Le suicide chez les vétérinaires est élevé

Les vétérinaires se suicident 3 à 4 fois plus que la moyenne de la population selon les pays. Parmi les causes qui expliqueraient cette statistique, il y a le harcèlement subi de la part de propriétaires leur reprochant la mort de leur animal de compagnie, l'accès à des produits mortels, mais aussi le rapport quotidien à la mort qui rend le suicide davantage envisageable.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

fuust

fuust

Et si on traitait le sujet dans l'autre sens ? Je n'ai pas réussi à trouver des données aussi complètes et détaillées que les tiennes mais il doit y avoir environ la moitié de la population qui a des risques de suicides nettement inférieur ? Tu aurais des infos dans ce sens ? On pourrait même en faire une anecdote. "Le suicide chez les <Profession> est nettement moins élevé."
Gilgawesh

Gilgawesh

Plus que le rapport à la mort, je pense que c'est le rapport à "l'euthanasie" (je ne sais pas pas si on peut utiliser ce terme pour des animaux) qui est particulier à cette profession. Je ne dis pas qu'on les pique dès qu'il y a un pet de travers, mais le "ça lui a évité de souffrir" m'a l'air de revenir bien souvent chez les propriétaires d'animaux (sans juger du bien fondé de la chose). Dans le même ordre d'idée je serais curieux de connaître leur vision de l'eugénisme ou de l'avortement par exemple, s'il est différent de la moyenne de la population du fait de la pratique de leur profession.
Zekran12

Zekran12

Est-ce que ce constat est visible aussi chez les médecins ? En effet, les raison citées dans l'anecdote s'applique probablement aussi dans le milieu médical.

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Oazi

Oazi

Je suis vétérinaire et je réalise ma thèse plus ou moins en lien avec la notion de mal-être au sein de la profession, du coup je me permets d'ajouter mon petit commentaire. L'une des premières causes de mal-être pour les vétérinaires qui exercent en clinique, c'est la clientèle. Comme tous les gens qui ont déjà travaillé en relation avec des clients pourront le dire, la clientèle c'est épuisant : même si beaucoup de gens sont corrects, il y a toujours des clients irrespectueux, insultants voire violents. Et à ça s'ajoutent quelques particularités : la pression des clients pour être disponibles tout le temps (sachant que les mêmes vétérinaires assurent les consultations dans la journée et les gardes de nuit, d'autant plus fréquemment dans les petites structures), le fait de devoir se battre pour être payés, les horaires qui empiètent sur la vie perso, le rythme des journées, l'absence de reconnaissance... Plus encore, l'épuisement émotionnel : certaines situations sont difficiles mais "normales" (par exemple, accompagner quelqu'un lors d'une euthanasié, c'est fatigant émotionnellement mais c'est normal de le faire), mais beaucoup de vétérinaires sont épuisés face aux tentatives de culpabilisation des clients, pour qui c'est plus facile de reprocher des soins trop chers, trop longs, pas miraculeux..., et aussi face à la "maltraitance passive" (par exemple, laisser évoluer les choses jusqu'au point où le vétérinaire ne peut plus que proposer l'euthanasie, sans remise en question aucune des propriétaires). Je n'ai pas encore une très grande expérience pro, mais je peux déjà citer des dizaines d'exemples : les gens qui t'abandonnent la chienne à pyometre que tu as du stériliser et qui n'est donc plus utile pour la reproduction, ceux qui te demandent d'euthanasier le vieux chat cachectique qui n'a jamais vu un vétérinaire et qui aurait bien pu vivre quelques temps encore avec un peu de volonté et un traitement, ceux pour qui c'est plus facile d'aller récupérer un nouveau chaton pour les enfants que de soigner celui qu'ils t'amènent... C'est vraiment des situations fréquentes, et malheureusement il n'y a pas assez de petits chiots trop mignons à câliner pour compenser. Surtout, c'est d'autant plus difficile qu'on ne nous y a pas vraiment préparé à l'école, où la clientèle est vraiment différente. Les connaissances théoriques, la technique... ça va, mais la gestion de la clientèle c'est un désert d'apprentissage. Alors bien sûr il y a pleins d'autres raisons, notamment l'accès à des euthanasiants. Mais dans les faits, plus d'un vétérinaire sur cinq à déjà envisagé le suicide, plus d'un sur trois a déjà fait un burn-out.
Angèle2706

Angèle2706

Une chaîne YouTube va être créée par un vétérinaire normand (mon veto). Dr Nicolas Deswarte. La chaîne va s'appeler VETO +. Il y a pour le moment un compte Fb. Le but de cette chaîne est de denoncer, de protéger et soutenir la nouvelle génération de vétérinaire. Je vous invite à consulter.
Starkiller44

Starkiller44

J'avoue ne pas être trop surpris finalement. Dans mon entourage professionnel j'ai connu deux suicides de vétérinaires (mais ils n'étaient pas dans le même cabinet). Dont l'un dans son cabinet avec le produit qui sert à euthanasier les animaux. C'est vraiment hyper triste, comme tout suicide je pense, mais ils étaient tout les deux jeunes et avaient des enfants. Edit : les deux étaient en instance de divorce, mais je ne peux pas dire que ce soit la cause de leur passage à l'acte
Rooyo

Rooyo

Il serait intéressant de regarder les autres métiers habilités à donner ou côtoyer la mort, que ce soit un être humain ou un animal. Militaire ? boucher ? fossoyeur ? le mec qui travaille dans un abattoir ?
maxwell59

maxwell59

Chômeur ça passe
rem170

rem170

Se suicider c'est aller au bout du bout d'un état dépressif... Comme le disent des intervenants, avoir le "moyen" de le faire à disposition (injection, arme...) doit jouer dans les statistiques. Il serait donc intéressant de connaître les statistiques du nombre de dépressifs par métier. Comme ça a été dit aussi, le lieu d'habitation, le climat, doivent jouer un rôle très important. En tous cas, je suis très surpris d'apprendre que les vétérinaires sont dans le peloton de tête. JMCMB
Gilgawesh

Gilgawesh

Plus que le rapport à la mort, je pense que c'est le rapport à "l'euthanasie" (je ne sais pas pas si on peut utiliser ce terme pour des animaux) qui est particulier à cette profession. Je ne dis pas qu'on les pique dès qu'il y a un pet de travers, mais le "ça lui a évité de souffrir" m'a l'air de revenir bien souvent chez les propriétaires d'animaux (sans juger du bien fondé de la chose). Dans le même ordre d'idée je serais curieux de connaître leur vision de l'eugénisme ou de l'avortement par exemple, s'il est différent de la moyenne de la population du fait de la pratique de leur profession.
fuust

fuust

Et si on traitait le sujet dans l'autre sens ? Je n'ai pas réussi à trouver des données aussi complètes et détaillées que les tiennes mais il doit y avoir environ la moitié de la population qui a des risques de suicides nettement inférieur ? Tu aurais des infos dans ce sens ? On pourrait même en faire une anecdote. "Le suicide chez les <Profession> est nettement moins élevé."
Zekran12

Zekran12

Est-ce que ce constat est visible aussi chez les médecins ? En effet, les raison citées dans l'anecdote s'applique probablement aussi dans le milieu médical.