Les malades psychiatriques ont subi une extermination douce

"Extermination douce" est un terme qui désigne la mort par abandon et manque de soin de plus de 45 000 malades dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'Occupation. Le phénomène ne fit l'objet d'aucune étude jusqu'en 2005 et reste très méconnu.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

TybsXckZ

TybsXckZ

On ne peut pas dire que l'article wikipedia soit très joyeux : "Certains hôpitaux psychiatriques, tel celui de Clermont, sont durant la guerre peuplés de squelettes ambulants mangeant leurs doigts, leurs excréments, l'écorce des arbres, les chats errants, les pissenlits, les ordures. Une statistique faite en 1943 dans un service de femmes révèle que le poids moyen des malades décédant est de 32 kilogrammes, celui de certaines patientes, de taille normale, étant de 23". Je n'avais jamais entendu parler de cette histoire et il est important je crois de sortir tous ces squelettes de nos placards historiques. Ensuite, il faudrait remettre un peu de contexte. Malheureusement si les pénuries étaient généralisées, il apparaît probable (je n'ai pas dit normal) que les asiles ou les prisons soient les derniers servis.
Echino

Echino

Autant habituellement il y a toujours une personne avec un commentaire intéressant qui apporte à l'anecdote, autant là on sent qu'il y a une méconnaissance sur le sujet. Je trouve que ça représente très bien le désintéressement, et le manque d'information de la population au sujet des citoyens ayant des troubles psy. La prison, les matraitances physique et psychologiques quotidienne et pas uniquement en Europe ou durant la guerre. En même temps ça se comprend, la maltraitance de personnes malade, ce n'est pas un sujet très joyeux. Aujourd'hui nous sommes à des années lumières. Ce qui veut dire que dans certains hôpitaux, ils sont parfois 4 dans des chambres pour 2, pas de couvertures, pas de soin car manque d'effectifs (visite médicale une fois toute les 3 semaines), il y a 2 infirmiers pour 20 malades, et ce sont eux qui font le ménage. Du coup pour gérer ils doivent attacher les patients agités (qui vont mal, donc) à leur lit, des journées entières, laver uniquement ceux qui ont des visites ... On a fermé 50% des lit en 30 ans et gelé le budget depuis 10 ans, ça ne risque donc pas de s'améliorer. Bref la psychiatrie à toujours été un sujet tabou... Mais pour info on réserve aussi ce traitement pour nos vieux dans beaucoup d'établissements...
hoope

hoope

Je ne connaissais pas du tout. De 40 à 44, sous l'occupation dans le nord et sous la zone libre du sud. Outre les raisons idéologique les sources expliquent que le rationnement en était la cause. Le rationnement en France a duré jusqu'en 48, alors comment savoir si cette extermination c'est bien terminé en 44 ? Les chercheurs ne sont pas certains des nombres.

Tous les commentaires

Larie

Larie

Aussi * doux " qu'une " une frappe chirurgicale " est chirurgicale ...
PierrotNC

PierrotNC

Camille Claudel fait partie des victimes, morte de fam. Délaissée par son frère Paul Claudel.
lucccio

lucccio

Nous sommes tous choqués de cette extermination dite douce. Le sommes nous aussi de l'euthanasie, dont l'étymologie est "mort douce"? Les causes ne sont elles pas similaires ? Soigner et réconforter des personnes gravement malades en soins palliatif est compliqué et onéreux. Il est plus simple et efficace , tant pour la société que pour les familles, que les personnes âgées et malades "bénéficient d'une douce mort". Comme le disait Jean-François Delfraissy, le Président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) en 2018: “Je ne sais pas ce que sont le bien et le mal, et vous avez de la chance si vous le savez vous-même !”. A partir de ce raisonnement, le seul critère est celui du profit financier.
QuoVade

QuoVade

Dans la même période, 76000 français juifs ont été assassinés dans les camps de la morts.
jonfronchoin

jonfronchoin

Si quelqu'un a lu le bouquin, avait-on pris l'habitude de faire des potagers dans les asiles? Beaucoup on d'assez grands parcs herborés.
LaGlobule

LaGlobule

La priorisation de catégories d'humains au dépend d'autres se voit encore aujourd'hui dans les hôpitaux entre les "vieux" et les "jeunes". La crise du Covid l'a mise un peu en lumière mais ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas une généralité non plus, mais le critère d'acharnement thérapeutique peut être plus ou moins assoupli selon le nombre de lits dispos, de médecins... Il y a bien sûr peu (pas) de chiffres officiels, mais si vous avez des proches dans le milieu hospitalier, cela doit vous parler. Voici une vraie question philosophique : à partir de quand est-il légitime de laisser mourir autrui?
Echino

Echino

Autant habituellement il y a toujours une personne avec un commentaire intéressant qui apporte à l'anecdote, autant là on sent qu'il y a une méconnaissance sur le sujet. Je trouve que ça représente très bien le désintéressement, et le manque d'information de la population au sujet des citoyens ayant des troubles psy. La prison, les matraitances physique et psychologiques quotidienne et pas uniquement en Europe ou durant la guerre. En même temps ça se comprend, la maltraitance de personnes malade, ce n'est pas un sujet très joyeux. Aujourd'hui nous sommes à des années lumières. Ce qui veut dire que dans certains hôpitaux, ils sont parfois 4 dans des chambres pour 2, pas de couvertures, pas de soin car manque d'effectifs (visite médicale une fois toute les 3 semaines), il y a 2 infirmiers pour 20 malades, et ce sont eux qui font le ménage. Du coup pour gérer ils doivent attacher les patients agités (qui vont mal, donc) à leur lit, des journées entières, laver uniquement ceux qui ont des visites ... On a fermé 50% des lit en 30 ans et gelé le budget depuis 10 ans, ça ne risque donc pas de s'améliorer. Bref la psychiatrie à toujours été un sujet tabou... Mais pour info on réserve aussi ce traitement pour nos vieux dans beaucoup d'établissements...
TybsXckZ

TybsXckZ

On ne peut pas dire que l'article wikipedia soit très joyeux : "Certains hôpitaux psychiatriques, tel celui de Clermont, sont durant la guerre peuplés de squelettes ambulants mangeant leurs doigts, leurs excréments, l'écorce des arbres, les chats errants, les pissenlits, les ordures. Une statistique faite en 1943 dans un service de femmes révèle que le poids moyen des malades décédant est de 32 kilogrammes, celui de certaines patientes, de taille normale, étant de 23". Je n'avais jamais entendu parler de cette histoire et il est important je crois de sortir tous ces squelettes de nos placards historiques. Ensuite, il faudrait remettre un peu de contexte. Malheureusement si les pénuries étaient généralisées, il apparaît probable (je n'ai pas dit normal) que les asiles ou les prisons soient les derniers servis.
hoope

hoope

Je ne connaissais pas du tout. De 40 à 44, sous l'occupation dans le nord et sous la zone libre du sud. Outre les raisons idéologique les sources expliquent que le rationnement en était la cause. Le rationnement en France a duré jusqu'en 48, alors comment savoir si cette extermination c'est bien terminé en 44 ? Les chercheurs ne sont pas certains des nombres.