis un mauvais enseignant ? « c'est mignon les profs qui se disent surchargés mais franchement je n'y crois pas. » Et moi, j'y crois. Elles sont pratiques, ces affirmations irréfragables ! Allez discuter avec les PE qui assurent également les fonctions de direction, et peut-être y croirez-vous à votre tour. « Ce que vous dites est totalement vrai : il y a énormément de planqués dans ce métier. Vraiment énormément. » Pouvez-vous vous appuyer sur des statistiques ? Ou nous parler de votre longue expérience en tant qu'enseignante ayant travaillé dans plusieurs établissements, dans plusieurs villes, dans plusieurs régions ? De mon point de vue mono-départemental, c'est plutôt le contraire : écrasante majorité de personnes faisant un super boulot, et extrême minorité de personnes qu'il faudrait virer. Je précise tout de même que j'occupe un poste fractionné dans plusieurs écoles (campagne et REP+), que j'ai effectué pas mal de remplacements et que j'ai enseigné à tous les niveaux du primaire. Je n'ai pas vu de planqués ; j'en ai juste entendu parler de temps à autre. Cependant, les personnes dont la parole serait la plus fiable sont les inspecteurs, et aucun n'a participé ici, il me semble. J'en ai fini avec ce long message qui visait à apporter quelques nuances à vos propos, histoire que vos affirmations ne soient pas considérées par tout le monde comme décrivant correctement les 870 000 profs du pays.
Seraphyn

Seraphyn

La grippe espagnole avait au final un taux de mortalité assez faible d'environ 2-3%, comme le Covid-19. Elle était surtout très contagieuse, comme le Covid-19, notamment grâce à une phase d'incubation précédant les premiers symptômes durant laquelle les gens pouvaient être contagieux, comme avec le Covid-19. Elle a quand même fait 50 à 100 millions de morts et duré deux ans.
Theounekay

Theounekay

Je trouve que cette anecdote est très mal placée dans le contexte actuel et pourrait faire penser à certain « Oh ok le COVID n’est qu’une grippe qu’on a déjà vu passer. » Hors ce n’est pas du tout la même chose, d’abord c’est un virus extrêmement plus grave par ses effets et plus contagieux. D’autant plus que c’est un virus nouveau, donc personne n’y est immunisé ou vacciné donc 100% de la population peut le contracter EN MÊME TEMPS si aucune mesure n’est prise. Je n’aime vraiment pas cette anecdote et je ne vois vraiment pas en quoi elle est pertinente et elle est même dangereuse à bien des égards... Contesteriez-vous ma dangerosité du COVID Philippe ?
rené1953

rené1953

A.F.A.C.
Lajab

Lajab

Je rappelle juste aux personnes sceptiques (discours " je me suis fait vacciné mais j'ai eu la grippe donc ça sert à rien") que le principe de la vaccination n'est pas de ne pas attraper la maladie. Il est bien de ne pas la transmettre. Les médecins épidémiologistes estiment qu'on a environ 40 % de chances de l'attraper, mais 100 % de chances de ne pas la transmettre. Et aux antivaccins qui pensent que les vaccins ne sont là que pour engraisser les labos, oui vous avez raison, les labos se gavent, mais c'est pas pour autant que le concept est à jeter. Des maladies sont éradiquées grâce à la vaccination, il ne faut pas l'oublier.
oceantrotter

oceantrotter

La route tue plus de 3000 personnes par an. On estime que le virus de la vitesse est responsable d'un quart de ces décès. Le gouvernement n'a pas confiné la population pour enrayer cette hécatombe, juste réduit de 10km/h la vitesse sur certaines routes à risque. La France s'est alors mobilisée, à enfilé son gilet jaune et est descendue dans la rue. il y a eu des manifestations des violences, des incendies, un impact sur l'économie. Aujourd'hui un autre virus est arrivé avec une grande peur entretenue par les annonces et les médias. Il faut dorénavant une autorisation de sortie, il y a un couvre feu dans certains départements comme dans tout bon pays totalitaire. Personne ne s'interroge donc? ne descend dans la rue pour en découdre? où est la France de la liberté? Les gilets jaunes qui bravaient les forces armées et les intempéries de l'hiver seraient ils cachés terrorisés et tremblants de peur dans leur chaumière. Je me veux provocateur aujourd'hui, mais coupez donc votre radio, éteignez votre télé, prenez de la hauteur et réfléchissez à tête reposée. Où est l'ennemi dans cette guerre? un petit virus de rhume que l'on a été chercher en braconnant un animal en voie d'extinction? ou notre immunité dorénavant incapable de l'affronter? Grand Dieu arrêtez de bouffer de la merde, boycottez le système qui vous nourrit de pesticides, d'antibiotiques, d'OGM. Bougez, jeûner, reprenez le lien social, fêtez votre famille, vos amis, appréciez le soleil les choses simples et la vie. Votre système immunitaire n'en sera que boosté, plus performant et libèrera des places à ceux qui en ont vraiment besoin dans les hôpitaux débordés avec son personnel soignant épuisé. Ne vous méprenez pas, je déplore autant que vous les morts, les familles en peine, incapables de faire leur deuil dans ce contexte dramatique. J'en veux au système qui nous a amené là. J'espère qu'il en tirera des conclusions dans le sens de la vie. Au fait, j'avais oublié que mon intervention première était de vous poster un bulletin récent de SantéPubliqueFrance. Chiffres toujours difficiles à décoder, mais sur les décédés de la grippe (qui je pense pour la plupart sont passés par l'hôpital en phase terminale), on ne comptabilise 'que' 88 cas depuis novembre 2019. Le covid-19 aurait-il tué la grippe? https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe-semaine-11.-saison-2019-2020
Chipoteur

