Ettore Majorana, génie disparu de la physique

Ettore Majorana fut un physicien de génie au destin tragique. Il impressionna par son intelligence, certains le comparant à des génies de premier plan comme Galilée ou Newton, et travailla notamment sur la théorie des neutrinos, émettant des hypothèses audacieuses qui seraient vérifiées des décennies plus tard. Il disparut mystérieusement en mars 1938.

Sources

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GDNazareth

GDNazareth

« Destin tragique » très mitigé tout de même. Soit il s’est suicidé soit il a vécu sa vie en retrait. C’est en effet triste de « perdre » un esprit comme le sien, mais dans le cas de la seconde hypothese, il a préféré vivre comme il l’entendait et c’est plutôt noble non ?
Epoxy

Epoxy

Il est peu probable que Etorre Majorana se soit suicidé en 1938. Divers indices laissent entendre qu'il avait préparé sa "disparition" durant les semaines précédentes, consistant en un voyage intercontinental sur le bateau Oceania, depuis Naples jusqu'à Buenos Aires. Parmi ces indices, il y a le fait qu'il a retiré tout l'argent de son compte courant, demandé à un de ses frères de lui faire parvenir ses économies, et à emporté son passeport. En Argentine, il aurait travaillé comme ingénieur, vivant dans la région de Rosario ou Santa Fé, bien qu'il se rendait fréquemment dans la Capitale, se logeant régulièrement dans un hôtel proche de la Faculté de Physique. Plusieurs témoignages crédibles renforcent cette hypothèse. Ultérieurement, la probabilité est haute, qu'il aurait vécu et travaillé comme ingénieur entre 1955 et 1959, dans la ville Vénézuélienne de Valencia, sous le nom de "Señor Bidi". À cette époque, la "Petite Venise" d'Amérique du Sud, avait une bonne économie, attirant tant des immigrés Argentins comme Italiens. C'est de cette période que provient (au moins) une photographie de portrait qui, comparée en de nombreux points, concordent avec celles de sa jeunesse et avec celles de ses familiers proches. Récemment, les Servies de police Italiens ont essayé d'obtenir plus d'informations ou autorisations de la part des Autorités de Caracas, afin d'enquêter plus sérieusement sur cette piste. Caracas n'a pas répondu... Après 1959, il n'y a plus de trace... si ce n'est l'hypothèse qu'il aurait pu revenir en Italie, ou il aurait vécu comme indigent, sous le surnom de "Umo cane". Il était connu comme aidant les jeunes du quartier dans leurs études de Physique et de Mathématiques. L'indice (ténu, certes) est que son bâton portait l'inscription "5 août 906", correspondant à la date de naissance de Majorana, bien qu'il manque le "1" du millénaire. "Uomo cane" est décédé en 1973. Ce qui attire mon attention, est la période de sa vie, entre 1933 et la perte de sa trace, en 1938. Il a séjourné en Allemagne, durant l'époque des premiers mois du Nazisme. Il parle des changements s'y opérant, dont la dérive Dictatoriale et Raciale se mettant en place. La montée du Fascisme en Italie, semble également l'avoir perturbé. Il est même supposé que sa décision d'émigrer, est conséquente de l'Anschluss en Autriche, car son départ à lieu quelques jours plus tard. Un autre fait est à savoir. Majorana et un oncle, ont été accusés d'homicide sur un bébé, mort brûlé dans son berceau. Finalement déclarés non-coupables, il semblerait néanmoins que Majorana en à été affecté émotionnellement. À mon sens, ceci pourrait être un "incitatif" à "vouloir tout envoyer ballader"...
Sadlisa

Sadlisa

Les recherches de Majorana ont servi de base au roman de Roland Portiche : "La machine Ernetti", que je recommande

