Des ballons contre la grêle

Pour se prémunir contre la grêle, les vignerons peuvent utiliser des ballons. Gonflés à l'hélium, ils transportent dans les airs des torches chargées de sels hygroscopiques, qui permettent d'absorber l'humidité, empêchant la formation de grêlons.

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LaGlobule

LaGlobule

Cette solution est très loin de faire l'unanimité dans la profession tout simplement... car l'efficacité n'a jamais été prouvée. Il n'y a à ce jour que des témoignages et des soit disant essais privés mené par les firmes... Après, faire des essais sur ce type de produit est extrêmement compliqué : l'orage ou la grêle sont des phénomènes locaux, soudains et assez difficilement prévisible. Or, pour tester la méthode, il faudrait 2 orages comparables, un sur lequel on lâche les sels et l'autre non. Et même si cela marche, se pose également la question écologique : Quel impact de "jouer avec la nature" comme cela et relâcher des sels pas forcément neutres? Cela rejoint les débats qu'il y a eu sur Dubaï qui fait tomber de la pluie artificiellement.
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Je ne connaissais pas. 200K€ pour protéger 900 hectares de vigne, ça fait 222€/hectare. Ça doit valoir le coup je suppose...
matisse

matisse

Sans rejeter du tout le bien-fondé de cette technique, je me pose la question de savoir s'il faut des autorisations : préfectoral, mairie, départemental etc En gros a-t-on le droit de faire la pluie et le beau temps sans rien demander à personne ?

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joachimp

joachimp

Le vignoble est l’une des cultures les plus polluantes, car utilisant le plus de pesticides - et de loin ! Le lobby viticole est surpuissant en France, au nom notamment de la fameuse exception culturelle française, qui a bon dos. Peut-être faudrait-il se calmer un peu, non ?
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Je précise pour ceux qui n’auraient pas lu la 2ème source: - 260 adhérents donc oui c’est mutualisé, - le système coûte 200K€ pour couvrir 2800 hectares dont « seulement » 900 de vignes, mais ce sont bien les vignerons qui paient. - sur les 200K€, 60 sont pour le radar de détection d’orage. - le système, qui remplace les fusées, peut fonctionner à l’iodure d’argent ou au sels hygroscopiques (200g de sel de mer apparement). - un autre article semble indiquer que c’est cher mais que les résultats sont plutôt bons. Par contre apparement les ballons ne sont pas récupérés, ni le petit circuit électronique qui déclenche l’allumage de la charge. Pas cool.
ttoniax

ttoniax

Il existe aussi des fusées anti grêle (qui ressemblent parfaitement à de petits missiles) censées ensemencer les nuages d'orages avec de l'iodure d'argent. Jamais vu à l'œuvre (j'aurais bien aimé). Tombé dessus dans un hangar agricole près de château neuf du pape, il y a une dizaine d'année, alors que j'étais saisonnier. Je m'étais demandé ce que ces missiles faisaient là, planqués dans le hangar à tracteur.
Epoxy

