Réchauffement climatique et alimentation : le transport n'est pas le plus polluant

Le transport, l’emballage et la vente finale ne représentent que 9% des émissions de gaz à effet de serre dues à l’alimentation. Ainsi, il est bien plus efficace pour diminuer son empreinte carbone de modifier son alimentation plutôt que de vérifier la provenance des aliments.

Sources

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Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Raspa

Raspa

L'argument "Le bœuf rejette trop de méthane" n'est valable que pour l'élevage intensif. Sinon il est entièrement compensé par les prairies verdoyantes où ils paissent et est très bon pour la biodiversité (et oui son caca, corps est une source de nourriture importante et son impacte sur le paysage très important). De plus, dans la majorité des cas l'alimentation des bœufs en élevage industriel vient des restes de cultures pour l'alimentation...humaine, comme avec le soja. Ensuite, je trouve l'anecdote rate le message principal. Changer son alimentation c'est bien et efficace, mais ce que les sources indiquent (plus ou moins mal d'ailleurs) c'est qu'acheter des aliments locaux mais produit de manière intensive est plus "mal" pour l'environnement qu'acheter une production respectueuse de l'environnement et ayant pris le bateau pour venir jusque chez vous. Et c'est ça le message le plus important. Pour bien faire, il faut manger : de saison, sans abuser de la viande (surtout du bœuf), local et ne provenant pas de culture/élevage intensif, sinon autant acheter du saison mais venant d'ailleurs. Car l'exemple de l'anecdote est basé sur un élevage intensif au R.U, où l'agneau a connu un beau revêtement de béton et une alimentation approuvé Monsanto. La où l'agneau de Nouvelle-Zélande a gambadé dans l'herbe et vu le soleil. Ensuite un élément qui est très peu abordé par nos amis journalistes : l'eau. Certaines cultures très gourmandes en eau sont sur-sollicitées, comme le soja, l'amande et l'avocat dans des régions du monde où traditionnellement on en mangeait pas autant. On en arrive à des aberrations comme avec l'amande en Californie et la demande d'avocat en Europe, où à titre d'exemple on consomme à Paris 3.5 kg par an et par Parisien (ce qui représente + de 12 avocats de 300 grammes par Parisien). Ces cultures ont un impact extrêmement négatif pour l’environnement, pour les ressources en eau et sur la biodiversité. Ainsi Hervé le vegan peut avoir un bilan bien pire qu'Hubert le Carnivore. Donc ça n'implique pas que de diminuer sa consommation de viande, mais aussi son alimentation de manière générale. Les amandes peu chère mais venant de Californie sont bien pires que les amandes de France où d'Espagne, mais cela nécessite de moins en manger à cause d'une production moindre dans ces pays, car oui de base ce n'est pas un aliment à mettre dans tous vos desserts. Idem pour l'avocat qui n'a pas vocation à être présent de manière hebdomadaire dans vos assiettes.
champs

champs

Ou il est encore plus efficace de modifier son alimentation ET de regarder la provenance ;)
Pierre2b

Pierre2b

Il est certain que faire les deux est judicieux, d'autant plus que, sans être chauvin, cela permet de faire travailler les locaux!

Tous les commentaires

Pierre2b

Pierre2b

Un peu plus haut je disais" Mangez local ", et certains m'ont chié dessus! Et je voudrais juste leurs dire: Avec la crise que l'on traverse et le manque de certaines choses qui ne sont plus fabriquées en France juste parce que des gens comme vous reflechissent " Empreintes carbone", n'avez vous pas l'impression d'être dans l'erreur? Remettons nous en questions et reapprenons a vivre simplement. Et surtout, portez un " Masque"!!!
Yatarr

Yatarr

LA seule et vraie façon de bien manger ,tout en faisant attention à son impacte environnemental, et encore de faire sa propre cuisine et de si possible faire ses propres cultures ( bon évidemment pour l'élevage de bovins sa serait complexe ^^' )
TybsXckZ

