Les enseignants sont peu souvent en maladie

Contrairement à ce que l'on peut entendre parfois, les enseignants sont dans la fonction publique ceux qui s'absentent le moins pour raison de santé (2,6% d’absents au moins un jour au cours d’une semaine). Leur taux d'absentéisme est même nettement inférieur à celui des salariés du privé (3,9%)

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Commentaires préférés

klinnz

klinnz

L’idée reçue vient sans doute du fait qu’une absence impacte tout de suite un grand nombre de personnes.
Felixbus

Felixbus

Après quelques recherches, j'ai pu récupérer les informations suivantes : Malgré le taux d'absentéisme plus faible chez les enseignants que dans le secteur privé, le nombre de jours d'absence moyen est sensiblement le même (11,6 jours contre 11,7) Celà semble s'expliquer par le fait que les enseignants sont plus sujets à des maladies psychiatriques telle que la dépression, conduisant à des arrêts de travail pour cause médicale plus longs. Environ 96% des arrêts de plus de 15 jours sont remplacés donc l'impression d'absentéisme ne vient probablement pas de là. Autre fait intéressant, les enseignants en ZEP sont en moyenne absents 1,2 jour de plus par an que leurs collègues de secteurs moins sensibles; il serait peut-être temps de sérieusement se pencher sur les conditions de travail de nos professeurs
Tristram

Tristram

De mon expérience passée, dans la fonction publique hospitalière, le taux d’absentéisme est liée à la pénébilité du travail (stress compris dû au travail lui-même comme à l’environnement) mais aussi à quelques autres facteurs : - J’ai constaté un absentéisme moindre quand le fonctionnaire qui s’arrête a le sentiment de faire supporter son absence à son équipe (surtout si elle est restreinte) par une surcharge de travail - le remplacement n’est pas toujours possible. - l’absentéisme peut être moindre si l’absence doit entraîner pour l’absent au retour une surcharge de travail pour « rattraper le retard »… Exemple à l’hôpital pour des absences courtes : - Une infirmière, en s’absentant, peut avoir le sentiment de surcharger ses collègues mais elle ne trouvera pas du travail à rattraper en plus à son retour (les malades auront été pris en charge). - Un administratif, à son retour, retrouvera sur son bureau le travail non fait pendant son absence. - Assez curieusement, j’ai constaté que le travail d’un médecin est très standardisé et le problème est plutôt de trouver un remplaçant sinon, dans la grande majorité des cas, le remplacement est efficace d’emblée. Ce qui ne veut pas dire qu’un hôpital peut tourner uniquement avec des médecins de passage… Les cas sont donc très divers selon les emplois et les situations, et les statistiques réduites à quelques moyennes n’ont aucunement signification exploitable.

Tous les commentaires

Soweto974

Soweto974

Pas le temps d'être absents ils font toujours en vacances !
Loweak

Loweak

Ces chiffres sont biaisés. Avoir 1 ou 2 semaines de congés tout les 2 mois limite les arrêts de convenance très nombreux dans le privé ce qui fausse les stats. La bonne stat devrait être le temps d'absence moyen par heure travaillé pour mettre à égalité les différents régimes.
forezien63

forezien63

Sommes nous vraiment absent lorsque nous sommes présents durant les vacances scolaires? Je veux dire que sur 52 semaines avec environs 20 semaines de vacances scolaires.... (n'y voyez aucune jalousie de ma part car ma femme est enseignante danc tant mieux pour elle). Ça fait déjà 100% de non absents en tant que preneur de congé. Il ne reste plus que 32 semaines à ''serrer la ceinture'' pour ne pas être trop absent là où les autres doivent la jouer sur 47 semaines. Du coup l'étude est sûrement biaisée si on ne prend pas ce paramètre en compte. Attention aux chiffres bruts.
SpeedRod

SpeedRod

L'article du point donne 5,5% et non de 2,6 soit comme dans le privé. Les enseignants sont donc absents 12 jours comme dans le privé uniquement pour maladie. https://www.lepoint.fr/education/education-nationale-les-enseignants-sont-ils-plus-absents-que-la-moyenne-des-travailleurs-francais-15-01-2024-2549797_3584.php#:~:text=Globalement%2C%20un%20peu%20moins%20de,(environ%205%2C5%20%25) Le problème pour moi n'est pas forcément les absences mais le remplacement sûrement lié à une gestion bizarre des remplaçants. Par contre je m'interroge sur le fait qu'il y a plus d'absence et/ou de non remplacement dans le public que dans le privé.
Out2box

Out2box

J'adore les stats comme ça. Donc si on résume on ne prend pas en compte qu'un enseignant travail moins de semaines qu'un salarié lambda (15 semaines de congés contre 5), on ne prend pas en compte les absences pour formations, réunions pédagogiques ou voyages scolaires, ni celles pour congés maternité/paternité ou les maladies professionnelles.. donc on parle que de jour de maladies et d'accidents ce qui n'a pas grand chose a voir avec l'absentéisme réel constaté. De plus c'est une moyenne nationale.
Suzzy

