Tester les katanas était un art

Le tameshigiri est l’art qui permet de tester l'efficacité d'un katana. À l’époque Edo, ces tests étaient effectués sur des criminels ou des condamnés à mort. Il était alors fréquent que les katanas tranchent plus de deux corps superposés ! Les forgerons étaient présents lors de ces tests et ils portaient le kimono cérémonial blanc pour se faire seppuku en cas d’echec. Aujourd’hui, ces tests sont effectués sur des bottes de paille de riz.

Sources

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Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Seraphyn

Seraphyn

Beaucoup de gens à l'époque moderne considèrent le katana comme une arme suprême, d'une qualité et d'un tranchant mille fois supérieurs à toutes les épées jamais fabriquées en Europe par exemple. Ce qui est loin d'être le cas. Et bien que les katanas soient effectivement assez efficaces dans le rôle pour lequel ils sont conçus, il ne sont pas toujours exempts de défauts : évidemment, il existait des katanas pourris tout comme il existait des katanas de qualité supérieure, et la différence peut être assez flagrante. Il y a aussi un mythe qui voudrait que l'acier des sabres japonais soit extrêmement bon, voire le meilleur possible, et que les pliages successifs que le forgeron lui applique le rend encore meilleur et digne des dieux... ce qui, une nouvelle fois est faux. Le tamahagane n'est objectivement pas un très très bon acier car issu d'un fourneau primitif, et sa teneur en carbone est souvent trop élevée pour faire un sabre efficace. Le fait de plier l'acier en fusion plusieurs fois sur lui même permet de réduire ce taux de carbone à un niveau plus raisonnable (et c'est tout). Quant au tranchant du sabre, il dépendait évidemment de la qualité du sabre mais aussi de son affûtage. Il est un peu difficile de comparer le tranchant d'un katana avec celui d'épées européennes, car le katana était une arme principalement destinée à la coupe, là où beaucoup d'épées étaient faites pour porter des coups avec la pointe et pour s'enfoncer dans le corps de l'adversaire. Néanmoins, il existe des épées européennes médiévales qui n'ont rien à envier au tranchant des meilleurs katanas, et ce principalement grâce aux techniques de métallurgie qui existaient en Europe au moyen âge et qui permettaient de produire de très bons aciers. Enfin, la courbure d'un katana ne renforce pas son aspect tranchant comme beaucoup de gens le pensent, elle permet simplement d'orienter le tranchant de la lame plus ou moins "automatiquement" lorsqu'on porte un coup avec.
Epoxy

Epoxy

Ce qui me fascinera toujours, c'est le degré de perfection atteint par les artisans traditionnels Japonais, dans la fabrication de bien manufacturés. Le Ministère de l'Education Japonais donne annuellement des subventions à des dizaines d'artisans possédant le statut de " trésor national vivant", afin de faire perpétuer un savoir-faire pluricentenaire dans les domaines les plus divers: fabrication de papiers, de poteries, de tissus, d'instruments de musique, de poupées, etc... où encore d'interprétation théâtrale. Si le travail de métallurgie destiné à la fabrication des katanas est déjà tout un éventail de perfection, celui du bois (destiné à l'élaboration de charpentes et de meubles) n' a rien à lui envier. Les poutres ou les meubles sont assemblés sans faire usage d'un seul clou !!! Pour les curieux, je leur recommande toute une série de vidéos sur YouTube, recherchant avec le mot-clef : Tewaza.
Raspa

Raspa

Les sources précisent que les condamnés ou ciminels avaient déjà eu la tête de coupée dans la plupart des cas. Tous les schémas d'époque présentent d'ailleurs les corps à découper avec la tête en moins. Il pratiquait aussi le " Tsugi Giri", c'est à dire tuer le pemier passant qu'on voit, qui était plus rare et heureusement. Les tests se faisaient aussi sur d'autres supports tels que des barres de fer, des casques de combat, des armures...