Tous les commentaires

nicolaslaslas

nicolaslaslas

Peut être que quand on cherche à disparaitre volontairement, c'est parce qu'on en a gros d'expliquer son idée et d'être pris pour un cinglé, voir pire, d'un fou parce qu'on pense différemment? Personnellement, c'est mon voeu le plus cher, de disparaitre (physiquement parlant, pas sur la toile, on vit une époque formidable où on peut exister sans exister), mais j'aime trop internet, et je n'en ai pas les moyens, de disparaitre physiquement tout en gardant une vie raisonnablement confortable, mais j'y travaille... Je vous l'ai dit? Je viens de passer à internet sur ma tour (un pc, un vrai, pas une ssalleté moderne portable de 5 millimètres d'épaisseur, une tour, quoi) sans fil, nomade dans toute l'Europe, a condition c'est évident d'avoir le 220 volts, première étape accomplie! Deuxième étape, trouver une grotte avec un compteur électrique... s'po gagné... ^^
RJV1

RJV1

Se retirer du monde peut ne pas être tragique. Puisqu’on ne l’a jamais retrouvé, le rédacteur fait une supposition mais sa fin n’a peut être pas été tragique, peut-être même plus heureuse que la période connue de sa vie.
Sadlisa

Sadlisa

Les recherches de Majorana ont servi de base au roman de Roland Portiche : "La machine Ernetti", que je recommande
Epoxy

Epoxy

Il est peu probable que Etorre Majorana se soit suicidé en 1938. Divers indices laissent entendre qu'il avait préparé sa "disparition" durant les semaines précédentes, consistant en un voyage intercontinental sur le bateau Oceania, depuis Naples jusqu'à Buenos Aires. Parmi ces indices, il y a le fait qu'il a retiré tout l'argent de son compte courant, demandé à un de ses frères de lui faire parvenir ses économies, et à emporté son passeport. En Argentine, il aurait travaillé comme ingénieur, vivant dans la région de Rosario ou Santa Fé, bien qu'il se rendait fréquemment dans la Capitale, se logeant régulièrement dans un hôtel proche de la Faculté de Physique. Plusieurs témoignages crédibles renforcent cette hypothèse. Ultérieurement, la probabilité est haute, qu'il aurait vécu et travaillé comme ingénieur entre 1955 et 1959, dans la ville Vénézuélienne de Valencia, sous le nom de "Señor Bidi". À cette époque, la "Petite Venise" d'Amérique du Sud, avait une bonne économie, attirant tant des immigrés Argentins comme Italiens. C'est de cette période que provient (au moins) une photographie de portrait qui, comparée en de nombreux points, concordent avec celles de sa jeunesse et avec celles de ses familiers proches. Récemment, les Servies de police Italiens ont essayé d'obtenir plus d'informations ou autorisations de la part des Autorités de Caracas, afin d'enquêter plus sérieusement sur cette piste. Caracas n'a pas répondu... Après 1959, il n'y a plus de trace... si ce n'est l'hypothèse qu'il aurait pu revenir en Italie, ou il aurait vécu comme indigent, sous le surnom de "Umo cane". Il était connu comme aidant les jeunes du quartier dans leurs études de Physique et de Mathématiques. L'indice (ténu, certes) est que son bâton portait l'inscription "5 août 906", correspondant à la date de naissance de Majorana, bien qu'il manque le "1" du millénaire. "Uomo cane" est décédé en 1973. Ce qui attire mon attention, est la période de sa vie, entre 1933 et la perte de sa trace, en 1938. Il a séjourné en Allemagne, durant l'époque des premiers mois du Nazisme. Il parle des changements s'y opérant, dont la dérive Dictatoriale et Raciale se mettant en place. La montée du Fascisme en Italie, semble également l'avoir perturbé. Il est même supposé que sa décision d'émigrer, est conséquente de l'Anschluss en Autriche, car son départ à lieu quelques jours plus tard. Un autre fait est à savoir. Majorana et un oncle, ont été accusés d'homicide sur un bébé, mort brûlé dans son berceau. Finalement déclarés non-coupables, il semblerait néanmoins que Majorana en à été affecté émotionnellement. À mon sens, ceci pourrait être un "incitatif" à "vouloir tout envoyer ballader"...
GDNazareth

GDNazareth

« Destin tragique » très mitigé tout de même. Soit il s’est suicidé soit il a vécu sa vie en retrait. C’est en effet triste de « perdre » un esprit comme le sien, mais dans le cas de la seconde hypothese, il a préféré vivre comme il l’entendait et c’est plutôt noble non ?