Les troupeaux mixtes optimisent les chances de survie

Pour optimiser leurs chances face aux prédateurs, certains animaux se préviennent mutuellement, formant des troupeaux mixtes. C'est notamment le cas des zèbres et des autruches : les premiers ont une vue médiocre, mais l'ouïe et l'odorat développés. A contrario, les autruches ont une excellente vue.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Nok_Turn

Nok_Turn

Magnifique phénomène merci ! Encore du positif ? La nature est réputée cruelle, la raison du plus fort, la fameuse « loi de la jungle », une nature réputée « cruelle », qui serait le seul moteur de l'évolution. Pourtant il existe aussi une raison du plus faible. C'est parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions. Un parallèle avec notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le «toujours plus », qui est promise aux mêmes cataclysmes que dans la nature et la disparition des dinosaures, un cataclysme financier ou nucléaire cette fois, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles. (Extrait) Si vous voulez en savoir plus sur l’extraordinaire énergie des petits, qu’il s’agisse du monde végétal ou du monde animal j’invite à lire le livre « la raison du plus faible » de Jean-Marie Pelt. ;)
Raspa

Raspa

L'anecdote évoque le mutualisme : 2 espèces qui n'ont pas besoin de l'autre pour survivre mais trouvent un avantage, celui-ci pouvant être la protection, l’apport de nutriments, la pollinisation, la dispersion, etc. A ne pas confondre avec le commensalisme : une espèce profite d'une autre sans qu'elle n'obtienne quelque chose en retour. La "raison du plus faible" n'existe pas, pour la simple et bonne raison que ça n'existe pas. Aucune espèce n'est plus faible ou plus gentille que les autres, sinon elle ne serait plus de ce monde. Pour reprendre l'exemple de l'anecdote, une autruche c'est tout sauf faible : elle court très vite et voit très loin dans les savanes : c'est très dur de l'avoir. Le zèbre entend et sent très bien mais il est aussi très agressif. Plus d'un prédateur a goûté la douceur d'un sabot de zèbre relativement peu content d'être pourchassé. Les pauvres petites antilopes que l'on prend pour des big mac sur pattes sont les animaux les plus nombreux d'Afrique et ce n'est pas grâce à leur faiblesse. Entre des mâles très agressifs avec des cornes aiguisées comme une lance et l'agilité hors du commun des autres… C'est presque une insulte de dire que ces antilopes sont faibles. Je pense que tout le monde a compris l'idée : il n'y a pas d'animaux faibles, juste des humains qui pensent que si on n'a pas de crocs et des griffes alors on est un steak sur pattes. Quant à dire que les plus belles histoires de solidarité et de symbiose, sont nées chez les plus "faibles", là encore c'est un point de vue du grand big boss tyrannique contre lequel la masse doit lutter ou subir. Par exemple, si on regarde des bons documentaires, on comprend très vite que la difficulté est énorme côté prédateur. On va faire simple avec le cas d'école le plus connu : le lion. Le lion doit s'approcher de ses proies à environ 20/10m sans se faire repérer ! Chose plus dure qu'on ne le pense. Ensuite ses proies sont soit très fortes (girafe), soit des champions d'agilité et de la confusion (impala). Il doit donc chasser en groupe, se coordonner, établir une stratégie (oui, oui) et se lancer au bon moment pour attraper la proie. Après 10s, si rien n'est pris fin de la tentative. Ce n'est pas pour rien que le roi de la jungle n'a un taux de succès que de 20/30% en moyenne. L'entraide est donc primordiale au sein d'une fierté de lion. Lion qui, lorsqu'ils seront trop vieux, ne pourront plus suivre le groupe pour chasser et se retrouveront seuls… attaquer par tous les autres animaux et très souvent mis à mort par des hyènes ou dévorer vivant par des vautours lorsqu'ils seront trop faible pour bouger et au seuil de leur agonie. Pas joyeux, joyeux la fin de vie du roi de la jungle. NOmatters a complètement raison : c'est l'adversité entre prédateurs et proies qui est le ciment de ces interactions inter-espèces. Ces deux grandes catégories regorgent d'histoires incroyables sur leur adaptation ou coopération inter-espèce. Exemples à foison : Les lycaons laissent en vie les francolins noirs qui sont des compagnons de jeu pour leurs chiots et une alarme sur patte en cas de danger. Le francolin a lui la protection des lycaons. Les zèbres mâle qui doivent surveiller leur territoire seuls rejoignent des troupeaux d'impalas car 100 paires d'yeux sont plus efficaces qu'une seule (et donc ne chassent pas les impalas mangeant sur leur coin). Les pucerons nourrissent les fourmis et ces dernières les protègent. Les crocodiles laissent les oiseaux manger les restes entre leurs dents pour avoir des dents "propres". Les animaux frugivores qui favorisent la pousse de gros fruits et la reproduction de ces derniers. La liste est longue, comme ce comm', donc je vais arrêter la.
Torbalant

Torbalant

Je ne savais pas que les zèbres et les autruches vivaient dans les mêmes régions. Je me coucherai moins bête!