Tous les commentaires

michas

michas

Seppuku O_o ça craint! Ça sort les boyaux.
totokemo

totokemo

Pour le damas d'après les souvenirs que j'ai de session chez des forgerons il faut souder entre elles des plaques d'acier a différentes teneur en carbone ,pour les autres métaux on parle de damasquine ,on saoupoudre de borax (acide borique) pour protéger le métal au point de fusion le plus bas et on marelle comme des fous,on peut usiner le métal pour obtenir différents motif type "échelle de Mahomet " ou "peau de grenouille " puis quand on est bien content d'avoir cogné on passe le tout dans de l'acide (je ne sais plus quel type) qui révélera les nuances de carbones et on obtient un joli Damas.Les anciens damas étaient du aux différences de pureté(et de taux de carbone du a la localisation sans le four) des aciers qui faisaient qu'en repliant les couches on avait naturellement un acier mélangé et épuré.Si des forgerons détectent une boulette dans mon discours n'hésitez pas c'est un cours qui date un peu
Ivralgérie

Ivralgérie

D'après ce que j'ai lu le Damas est trempé dans de lhuile .à confirmer.
RJV1

RJV1

Anecdote pour initiés : donne les traductions des mots japonais pour les imbeciles qui ne sont pas dingos du Japon !!!
Tetzed

Tetzed

Pour mieux comprendre le hara-kiri (forme rituelle de suicide), je laisse ça ici, c'est issu de la page wikipedia : Le seppuku était traditionnellement utilisé en dernier recours, lorsqu'un guerrier estimait immoral un ordre de son maître et refusait de l'exécuter. C'était aussi une façon de se repentir d'un péché impardonnable, commis volontairement ou par accident. Plus près de nous, le seppuku subsiste encore comme une manière exceptionnelle de racheter ses fautes, mais aussi pour se laver d'un échec personnel. Moi je trouve ça fou de se suicider parce que t'as pas fabriqué un katana assez tranchant, wtf, c'est impossible à comprendre pour moi... Ou se suicider parce que ton boss t'a donné un ordre immoral... Bah tu lui dis que ça te plaît pas et tu l'envoies chier c'est tout... C'est incompréhensible
Seraphyn

Seraphyn

Ah et aussi un autre mythe beaucoup moins répandu mais popularisé par Le Dernier Samurai avec Tom Cruise... Dans le film on apprend que les samurai refusaient d'utiliser des armes à feu pour "préserver l'ancienne voie" ou quelque chose du genre. C'est évidemment complètement faux et tiré par les cheveux. Les samurai étaient avant tout des guerriers, et comme tous les guerriers ils aimaient bien gagner leurs batailles plutôt que perdre. Historiquement les samurai ont été parmi les premiers à utiliser des armes à feu, des siècles avant l'époque à laquelle se déroule le film. Par contre, le grand samurai rebelle dans le film s'inspire d'un personnage historique, et il est vrai que vers la fin de sa campagne, celui-ci a livré quelques batailles sans aucune arme à feu... Parce que son armée en difficulté était à court de poudre et de munitions.
atome365

atome365

comment font ils pour avoir des maitres si ils se font sepuku au moindre echec ?
Ivralgérie

Ivralgérie

Il y a aussi le Damascus qui est d'une qualité exceptionnelle. La différence est que le katana est soumis à un rituel tant dans sa fabrication qu'à son utilisation. Sugino Sensei (10eme Dan Katori Shinto Ryu) illustre bien le respect et la précision dans le maniement du katana.
pistol

pistol

Pour ceux qui comme moi ne savait pas ce qu’est le seppuku, c’est une forme rituel de suicide par éventration. On l’appel aussi hara-kiri.
Seraphyn

