En parfumerie, il existe des fleurs muettes

Hormis la rose, le jasmin, l'iris, la violette, la lavande et quelques autres, la majorité des fleurs sont des fleurs dites muettes. Si on connaît leur odeur naturelle, on n’arrive pas techniquement à extraire leur parfum ou alors à un coût prohibitif. C'est le cas du muguet, du lys, du lilas, ou du chèvrefeuille dont on imite la senteur dans les parfums par synthèse.

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NOmatters

NOmatters

L'anecdote n'est pas tout à fait claire, je suis du même avis que toi, il faut lire les sources, on ne peut pas tout expliquer en 4 lignes. Et ce qu'on y comprend c'est qu'on n'y arrive pas de manière "traditionnelle", c'est-à-dire en distillant les pétales de fleurs, car les fleurs muettes ont une odeur trop légère. Il faudrait donc des quantités phénoménales de fleurs pour obtenir une odeur perceptible, ce qui serait beaucoup trop cher. Par contre, on arrive tout à fait à reproduire "synthétiquement" l'odeur des fleurs muettes. À partir du moment où on fait des chips saveur "poulet rôti", je crois qu'on peut dire que la science est capable de tout.
fuust

fuust

La première source indique que la violette est une fleur muette, elle fait partie de celles dont il existe une méthode mais qui ont un rendement trop faible.
kstou

kstou

Pour extraire le parfum des fleurs, les parfumeurs utilisent 2 méthodes : La plus classique, c'est la distillation : on dispose les fleurs fraîches dans un gros alambic, sur une grille au-dessus d'un réservoir d'eau qu'on fait bouillir. La vapeur, en passant à travers les fleurs, emporte avec elle les molécules olfactives, puis elle passe dans un condenseur où elle retourne à l'état liquide, et est réceptionnée dans un réservoir. Dans ce réservoir, la vapeur condensée se sépare en 2 phases : la première, au-dessus, c'est l'huile essentielle, très concentrée en particules odorantes. Celle du dessous, c'est l'eau florale. La deuxième technique est utilisée pour les fleurs plus fragiles qui ne supporteraient pas la distillation : tous les jours, on plonge des fleurs fraîches dans un bain (d' éthane, il le semble, si ce n'est de l'hexane), on les laisse macérer 24h, puis on les enlève pour les remplacer par des fleurs fraîche. On répète le processus jusqu'à ce que la solution soit saturée en molécules odorantes. On alors mélange la solution avec de l'alcool. Les molécules passent naturellement dans l'alcool, le mélange diphase, et on n'a plus qu'à récupérer la phase alcool très concentrée en molécules odorantes. Source : visite de l'usine Fragonard à Grasses, capitale du parfum !

Tous les commentaires

Galvatron

Galvatron

Curieux, le Lys me semble facile à extraire, tellement c'est odorant quand la fleur est ouverte.
Oresias

Oresias

Je saisis mal le sens de cette anecdote : Je comprends que la rose, le jasmin, l'iris, la violette, la lavande sont des fleurs muettes, et que "c'est aussi le cas du muguet, du lys, du lilas, ou du chèvrefeuille dont on imite la senteur dans les parfums par synthèse." Alors elles sont dans le même groupe ? Alors c'est quoi des exemples de fleurs muettes, puisqu'elles composent la majorité des fleurs ? Du coup je ne comprends pas si les fleurs muettes sont celles dont on n'arrive pas à reproduire le parfum ou bien si c'est l'inverse.
momokdp

momokdp

Visiblement c'est aussi le cas pour certains fruits (comme la fraise par exemple) ou la banane
Nibaloo

Nibaloo

Je suis sûre que Jean-Baptiste Grenouille arriverai à les faire parler...
kstou

kstou

Pour extraire le parfum des fleurs, les parfumeurs utilisent 2 méthodes : La plus classique, c'est la distillation : on dispose les fleurs fraîches dans un gros alambic, sur une grille au-dessus d'un réservoir d'eau qu'on fait bouillir. La vapeur, en passant à travers les fleurs, emporte avec elle les molécules olfactives, puis elle passe dans un condenseur où elle retourne à l'état liquide, et est réceptionnée dans un réservoir. Dans ce réservoir, la vapeur condensée se sépare en 2 phases : la première, au-dessus, c'est l'huile essentielle, très concentrée en particules odorantes. Celle du dessous, c'est l'eau florale. La deuxième technique est utilisée pour les fleurs plus fragiles qui ne supporteraient pas la distillation : tous les jours, on plonge des fleurs fraîches dans un bain (d' éthane, il le semble, si ce n'est de l'hexane), on les laisse macérer 24h, puis on les enlève pour les remplacer par des fleurs fraîche. On répète le processus jusqu'à ce que la solution soit saturée en molécules odorantes. On alors mélange la solution avec de l'alcool. Les molécules passent naturellement dans l'alcool, le mélange diphase, et on n'a plus qu'à récupérer la phase alcool très concentrée en molécules odorantes. Source : visite de l'usine Fragonard à Grasses, capitale du parfum !
NOmatters

NOmatters

L'anecdote n'est pas tout à fait claire, je suis du même avis que toi, il faut lire les sources, on ne peut pas tout expliquer en 4 lignes. Et ce qu'on y comprend c'est qu'on n'y arrive pas de manière "traditionnelle", c'est-à-dire en distillant les pétales de fleurs, car les fleurs muettes ont une odeur trop légère. Il faudrait donc des quantités phénoménales de fleurs pour obtenir une odeur perceptible, ce qui serait beaucoup trop cher. Par contre, on arrive tout à fait à reproduire "synthétiquement" l'odeur des fleurs muettes. À partir du moment où on fait des chips saveur "poulet rôti", je crois qu'on peut dire que la science est capable de tout.
Aldark

Aldark

Quelles sont les fleurs dont on arrive pas à extraire leur parfum ? Même a un coût prohibitif ?
Malanix

Malanix

C'est dommage de se baser sur le coût de fabrication pour en ranger certaines dans la catégorie muette si on peut en extraire la senteur
Uperkut

Uperkut

Du coup on y arrive quand même ? Que ça soir cher ou pas, si on y arrive elles sont pas muettes
fuust

fuust

La première source indique que la violette est une fleur muette, elle fait partie de celles dont il existe une méthode mais qui ont un rendement trop faible.