Pourquoi le voyage retour semble-t-il plus court que l'aller ?

La violation des attentes est une théorie qui explique certaines réévaluations psychologiques. Par exemple, nous allons être optimistes lors d'un déplacement et sous-estimer le temps de trajet, qui paraîtra au final long. Au retour, le cerveau va réévaluer ce temps à la hausse et le trajet paraîtra ainsi plus court.

Sources

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Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

TheCody

TheCody

Ça me fait pareil en amphi, les deux premières heures de cours me semblent très longues et... ah bah non en fait les deux suivantes aussi.
LaGlobule

LaGlobule

Cela me fait penser au ressenti du temps d'attente suivant si tu sais ou pas combien cela va durer : Si tu arrives chez le dentiste et qu'on te dit : "patientez 10 minutes", tu acceptes tout de suite cette durée. Si on te dit simplement "patientez, le dentiste viendra vous chercher", tu t'impatientes plus vite et au final, les 10 minutes te semblent plus longues... Il y a surement un nom à ce phénomène, mais je laisse les plus érudits nous l'expliquer... à moins qu'il n'y ait que moi qui ressente cela :(
NOmatters

NOmatters

Je trouvais que le terme "violation" était très fort pour parler de l'estimation de la durée d'un trajet (ou du temps en général) , alors j'ai lu les sources et, en réalité, la théorie de la violation des attentes n'a absolument rien à voir avec la perception du temps. Elle s'applique en réalité aux relations interpersonnelles, et ce n'est que l'autre qui est en capacité de "violer" mes attentes, parce que je m'attends toujours à quelque chose de la part d'autrui. Et à l'origine, la théorie s'intéressait uniquement à la distanciation physique (thème d'actualité) et selon les personnes rencontrées qui peuvent être un conjoint, un enfant, un collègue, un commerçant..., on s'attend à ce qu'il se tiennent à une certaine distance de soi. Et donc , on peut également, comme disent les Suisses, "être déçus en bien" par les gens qui se tiennent un peu plus loin de soi que ce que l'on aurait voulu.

Tous les commentaires

aurelius84

aurelius84

Ces ceux qui se passe quand tu marche 10 km en ville et la même distance à la campagne sur le même relief pour les deux cas on as l'impression qu'à la campagne on mettra plus de temps qu'en ville sûrement à la densité de passage de voiture ou des habitants au alentour que notre cerveau voit
Jacky93

Jacky93

Est ce le même phénomène qui nous fait paraître que plus on vieilli plus le temps passe vite.? Lorsque on a 2 ans, une année représente la moitié de notre vie, à 50 ans c'est déjà beaucoup moins, on doit donc percevoir cette durée comme beaucoup plus courte...
quidam2

quidam2

C’est drôle je viens de lire un article là dessus dans la revue Curium #65 pour les intéressés c’est une revue scientifique pour ados de plus de 14 ans fait par les débrouillards
Maxmhsc

Maxmhsc

Hey les gars, vous savez qu'en mettant le GPS le temps de trajet est quasi exact donc notre cerveau fait l'association plus facilement.. Plus sérieusement cela me procurait ce sentiment de '' durée infinie'' surtout lorsque j'allais dans un lieu pour la première fois car route inconnue .. Et au retour cela semblait passer plus rapidement.. Bref je valide cette théorie..
TlexPhotographe

TlexPhotographe

- Bon comme à l'aller j'ai mis 1h, le retour devrait me paraître donc plus court psychologiquement (merci SCMB) - GPS : "votre temps de trajet est rallongé de 45mn..." - Putain de bouchons...
rmx971

rmx971

C’est un peu l’inverse pour le trajet des vacances... On a l’impression que c’est rapide à l’aller car on est optimiste quant à la destination, et inversement au retour... Cette théorie du coup ne serait valable que pour un trajet « neutre », ou ni l’aller, ni le retour seraient source d’enthousiasme ou de déception ?!
untel79

untel79

Je ne suis pas sûr de la formulation. J aurais pensé que le fait qu un trajet retour paraisse plus court qu un trajet aller soit plus lié à l expérience acquise lors de cet aller ou d un biais d ancrage. Cette théorie expliquerait néanmoins le réajustement du temps passé mais l optimisme/pessimisme/réalisme ne me semble pas en rapport
Sleeperstyle

Sleeperstyle

L'anecdote parle de la violation des attentes pas de la modification de perception du temps. C'était juste un exemple. La 1ere source parle de la violation des attentes entre 2 individus dans un contexte de vie/norme sociales. La 2eme de pas grand chose. Et la 3eme de violer les attentes (casser les schémas mentaux foireux) pour rééduquer les gens souffrant de phobies et autres troubles mentaux. En gros ce qu'il faut comprendre est qu'on fonctionne à base d'idées préconçues sur la vie et le déroulé logique des évènements. On anticipe ce qui doit se passer selon nos schéma logiques, notre système de valeurs et notre état d'esprit. Bref on anticipe le futur d'après nos expériences passées, notre éducation, nos valeurs. Lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu et que nos attentes ne sont pas satisfaites ça déclenche des réactions. D'après ce que j'ai lu le processus est: Attentes, violation des attentes, éveil d'intérêt, analyse de la situation, évaluation du danger, choix de la réaction (positive, négative, ajustement..). Un super système de vie et d'apprentissage en somme. Le cerveau prédit tout et n'importe quoi et à chaque fois qu'une prédiction s'avère erronée il corrige l'outil pour tenter de prédire de plus en plus fidèlement la réalité. C'est notamment de ce type de biais cognitif que viendrait l'esprit de contradiction. Ce qui fait que lorsque quelqu'un dit "noir" on a tendance a dire "blanc" comme pour tendre vers une moyenne plausible et acceptable.
NOmatters

NOmatters

Je trouvais que le terme "violation" était très fort pour parler de l'estimation de la durée d'un trajet (ou du temps en général) , alors j'ai lu les sources et, en réalité, la théorie de la violation des attentes n'a absolument rien à voir avec la perception du temps. Elle s'applique en réalité aux relations interpersonnelles, et ce n'est que l'autre qui est en capacité de "violer" mes attentes, parce que je m'attends toujours à quelque chose de la part d'autrui. Et à l'origine, la théorie s'intéressait uniquement à la distanciation physique (thème d'actualité) et selon les personnes rencontrées qui peuvent être un conjoint, un enfant, un collègue, un commerçant..., on s'attend à ce qu'il se tiennent à une certaine distance de soi. Et donc , on peut également, comme disent les Suisses, "être déçus en bien" par les gens qui se tiennent un peu plus loin de soi que ce que l'on aurait voulu.
LaGlobule

LaGlobule

Cela me fait penser au ressenti du temps d'attente suivant si tu sais ou pas combien cela va durer : Si tu arrives chez le dentiste et qu'on te dit : "patientez 10 minutes", tu acceptes tout de suite cette durée. Si on te dit simplement "patientez, le dentiste viendra vous chercher", tu t'impatientes plus vite et au final, les 10 minutes te semblent plus longues... Il y a surement un nom à ce phénomène, mais je laisse les plus érudits nous l'expliquer... à moins qu'il n'y ait que moi qui ressente cela :(
TheCody

TheCody

Ça me fait pareil en amphi, les deux premières heures de cours me semblent très longues et... ah bah non en fait les deux suivantes aussi.
rem170

rem170

Je ne comprends pas l'anecdote... du mal à émerger ce matin visiblement :) Si le cerveau "réévalue le temps de trajet à la hausse au retour" (comme c'est rédigé), comment ce temps paraîtra-il plus court après ?