Tous les commentaires

Nicontrarié

Nicontrarié

Je sens venir un puissant contributeur permanent sur SCMB, Nok :) Enfin si tu le sens, quoi, j'ai l'impression que tu a fait bonne impression. En tout cas j'ai bien aimé votre débat, la preuve: j'ai rien dit... ^^
Raspa

Raspa

L'anecdote évoque le mutualisme : 2 espèces qui n'ont pas besoin de l'autre pour survivre mais trouvent un avantage, celui-ci pouvant être la protection, l’apport de nutriments, la pollinisation, la dispersion, etc. A ne pas confondre avec le commensalisme : une espèce profite d'une autre sans qu'elle n'obtienne quelque chose en retour. La "raison du plus faible" n'existe pas, pour la simple et bonne raison que ça n'existe pas. Aucune espèce n'est plus faible ou plus gentille que les autres, sinon elle ne serait plus de ce monde. Pour reprendre l'exemple de l'anecdote, une autruche c'est tout sauf faible : elle court très vite et voit très loin dans les savanes : c'est très dur de l'avoir. Le zèbre entend et sent très bien mais il est aussi très agressif. Plus d'un prédateur a goûté la douceur d'un sabot de zèbre relativement peu content d'être pourchassé. Les pauvres petites antilopes que l'on prend pour des big mac sur pattes sont les animaux les plus nombreux d'Afrique et ce n'est pas grâce à leur faiblesse. Entre des mâles très agressifs avec des cornes aiguisées comme une lance et l'agilité hors du commun des autres… C'est presque une insulte de dire que ces antilopes sont faibles. Je pense que tout le monde a compris l'idée : il n'y a pas d'animaux faibles, juste des humains qui pensent que si on n'a pas de crocs et des griffes alors on est un steak sur pattes. Quant à dire que les plus belles histoires de solidarité et de symbiose, sont nées chez les plus "faibles", là encore c'est un point de vue du grand big boss tyrannique contre lequel la masse doit lutter ou subir. Par exemple, si on regarde des bons documentaires, on comprend très vite que la difficulté est énorme côté prédateur. On va faire simple avec le cas d'école le plus connu : le lion. Le lion doit s'approcher de ses proies à environ 20/10m sans se faire repérer ! Chose plus dure qu'on ne le pense. Ensuite ses proies sont soit très fortes (girafe), soit des champions d'agilité et de la confusion (impala). Il doit donc chasser en groupe, se coordonner, établir une stratégie (oui, oui) et se lancer au bon moment pour attraper la proie. Après 10s, si rien n'est pris fin de la tentative. Ce n'est pas pour rien que le roi de la jungle n'a un taux de succès que de 20/30% en moyenne. L'entraide est donc primordiale au sein d'une fierté de lion. Lion qui, lorsqu'ils seront trop vieux, ne pourront plus suivre le groupe pour chasser et se retrouveront seuls… attaquer par tous les autres animaux et très souvent mis à mort par des hyènes ou dévorer vivant par des vautours lorsqu'ils seront trop faible pour bouger et au seuil de leur agonie. Pas joyeux, joyeux la fin de vie du roi de la jungle. NOmatters a complètement raison : c'est l'adversité entre prédateurs et proies qui est le ciment de ces interactions inter-espèces. Ces deux grandes catégories regorgent d'histoires incroyables sur leur adaptation ou coopération inter-espèce. Exemples à foison : Les lycaons laissent en vie les francolins noirs qui sont des compagnons de jeu pour leurs chiots et une alarme sur patte en cas de danger. Le francolin a lui la protection des lycaons. Les zèbres mâle qui doivent surveiller leur territoire seuls rejoignent des troupeaux d'impalas car 100 paires d'yeux sont plus efficaces qu'une seule (et donc ne chassent pas les impalas mangeant sur leur coin). Les pucerons nourrissent les fourmis et ces dernières les protègent. Les crocodiles laissent les oiseaux manger les restes entre leurs dents pour avoir des dents "propres". Les animaux frugivores qui favorisent la pousse de gros fruits et la reproduction de ces derniers. La liste est longue, comme ce comm', donc je vais arrêter la.
Torbalant

Torbalant

Je ne savais pas que les zèbres et les autruches vivaient dans les mêmes régions. Je me coucherai moins bête!
Nok_Turn

Nok_Turn

Magnifique phénomène merci ! Encore du positif ? La nature est réputée cruelle, la raison du plus fort, la fameuse « loi de la jungle », une nature réputée « cruelle », qui serait le seul moteur de l'évolution. Pourtant il existe aussi une raison du plus faible. C'est parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions. Un parallèle avec notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le «toujours plus », qui est promise aux mêmes cataclysmes que dans la nature et la disparition des dinosaures, un cataclysme financier ou nucléaire cette fois, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles. (Extrait) Si vous voulez en savoir plus sur l’extraordinaire énergie des petits, qu’il s’agisse du monde végétal ou du monde animal j’invite à lire le livre « la raison du plus faible » de Jean-Marie Pelt. ;)