TybsXckZ

Je ne comprend vraiment pas les commentaires criant à la polémique ou le débat en cours. L’anecdote est factuelle et relate les résultats de plusieurs études sur le sujet de l’empreinte carbone alimentaire. Ces résultats permettent de donner des ordres de grandeur, de relativiser certaines données et de hiérarchiser les priorités. En aucun cas, l’anecdote ne défend ou n’attaque un régime alimentaire en particulier, l’anecdote ne critique pas non plus le fait de manger local ou de manger tel ou tel aliment. Mais j’imagine qu’on s’ennuierait sans quelques polémiques dans les commentaires.
lolooz

lolooz

Moi j'ai une question, qui a déjà rencontré des vegans comme.decrit plus haut ? Je suis végétarien et ma.copine vegan, on laisse les mangeurs de viandes tranquille, on en a manger des années ! On a plein de potes vegans et jamais personnes n'a été extrême, au contraire en fait... Donc qui sont ces vegan extrême ? Où alors ils sont un homme de paille bien utile au système actuel .... La consommation de viande pollue, c'est un fait. Manger des trucs qui poussent à l'autre bout du monde ou hors saison pareil. Mais la plupart des végétariens et vegan sont écoresponsables et font attention à ça, proportionnellement plus que les citoyens lambda....
Aldark

Aldark

Une étude sponsorisé par BP.
Nicontrarié

Nicontrarié

On en revient toujours au même point: l'aberration, c'est de cultiver/élever des trucs là où on ne devrait pas le faire. Faire pousser du mais dans le sud de la France? c'est tellement débile... J'ai lu plus haut que l'élevage en batterie pollue moins que l'élevage en plein air... C'est sur, si on oblitère l'approvisionnement en bouffe pascher qui vient de l'autre bout du monde et les montagnes de merde dont on sait pas quoi faire... Que ce soit de l'agriculture où de l'élevage, à partir du moment où c'est intensif, ca devient un non-sens écologique, point barre, ca sert juste à rentabiliser d'énormes machines, car une machine qui ne tourne pas coûte quand même de l'argent, alors il faut faire de la monoculture, et les tracteurs géants tournent à plein régime. Un agneau néo-zélandais pollue moins qu'un agneau anglais? C'est normal, en Nouvelle Zélande, il y a plein de pâturages naturels, on a pas eu besoin de razer des forêts pour le faire, mais en Angleterre, ben y'a pas de place, alors on entasse... et on se retrouve avec le problème que j'ai cité plus haut: l'approvisionnement en bouffe et des montagnes de merde. Pour essayer de limiter la casse, il faut: 1) manger des trucs de saisons autant que faire se peut et en hiver, ben y'a les boites de conserve et les surgelés, ca marche très bien, des légumes récoltés en été et mis en boite direct, je parle pas de plats tout prêts, hein! 2) privilégier les circuits courts, à condition d'éviter ce qui n'est pas sensé pousser dans le coin, parce que manger des tomates fraîches en hiver... (les conserves, les surgelés, bordayyyyle!^^) 3) la viande, en manger moins mais mieux. Eviter la bidoche premier prix, non je dis ça parce que décidément, j'arrive pas à comprendre comment on peut vendre un poulet à 4 euros! Rien que le prix, il pue! On trouve qu'un big mac a 6 euros c'est pas cher et qu'un poulet un peu haut de gamme élevé en plein air avec un aliment qui n'a pas fait la moitié du tour du monde a 10 euros c'est cher??? heuuu BREF 4) (et c'est le plus important) ne JAMAIS prendre pour argent comptant ce qu'on vous dit, ne jamais faire confiance aux blablas moralisateurs, faire soi-même ses recherches pour savoir où, quand, comment ce que vous achettez a été fait, c'est pas évident, mais c'est pas impossible. Certains diront que décoder les étiquettes, c'est superchiant, MAIS il n'y a pas besoin de le faire à chaque fois, quand on trouve ENFIN un produit satisfaisant (par exemple, j'ai longtemps cherché du saumon fumé sauvage pêché à la ligne et pas au filet, j'en ai trouvé UNE SEULE marque dans UN SEUL magasin, et pas forcément plus cher que la sous-merde de grande marque qui claque la moitié de son chiffre d'affaires en pubs débiles) ben c'est bon, j'ai pas besoin de lire l'étiquette à chaque fois, une fois de temps en temps pour m'assurer que les pratiques n'ont pas changées, ca suffit. Manger, consommer, c'est voter. ;)
Mysunstar

Mysunstar

“Que” 9% j’hallucine :)
Arcay

Arcay

Moi je mange ce qui me fait plaisir j’essaye juste de prendre des produits de qualités, ça devient abominable ce monde ou l’on nous fait culpabiliser pour tout et rien alors que toutes ces statistiques sont pondues de nul part. Si on se met tous une bonne balle dans le crâne ce sera très bon pour la planète.
Aqwertzy