Seraphyn

Beaucoup de gens à l'époque moderne considèrent le katana comme une arme suprême, d'une qualité et d'un tranchant mille fois supérieurs à toutes les épées jamais fabriquées en Europe par exemple. Ce qui est loin d'être le cas. Et bien que les katanas soient effectivement assez efficaces dans le rôle pour lequel ils sont conçus, il ne sont pas toujours exempts de défauts : évidemment, il existait des katanas pourris tout comme il existait des katanas de qualité supérieure, et la différence peut être assez flagrante. Il y a aussi un mythe qui voudrait que l'acier des sabres japonais soit extrêmement bon, voire le meilleur possible, et que les pliages successifs que le forgeron lui applique le rend encore meilleur et digne des dieux... ce qui, une nouvelle fois est faux. Le tamahagane n'est objectivement pas un très très bon acier car issu d'un fourneau primitif, et sa teneur en carbone est souvent trop élevée pour faire un sabre efficace. Le fait de plier l'acier en fusion plusieurs fois sur lui même permet de réduire ce taux de carbone à un niveau plus raisonnable (et c'est tout). Quant au tranchant du sabre, il dépendait évidemment de la qualité du sabre mais aussi de son affûtage. Il est un peu difficile de comparer le tranchant d'un katana avec celui d'épées européennes, car le katana était une arme principalement destinée à la coupe, là où beaucoup d'épées étaient faites pour porter des coups avec la pointe et pour s'enfoncer dans le corps de l'adversaire. Néanmoins, il existe des épées européennes médiévales qui n'ont rien à envier au tranchant des meilleurs katanas, et ce principalement grâce aux techniques de métallurgie qui existaient en Europe au moyen âge et qui permettaient de produire de très bons aciers. Enfin, la courbure d'un katana ne renforce pas son aspect tranchant comme beaucoup de gens le pensent, elle permet simplement d'orienter le tranchant de la lame plus ou moins "automatiquement" lorsqu'on porte un coup avec.
grayfaust

grayfaust

On savait rigoler à l'époque...
Epoxy

Epoxy

Ce qui me fascinera toujours, c'est le degré de perfection atteint par les artisans traditionnels Japonais, dans la fabrication de bien manufacturés. Le Ministère de l'Education Japonais donne annuellement des subventions à des dizaines d'artisans possédant le statut de " trésor national vivant", afin de faire perpétuer un savoir-faire pluricentenaire dans les domaines les plus divers: fabrication de papiers, de poteries, de tissus, d'instruments de musique, de poupées, etc... où encore d'interprétation théâtrale. Si le travail de métallurgie destiné à la fabrication des katanas est déjà tout un éventail de perfection, celui du bois (destiné à l'élaboration de charpentes et de meubles) n' a rien à lui envier. Les poutres ou les meubles sont assemblés sans faire usage d'un seul clou !!! Pour les curieux, je leur recommande toute une série de vidéos sur YouTube, recherchant avec le mot-clef : Tewaza.
lnsomnie

lnsomnie

C'était cool l'ambiance au Japon ! À chaque coin de rue tu peux servir à tester un sabre
AAPLR

AAPLR

On apprendra en lisant les sources que, contrairement à ce que l'anecdote laisse entendre, les personnes sur lesquelles étaient testés les sables étaient souvent déjà mortes, et ce n'était pas un problème si c'était, par exemple, un condamné à mort déjà décapité car on testait le sabre principalement sur le torse. Mais il arrivait occasionnellement qu'on teste le sabre sur un condamné encore vivant ou même sur le premier passant venu, surpris au coin de la rue !
Raspa

Raspa

Les sources précisent que les condamnés ou ciminels avaient déjà eu la tête de coupée dans la plupart des cas. Tous les schémas d'époque présentent d'ailleurs les corps à découper avec la tête en moins. Il pratiquait aussi le " Tsugi Giri", c'est à dire tuer le pemier passant qu'on voit, qui était plus rare et heureusement. Les tests se faisaient aussi sur d'autres supports tels que des barres de fer, des casques de combat, des armures...