Suzzy

Peu d'enseignants sont malades néanmoins beaucoup de cours ne sont pas assurés...En effet de nombreux profs ont des convocations, des formations, organisent des voyages ou sorties scolaires, participent à des erasmus pendant plusieurs semaines... bref, les profs travaillent, néanmoins élèves n'ont pas cours... Je suis prof et être face aux élèves ne semble toujours pas la priorité... aujourd'hui un bon prof aux yeux de la hiérarchie c'est celui qui passe sa vie en formation ou en projet bref celui qui n'est jamais devant ses élèves...
Agathe33

Agathe33

C'est peut-être aussi parce qu'on a un jour de carence, alors que dans le privé il peut ne pas y en avoir ? En prenant mon cas personnel, quand je ne fais pas d'heure sup, je n'ai que 15h de cours par semaine, j'ai mon mercredi libre, et peut-être même 1 autre jour (actuellement j'ai 19h de cours et j'ai mon mardi après-midi libre + le mercredi) : Si je ne me sens pas bien, je n'ai pas envie de me prendre 1 jour de carence, plus du retard avec mes élèves...(la fameuse progression qu'il faut absolument respecter !)...je vais prendre mon mal en patience, quitte à comater pendant les 3-4h de cours, et puis tant pis. Quand mon mari ne se sent pas bien, déjà il n'a pas de jour de carence, et en plus ses journées sont plutôt chargées (8h30-18h30), donc il va "capituler" plus facilement que moi. Peut-être qu'il essaiera le télétravail, mais s'il n'y arrive pas il se mettra en arrêt.
Tristram

Tristram

À noter, pour l’armée, que l’état de santé est sans doute au-dessus de la moyenne dès le recrutement et que la moyenne d’âge est plutôt jeune.
demolcar

demolcar

Le problème principal dans l'enseignement sont les replacements. Dans d'autres secteurs, privés ou publics, si quelqu'un est absent soit on trouve quelqu'un pour prendre son poste soit les taches journalières sont reléguées jusqu'au retour de l'employé. Aucune de ces solutions n'est possible dans une école. Les profs remplaçants ne sont pas gérés localement et on favorise le remplacement des longues absences. En grande Bretagne les écoles font appel à des agences pour assurer les remplacements s'ils ne peuvent utiliser les heures libres des autres profs. Il est extremement rare qu'une classe se retrouve sans prof (même le directeur de l'établissement s'y colle si nécessaire). Ça a bien sûr un coût mais c'est beaucoup plus efficace que le système français.
Tristram

Tristram

De mon expérience passée, dans la fonction publique hospitalière, le taux d’absentéisme est liée à la pénébilité du travail (stress compris dû au travail lui-même comme à l’environnement) mais aussi à quelques autres facteurs : - J’ai constaté un absentéisme moindre quand le fonctionnaire qui s’arrête a le sentiment de faire supporter son absence à son équipe (surtout si elle est restreinte) par une surcharge de travail - le remplacement n’est pas toujours possible. - l’absentéisme peut être moindre si l’absence doit entraîner pour l’absent au retour une surcharge de travail pour « rattraper le retard »… Exemple à l’hôpital pour des absences courtes : - Une infirmière, en s’absentant, peut avoir le sentiment de surcharger ses collègues mais elle ne trouvera pas du travail à rattraper en plus à son retour (les malades auront été pris en charge). - Un administratif, à son retour, retrouvera sur son bureau le travail non fait pendant son absence. - Assez curieusement, j’ai constaté que le travail d’un médecin est très standardisé et le problème est plutôt de trouver un remplaçant sinon, dans la grande majorité des cas, le remplacement est efficace d’emblée. Ce qui ne veut pas dire qu’un hôpital peut tourner uniquement avec des médecins de passage… Les cas sont donc très divers selon les emplois et les situations, et les statistiques réduites à quelques moyennes n’ont aucunement signification exploitable.
Felixbus

Felixbus

Après quelques recherches, j'ai pu récupérer les informations suivantes : Malgré le taux d'absentéisme plus faible chez les enseignants que dans le secteur privé, le nombre de jours d'absence moyen est sensiblement le même (11,6 jours contre 11,7) Celà semble s'expliquer par le fait que les enseignants sont plus sujets à des maladies psychiatriques telle que la dépression, conduisant à des arrêts de travail pour cause médicale plus longs. Environ 96% des arrêts de plus de 15 jours sont remplacés donc l'impression d'absentéisme ne vient probablement pas de là. Autre fait intéressant, les enseignants en ZEP sont en moyenne absents 1,2 jour de plus par an que leurs collègues de secteurs moins sensibles; il serait peut-être temps de sérieusement se pencher sur les conditions de travail de nos professeurs
LaGlobule

LaGlobule

Ce chiffre doit être proratisé en fonction du nombre de jours travaillés, qui est inférieur chez les enseignants. Même si ce nombre réduit est compensé (plus ou moins selon les profs) par le travail personnel à la maison, mais qui de toute façon ne rentre pas en compte dans les stats de l'anecdote...
JackJack78

JackJack78

Sauf erreur le taux présente ici donne une idée du nombre de personnes qui s’absentent sur une population totale. Pas du nombre de jours d’absence Et évidemment le problème du remplacement qui est crucial. Un prof absent 1 jour gênera directement les 20 ou 30 élèves sur ces 8h. Il y a plus facilement un effet lissant dans le privé ou les fonctions sont moins en direct avec autant de gens en face.
klinnz

klinnz

L’idée reçue vient sans doute du fait qu’une absence impacte tout de suite un grand nombre de personnes.