Le réclusoir n'était pas vraiment tout confort

Un réclusoir est une cellule souvent annexée à une église et munie d'une petite fenêtre grillagée pour le passage de la nourriture, d'une ouverture au sol pour les excréments et d'un hagioscope pour entendre la messe. Il permettait à des pénitents (en général des femmes) de s'isoler du monde, parfois à vie.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

pourquoipas

pourquoipas

Et en plus dans la deuxième source une anecdote dans l anecdote: "Sur le mur extérieur, une devise latine : « Tu, ora » (« Toi, prie »), invitation au recueillement que le bon peuple, qui ne la comprend pas, a lue « Trou aux rats »" Perso j adore les expressions qui viennent d'une mauvaise compréhension orale. Comme "parler français comme une vache espagnole", "se faire appeler Arthur ","vasistas", etc... Pour le trou à rat j'aurais jamais imaginé que c'était également le cas.
Moe0150

Moe0150

Ces réclusoirs possédaient une petite ouverture, la fenestrelle, donnant sur l'intérieur ou sur l'extérieur de l'église, souvent côté cimetière. Il n'y avait que par cet unique biais que la recluse pouvait parler au monde extérieur, ou recevoir la charité publique (tranches de pain, un peu d'eau, de bois etc), en revanche le trou n'était pas assez large pour laisser passer la litière et évacuer les immondices. La personne isolée vivait de prières et de ce que le peuple voulait bien lui donner, et était vêtue d'un simple cilice. En grande majorité, ces réclusoirs étaient réservés aux femmes. La porte était scellée par l'évêque ou carrément murée. À leur mort, les recluses étaient très souvent enterrées dans la cellule. C'est d'ailleurs dans un réclusoir qu'une des scènes les plus émouvantes de la littérature francaise prend vie. A la fin de Notre-Dame-de-Paris d'Hugo, la Sachette tentera - en vain dans une scène déchirante - de cacher sa fille Esmeralda dans sa cellule.
Musaraigne006

Musaraigne006

je vous conseille de lire "quand sors la recluse" de Fred Vargas. et au delà, de lire tout Vargas...

Tous les commentaires

asse1234

asse1234

Un roman de Fred Vargas en parle également il me semble que c’est « quand sort la recluse » Je n’avais pas vu le commentaire de musaraigne, au temps pour moi
Musaraigne006

Musaraigne006

je vous conseille de lire "quand sors la recluse" de Fred Vargas. et au delà, de lire tout Vargas...
Moe0150

Moe0150

Ces réclusoirs possédaient une petite ouverture, la fenestrelle, donnant sur l'intérieur ou sur l'extérieur de l'église, souvent côté cimetière. Il n'y avait que par cet unique biais que la recluse pouvait parler au monde extérieur, ou recevoir la charité publique (tranches de pain, un peu d'eau, de bois etc), en revanche le trou n'était pas assez large pour laisser passer la litière et évacuer les immondices. La personne isolée vivait de prières et de ce que le peuple voulait bien lui donner, et était vêtue d'un simple cilice. En grande majorité, ces réclusoirs étaient réservés aux femmes. La porte était scellée par l'évêque ou carrément murée. À leur mort, les recluses étaient très souvent enterrées dans la cellule. C'est d'ailleurs dans un réclusoir qu'une des scènes les plus émouvantes de la littérature francaise prend vie. A la fin de Notre-Dame-de-Paris d'Hugo, la Sachette tentera - en vain dans une scène déchirante - de cacher sa fille Esmeralda dans sa cellule.
pourquoipas

pourquoipas

Et en plus dans la deuxième source une anecdote dans l anecdote: "Sur le mur extérieur, une devise latine : « Tu, ora » (« Toi, prie »), invitation au recueillement que le bon peuple, qui ne la comprend pas, a lue « Trou aux rats »" Perso j adore les expressions qui viennent d'une mauvaise compréhension orale. Comme "parler français comme une vache espagnole", "se faire appeler Arthur ","vasistas", etc... Pour le trou à rat j'aurais jamais imaginé que c'était également le cas.