Chipoteur

Heureusement nous ont a Raoult, et il s'en sort plutôt pas mal, comparé aux Parisiens qui refusent sa méthode. Moi pour la grippe, je me traite avec l'infusion de thym, ça marche très bien si c'est pris au tout début.
Epoxy

Epoxy

Comparer le virus de la grippe au Covid-19 n'est pas une bonne idée. Nouveau venu, on ne sait absolument pas comment ce virus se comportera à moyen et long terme, à savoir quel sera son potentiel mutagène, s'il deviendra un virus saisonnier qui affectera parties du monde au fil des ans, ou encore quels en seront ses "réservoirs". Il est également à noter que, malgré les mesures de confinement mondial et de très drastique réduction des voyages aériens internationaux, - fait totalement absents durant les épidémies de grippe-, la transmission du Covid19 est en pleine expansion et serait encore plus rapide si aucune mesure de quarantaine n'était appliquée. Il est également à prendre hautement en compte que la virulence du Covid19 est apte à mener à un effondrement de nos systèmes de Santé et de conduire à des épisodes de graves ou très graves troubles sociaux, pouvant à l'extrême conduire à de comportements dignes de scénarios de guerre civile ou de révolutions. Ces fait sont peu probables ( mais non impossibles ) dans les pays développés, mais seul le temps nous dira quels seront les pays du Tiers Monde où les gouvernements s'effondreront par incapacité de contrôle, quand les nécessités basiques manqueront cruellement, et principalement la nourriture.
Captain-ack-ack

Captain-ack-ack

En quoi le vaccin contre la grippe est efficace puisque le virus changé chaque année ? Pardonnez mon ignorance mais j'ai vu des gens vaccinés se choper la grippe quand même.
Agathe33

Agathe33

Disons que sans vaccin, la grippe pourrait être bien plus mortelle. Les gens l'oublient trop souvent. Et souvent les gens confondent état grippal et grippe. La vraie grippe rend vraiment malade, et peut être mortelle.
alakhnor

alakhnor

Actuellement, on est sur une tendance à 20.000 morts liées au Covid-19, donc déjà plus que la grippe. Et sans le confinement on aurait pu avoir 100.000 morts (ou plus). Donc on est loin de la grippe.
MariusMarius

MariusMarius

Je trouve que ce n’est vraiment pas malin de publier une anecdote telle que celle-ci en cette période. Il est déjà tellement compliqué de faire entendre la complexité de la situation (qui prend bien plus en compte que le simple taux de mortalité), donc là c’est redonner du grain à moudre à ceux qui ne veulent pas faire l’effort intellectuel de comprendre en quoi la situation est vastement plus problématique qu’une bête grippe. Bref, bad move SCMB.
doucati

doucati

Dite moi si je me trompe, mais il me semble que il y a une erreur de syntaxe Page 6 de la soucre: « En moyenne, on estime qu’environ 10 000 décès sont attribuables à la grippe chaque année, avec 13 000 décès lors de l’épidémie de 2017-18, et 14 400 décès en 2016-17. L’épidémie de grippe 2018-19 est donc marquée par une mortalité moins élevée que la moyenne, mais toutefois importante compte-tenu de sa courte durée (8 semaines). » En regardant le graph on observe une valeur de 24 400 décès et non pas 14 400 pour l’année 2016-17 ?
jonfronchoin

jonfronchoin

Est ce que cette anecdote vient dire que le confinement est une erreur et qu'on ne devrait pas tuer l'économie pour sauver des vieux. En tout cas c'est ce que dit ma grand mère mais elle est un peu..comment dire.. radicale. La vérité c'est qu on aurait dû être équipé, il y a des responsabilités qui n'ont pas été prises.
rem170

rem170

C'est vrai qu'en lisant ça on peut se demander ce qui change vraiment avec le COVID cette année... Et pourtant, confusément, on "sent" que c'est différent : contamination plus directe, attaque des poumons, blocage des urgences bien plus long avec matériel pour tenir en vie, séquelles pulmonaires... N'en doutons pas, COVID nous veut du mal, bien plus que les grippes usuelles. Ce qui m'interpelle dans les sources c'est le schéma sur le "pic" de cette grippe de l'année dernière : 10 semaines pour "redescendre" ! Espérons que le confinement cette année réduise ces durées.