Epoxy

Si vous lisez bien les liens, on vous informe que cette technique est utilisée par un groupement d'exploitants agricoles. Il s'agit donc d'une mutualisation. Il n'y a donc pas à débattre si tel exploitant de grande surface viticole peut se le permettre financièrement, et l'autre non, vus que les coûts sont divisés au pourcentage de surface détenue par chaque exploitant. Quant au coût d'exploitation, il est à voir (seul l'usage pratique le démontrerait) si le "quitte ou double" en vaut la peine: est-il réellement rentable de dépenser 222€ par ha et s'assurer une récolte... Ou économiser cet argent et prier qu'un orage ne vienne pas ruiner partiellement ou totalement le fruit de la labeur d'une année ? Quel que soit le système employé pour qu'un orage n'ait pas lieu, ceci ne fait pas disparaître l'eau contenue dans les nuages, mais en modifie la forme de précipitation, de "glace" à "eau à l'état liquide". Une pluie, même drue, ne devrait donc pas, à priori, provoquer des dégâts aptes à mettre la récolte en danger. Par ailleurs, ceci ne modifie pas le niveau des précipitations, à niveau local. Qu'elle tombe sous forme de pluie ou de grêle, c'est la même quantité d'eau qui tombe. Quant à ce qu'il en est de la "pollution" issue de l'usage du composé employé, je n'ai aucune référence. Le plus couramment employé, me semble être l'iodure d'argent. Les filets anti-grèle, dans les exploitations d'arbres fruitiers (pommes et poires, essentiellement), ont le but premier de préserver l'aspect du fruit, vu que c'est avec les yeux que le consommateur l'achètera. Pour avoir effectué le contrôle de qualité de récoltes de pommes "signées" (variétés "Marlène" et "Fuji", destinées au marché Allemand) là, les choses sont claires: le fruit doit être parfait: pas de tâches issues d'excès de soleil, de piqûre d'insecte, de forme bizarroïde, de frottement provoqué par une branche. Les fruits en sous ou sur calibrage, se tirent également au sol. Pas même une pomme parfaite, ayant reçu un choc durant la récolte, n'est acceptable. Si elle tombe par mégarde des mains du saisonnier récoltant, elle reste sur le sol. Ces critères draconiens... sont la meilleure garantie de la bonne négociation du prix/tonne, entre l'exploitant et le grossiste. Et tant pis pour lui, si un saisonnier ne les respecte pas à la lettre. Il est "remercié" immédiatement, quitte à en faire un "exemple" pour les autres membres de l'équipe en sous-contrat. Sur 100 kilos de pommes, plus ou moins 50 vont être vendus comme de la "pomme à couteau. L'autre partie (déjà au sol) fait l'objet d'une ultérieure récolte, qui sera pour la fabrication de compotes et de jus de pommes "premier prix", et/ou d'extraction de la pectine, d'usage en pâtisserie/viennoiserie. La plus importante marge bénéficiaire pour le producteur, est, bien sûr, celle de la pomme à couteau.. La deuxième récolte se paie bien moins chère... Et ne vaut parfois pas même le coût financier de l'effectuer. De là, le "jeu en vaut la chandelle", de procéder à la pose de filets anti-grèle. De plus, la pose de ces filets, s'effectue aux sommets des tuteurs utilisés pour tendre les fils de fer servant à conduire le pommier. Ceci ne gêne pas le passage du tracteur entre les rangs de pommiers, car ils sont situées à +ou - 4 mètres de hauteur, voire plus. Dans un vignoble, où les grappes sont bien plus basses, il faudrait monter une structure "spécifique" pour pouvoir les installer. Or, l'investissement serait trop onéreux, pour la grande majorité des vins.
TybsXckZ

TybsXckZ

Il existe également une autre technique (elle aussi controversée) qui consiste à mettre un canon anti-grêle à côté des vignes. C'est un canon qui produit une onde sonore de 130 dB et l'onde produite empêcherait ainsi la formation de gros grêlons (à mettre au conditionnel). C'est une solution qui coute entre 40 et 50 k€ mais qui est réutilisable. Cette solution existe depuis 120 ans déjà. https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_anti-gr%C3%AAle Une autre solution qui me semble bien plus efficace reste le filet anti grêle mais c'est une solution qui coute cher (25 000€/ha sans compter la main d'oeuvre pour la pose). Reste à comparer le tout avec les assurances intempéries pour savoir ce qui est le plus rentable.
LaGlobule

LaGlobule

Cette solution est très loin de faire l'unanimité dans la profession tout simplement... car l'efficacité n'a jamais été prouvée. Il n'y a à ce jour que des témoignages et des soit disant essais privés mené par les firmes... Après, faire des essais sur ce type de produit est extrêmement compliqué : l'orage ou la grêle sont des phénomènes locaux, soudains et assez difficilement prévisible. Or, pour tester la méthode, il faudrait 2 orages comparables, un sur lequel on lâche les sels et l'autre non. Et même si cela marche, se pose également la question écologique : Quel impact de "jouer avec la nature" comme cela et relâcher des sels pas forcément neutres? Cela rejoint les débats qu'il y a eu sur Dubaï qui fait tomber de la pluie artificiellement.
matisse

matisse

Sans rejeter du tout le bien-fondé de cette technique, je me pose la question de savoir s'il faut des autorisations : préfectoral, mairie, départemental etc En gros a-t-on le droit de faire la pluie et le beau temps sans rien demander à personne ?
BuzzLéclair#114708306

BuzzLéclair#114708306

Un test qui date de 2017... ça a probablement péricliter avant de se diffuser dans les vignobles De plus, contrairement à ce que pense l'"Administrateur", 222 € à l'ha, c'est cher, car il n'y a pas qu'un orage par an Et je suppose que ce montant a été calculé avec d'importantes surfaces, vu les coûts avancés sur France Bleue : en Champagne (par exemple) les parcelles sont petites et dispersées - et même ailleurs, les vignerons qui ont 900 ha ne doivent pas être nombreux
ShaeGal

ShaeGal

L'efficacité doit être faible car, chaque années, nos vignerons voient leurs vignes détruites par la grêle.
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Je ne connaissais pas. 200K€ pour protéger 900 hectares de vigne, ça fait 222€/hectare. Ça doit valoir le coup je suppose...