La constante de Hubble reste un mystère

La constante de Hubble permet de mesurer le taux d'expansion de l'Univers à un moment donné. Les scientifiques ont du mal à la déterminer précisément : deux méthodes aboutissent à des résultats proches mais incompatibles : ~67 ou ~73 km/s/mégaparsec. Cette différence est encore inexpliquée.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

MasterUtopia

MasterUtopia

Deux méthodes principales sont utilisées pour estimer la constante de Hubble : - Méthode des Supernovae et des Céphéides : Cette approche repose sur l'observation des étoiles Céphéides* (qui servent de "bougies standard" pour mesurer les distances dans l'Univers proche) et des supernovae de type "la" (qui sont utilisées pour mesurer des distances plus lointaines). En mesurant la distance de ces objets et leur décalage vers le rouge, les scientifiques estiment la constante de Hubble. Cette méthode aboutit à une valeur autour de 73 km/s/Mpc. *Les étoiles Céphéides sont un type particulier d'étoiles variables, c'est-à-dire que leur luminosité varie de manière régulière sur une période de temps bien définie. Ce qui les rend extrêmement précieuses pour les astronomes, c'est la relation directe entre la période de variation de leur luminosité et leur luminosité intrinsèque. Méthode du fond diffus cosmologique : Cette approche utilise les observations du fond diffus cosmologique, qui est la lumière résiduelle du Big Bang. En analysant les fluctuations dans le CMB, les scientifiques peuvent déduire des paramètres cosmologiques, dont la constante de Hubble, mais à partir d'une époque très ancienne de l'Univers. Cette méthode aboutit à une valeur autour de 67 km/s/Mpc. Cette divergence est connue sous le nom de "tension de Hubble". Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer cette tension, telles que des erreurs systématiques dans l'une ou l'autre des méthodes, ou des phénomènes encore inconnus dans la physique cosmologique, comme l'existence d'une nouvelle forme d'énergie ou de matière, ou des modifications aux théories de la gravité à grande échelle.
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Une étude tout juste parue en pré-print, donc encore non revue par les pairs, indiquerait que le télescope James Webb aurait validé la mesure par la méthode du fond cosmologique. C’est une news importante dans le milieu. Source : https://phys.org/news/2024-08-analysis-webb-universe-expansion-hubble.html
Mendosa

Mendosa

Si comme moi vous êtes novices en la matière et vous demandez ce qu’est un « megaparsec », voici une définition : Le parsec est une unité de distance correspondant à une longueur. Elle permet d'exprimer la distance qui nous sépare, notamment, d'étoiles et de galaxies. Son calcul repose sur l'angle de parallaxe de l'astre par rapport à la Terre. Et donc le mégaparsec est l’unité de mesure de longueur astronomique, valant 10^6 parsecs. J’en déduis qu’à chaque seconde qui passe, une distance d’un megaparsec de l’univers se dilate d’environ 70 km.

Tous les commentaires

fabb8

fabb8

Tout ce que je sais c'est que le faucon millénium à fait la course de Kessel en moins de 12 parsecs...
jmc75

jmc75

Vu la complexité du truc j'hésite à dire que je risque bien de me coucher plus bête ce soir... Ça tombe bien je crois que le soleil (pardon - le sommeil) m'appelle :-) !!
Mendosa

Mendosa

Si comme moi vous êtes novices en la matière et vous demandez ce qu’est un « megaparsec », voici une définition : Le parsec est une unité de distance correspondant à une longueur. Elle permet d'exprimer la distance qui nous sépare, notamment, d'étoiles et de galaxies. Son calcul repose sur l'angle de parallaxe de l'astre par rapport à la Terre. Et donc le mégaparsec est l’unité de mesure de longueur astronomique, valant 10^6 parsecs. J’en déduis qu’à chaque seconde qui passe, une distance d’un megaparsec de l’univers se dilate d’environ 70 km.
billino1000

billino1000

Une théorie récente, de l'université de Genève, propose que l'univers n'est pas en expansion mais statique et que ce sont les masses des corps cosmiques qui évoluent, modifiant ainsi leur luminosité ou leur rougeoiment.
acarus

acarus

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment dans un univers en expansion, il peut y avoir des collisions (galaxies, trous noirs etc)
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Une étude tout juste parue en pré-print, donc encore non revue par les pairs, indiquerait que le télescope James Webb aurait validé la mesure par la méthode du fond cosmologique. C’est une news importante dans le milieu. Source : https://phys.org/news/2024-08-analysis-webb-universe-expansion-hubble.html
MasterUtopia

MasterUtopia

Deux méthodes principales sont utilisées pour estimer la constante de Hubble : - Méthode des Supernovae et des Céphéides : Cette approche repose sur l'observation des étoiles Céphéides* (qui servent de "bougies standard" pour mesurer les distances dans l'Univers proche) et des supernovae de type "la" (qui sont utilisées pour mesurer des distances plus lointaines). En mesurant la distance de ces objets et leur décalage vers le rouge, les scientifiques estiment la constante de Hubble. Cette méthode aboutit à une valeur autour de 73 km/s/Mpc. *Les étoiles Céphéides sont un type particulier d'étoiles variables, c'est-à-dire que leur luminosité varie de manière régulière sur une période de temps bien définie. Ce qui les rend extrêmement précieuses pour les astronomes, c'est la relation directe entre la période de variation de leur luminosité et leur luminosité intrinsèque. Méthode du fond diffus cosmologique : Cette approche utilise les observations du fond diffus cosmologique, qui est la lumière résiduelle du Big Bang. En analysant les fluctuations dans le CMB, les scientifiques peuvent déduire des paramètres cosmologiques, dont la constante de Hubble, mais à partir d'une époque très ancienne de l'Univers. Cette méthode aboutit à une valeur autour de 67 km/s/Mpc. Cette divergence est connue sous le nom de "tension de Hubble". Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer cette tension, telles que des erreurs systématiques dans l'une ou l'autre des méthodes, ou des phénomènes encore inconnus dans la physique cosmologique, comme l'existence d'une nouvelle forme d'énergie ou de matière, ou des modifications aux théories de la gravité à grande échelle.