Aqwertzy

Deux choses me dérangent un peu avec cette anecdote, la première étant qu'elle pourrait déculpabiliser beaucoup de consommateurs qui achètent des aliments provenant de l'autre bout du monde, et la seconde étant que même dans le cas précis de l'agneau, c'est bien indirectement dû au transport, vu que le néo-zélandais n'est pas nourri au soja brésilien, contrairement à l'anglais. On a déjà parlé de l'avocat, et il est tout à fait vrai que sa production est très mauvaise d'un point de vue environnemental, en tout cas au Mexique. En revanche, on en produit également en Espagne, en Sicile et même en Corse. Je suppose que c'est infiniment moins polluant, mais aussi beaucoup plus rare à trouver. Il y a également le problème du quinoa bolivien, qui pose de gros problèmes écologiques depuis que l'augmentation importante de la demande, qui a boosté la production au détriment de l'élevage de lamas, dont le fumier sert à fertiliser ce même quinoa. Là aussi, on peut se rassurer en achetant du quinoa français, qui est produit notamment en Anjou, mais aussi dans le Poitou et même en Corrèze. Et jusque-là, je ne parle que d'écologie, mais il faut aussi prendre en compte les conditions de production qui peuvent être désastreuses pour les agriculteurs. Comme ça a déjà été dit pour l'élevage, c'est une question à laquelle on ne peut répondre de manière simpliste tant l'agronomie est complexe, et chaque coproduit d'un aliment peut servir à un autre. Tout ça pour dire que c'est un tout, et qu'il faut consommer durable de manière générale, accepter de payer plus cher pour des aliments de meilleure qualité, quitte à en prendre moins souvent, se contenter des fruits et légumes de saison etc.
elohpdm

elohpdm

Mais oui les vegans ont raison de se goinfrer d’amandes hyper gourmandes en eau qui proviennent de Californie où on rase toute culture en modifiant les éco-systèmes du coin pour le nouvel or blanc! C’est tellement mieux que les vilains qui mangent de la viande, booouh les méchants agriculteurs qui se crèvent en élevant des boeufs pour nourrir la planète. Avoir une alimentation intelligente et écologique c’est un tout, ça passe par le local ET par le respect des petits agriculteurs qui eux mêmes respectent leurs animaux. Comme déjà dit, les gaz à effet de serre des boeufs sont compensés par les prairies. Bref il serait temps de raisonner intelligemment, d’arrêter de dire n’importe quoi, et d’arrêter de confondre agriculteur passionné et industriel intensif qui ne pense qu’au profit.
boudha81200

boudha81200

Idem pour la Tomate.. la française pollue 9x plus que celle provenant d’Espagne.. :/ La seul qui vaille le coup, celle de saison et de proximité!
le hollandais volant

le hollandais volant

Même remarque pour les fruits et légumes : faire provenir des fruits et légumes des régions tropicales (où ils poussent sans autre énergie que le soleil) est nettement moins polluant que faire pousser localement des légumes d’été dans des serres géantes chauffées et éclairées artificiellement en plein hiver. Consommer local n’est donc pas toujours plus écologique. L’avantage est (comme d’hab) surtout économique, vu que ça fait travailler les locaux. Le mieux reste de consommer des aliments de saison : comme ça ils seront produit à la fois localement et naturellement : les choux, pommes de terre, poireaux, par exemple, poussent sans problème l’hiver. Une autre solution est de stocker la nourriture l’été pour une consommation l’hiver. C’est relativement simple avec les conserves, mais aussi avec les pattes, le riz, les noix (sec) et certains fruits et légumes qui se conservent très bien dans une cave au climat régulé naturelement (pommes, poires, pommes de terre, raisins, potirons…).
Raspa

Raspa

L'argument "Le bœuf rejette trop de méthane" n'est valable que pour l'élevage intensif. Sinon il est entièrement compensé par les prairies verdoyantes où ils paissent et est très bon pour la biodiversité (et oui son caca, corps est une source de nourriture importante et son impacte sur le paysage très important). De plus, dans la majorité des cas l'alimentation des bœufs en élevage industriel vient des restes de cultures pour l'alimentation...humaine, comme avec le soja. Ensuite, je trouve l'anecdote rate le message principal. Changer son alimentation c'est bien et efficace, mais ce que les sources indiquent (plus ou moins mal d'ailleurs) c'est qu'acheter des aliments locaux mais produit de manière intensive est plus "mal" pour l'environnement qu'acheter une production respectueuse de l'environnement et ayant pris le bateau pour venir jusque chez vous. Et c'est ça le message le plus important. Pour bien faire, il faut manger : de saison, sans abuser de la viande (surtout du bœuf), local et ne provenant pas de culture/élevage intensif, sinon autant acheter du saison mais venant d'ailleurs. Car l'exemple de l'anecdote est basé sur un élevage intensif au R.U, où l'agneau a connu un beau revêtement de béton et une alimentation approuvé Monsanto. La où l'agneau de Nouvelle-Zélande a gambadé dans l'herbe et vu le soleil. Ensuite un élément qui est très peu abordé par nos amis journalistes : l'eau. Certaines cultures très gourmandes en eau sont sur-sollicitées, comme le soja, l'amande et l'avocat dans des régions du monde où traditionnellement on en mangeait pas autant. On en arrive à des aberrations comme avec l'amande en Californie et la demande d'avocat en Europe, où à titre d'exemple on consomme à Paris 3.5 kg par an et par Parisien (ce qui représente + de 12 avocats de 300 grammes par Parisien). Ces cultures ont un impact extrêmement négatif pour l’environnement, pour les ressources en eau et sur la biodiversité. Ainsi Hervé le vegan peut avoir un bilan bien pire qu'Hubert le Carnivore. Donc ça n'implique pas que de diminuer sa consommation de viande, mais aussi son alimentation de manière générale. Les amandes peu chère mais venant de Californie sont bien pires que les amandes de France où d'Espagne, mais cela nécessite de moins en manger à cause d'une production moindre dans ces pays, car oui de base ce n'est pas un aliment à mettre dans tous vos desserts. Idem pour l'avocat qui n'a pas vocation à être présent de manière hebdomadaire dans vos assiettes.
champs

champs

La source en Français est très intéressante (j'ai pas lu celles en anglais ^^ ) On apprend que 26% de nos émissions de gaz à effet de serre proviennent de notre alimentation La majorité provient de la viande (bœuf en tête dû au méthane) Je cite deux phrases des sources pour ceux qui auraient la flemme de tout lire: "Pour bien se rendre compte, voici un chiffre parlant: une étude de 2008 avait calculé que pour un Américain moyen, “remplacer moins d’un jour par semaine les calories issues de viande rouge ou de produits laitiers par du poulet, du poisson, des oeufs ou une diète végétale réduit plus les émissions de gaz à effet de serre que d’acheter toute sa nourriture localement”. Sur l’empreinte carbone, le boeuf a tout l’air de l’ennemi numéro 1. Mais attention à l’arbre qui cache la forêt. “Sur les émissions de gaz à effet de serre, le porc et la volaille font mieux, mais sur l’autre grand problème environnemental, la biodiversité, les herbivores paissent dans des prairies, ce qui est mieux que les grandes cultures qui alimentent les granivores [cochon, volaille, ndlr], rappelle Hayo van der Werf. “Le problème, c’est qu’actuellement, dans le monde, il y a beaucoup de terres utilisées pour l’agriculture. Et ce besoin s’accroît avec la hausse de la population. C’est une pression sur les écosystèmes naturels. Il faut donc trouver des moyens de s’alimenter moins demandeurs en surfaces agricoles. Si on mange moins de produits animaux qui sont, par kilos, très consommateurs en surface, et plus de produits végétaux, on va dans le bon sens.” Il y a également un tableau ou l'on peut comparer la consommation moyenne d'un français (homme ou femme, en quantité par catégorie) avec les quantités souhaitable d'un point de vue nutritionnel et pour réduire son empreinte carbone de 30 ou 60% Vraiment intéressant!
dakeyras

dakeyras

La consommation de viande est quant à elle responsable d'une très grande partie des gaz à effet de serre et dans la culture occidentale on en mange beaucoup trop. Je ne suis pas en train de dire qu'il faut tous devenir végétarien mais réduire drastiquement votre consommation de viande est bon pour la planète, votre santé et votre portefeuilles....
Pierre2b

Pierre2b

Il est certain que faire les deux est judicieux, d'autant plus que, sans être chauvin, cela permet de faire travailler les locaux!
champs

champs

Ou il est encore plus efficace de modifier son alimentation ET de regarder la provenance ;)