L'oeuvre de Balzac a créé un monde cohérent

Balzac est un écrivain foisonnant ayant réussi à faire vivre plus de 2000 personnages dont beaucoup réapparaissent d’un roman à l’autre. Le plus étonnant est qu’entre romans, les incohérences quant aux personnages, sont plutôt mineures, ce qui pourrait démontrer que Balzac vivait dans son monde.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Moe0150

Moe0150

Oh oui, une autre anecdote littéraire ! Balzac était un bourreau de travail, il se levait toutes les nuits à 1H du matin pour écrire jusqu'à 8H, avant de repartir faire une petite sieste d'une heure et travailler à nouveau ensuite. Il était réglé comme une horloge et pouvait travailler jusqu'à 18H par jour. En conséquence, il buvait des litres de café concentré tous les jours (on dit jusqu'à 50 tasses et c'est certainement le café qui l'a tué, à 51 ans). Il était également un grand amateur de gastronomie, de fruits et de petits gâteaux. Dans La peau de Chagrin, la vie est symbole d'appétit. Il aurait consommé une centaine d'huîtres et des dizaines de viandes en tout genre en une seule fois. Il avait une haine viscérale pour les polonais, c'est pourquoi on en retrouve souvent dans ses œuvres. Libertaire, Balzac commence à explorer des thèmes comme l'homosexualité masculine/féminine, la prostitution et beaucoup plus rare la zoophilie. D'abord méfiant de la nouvelle invention de Daguerre, Balzac a fini par l'adorer et n'aura de cesse d'aller se faire daguerréotyper ensuite. Sur son lit de mort, il aurait réclamé Horace Blanchon, son personnage médecin de La Comédie humaine, preuve qu'il vivait bel et bien dans son monde.
JotaBe

JotaBe

"Balzac était"* l'absence d'incohérence pourrait surtout démontrer beaucoup de travail non ?
Theounekay

Theounekay

Cela me rappelle Tolkien avec son œuvre tentaculaire. L’œuvre d’une vie je dirais. De la même manière que Balzac, Tolkien s’est perdu aussi dans son œuvre du Silmarrillion, au bout du quel il n’a jamais réussi à aller. Se perdant à la fin dans l’aspect spirituel et métaphysique que représenterai la vie éternelle des Elfs. Et je dirais que oui, c’est le propre des vrais écrivains, artistes passionnés, que de se donner corps et âmes, de vivre en quelque sorte dans ce monde parallèle qu’ils ont crée pour nous, lecteurs, mais qui vit aussi a l’intérieur d’eux même et résonnent comme une réalité. Nous pouvons nous questionner et pousser la réflexion plus loin mais est ce que ces mondes, ces personnages littéraires, ne sont ils pas au bout du compte réels quelque part puisqu’ils vivent encore à travers ces romans ? Ils traversent les âges à la manière de certains héros de guerre. Ils deviennent si connus qu’à la fin on ne sait pas s’ils ont existé ou non. Comme dans l’odyssée d’Homère et ses personnages; parmi lesquels beaucoup de personnes pensent aujourd’hui qu’ils ont réellement existé et font parti de l’histoire. Je n’aurais jamais l’intelligence et le talent de ces auteurs, mais je pense que je peux comprendre ce qu’ils ressentaient pour leurs personnages, les ayant tellement façonné dans leurs esprits et dans leurs écrits, qu’ils sont devenus réels pour eux, comme un ami qu’on connaîtrait par cœur. J’espère que ma pensée est claire :)

Tous les commentaires

Jasmine21

Jasmine21

Bonjour j'ai beaucoup aimé les oeuvres de Balzac, merci pour ces anecdotes que je ne connaissais pas ;)
paulduverny

paulduverny

A quand le Balzac Cinematic Universe ?
Theounekay

Theounekay

Cela me rappelle Tolkien avec son œuvre tentaculaire. L’œuvre d’une vie je dirais. De la même manière que Balzac, Tolkien s’est perdu aussi dans son œuvre du Silmarrillion, au bout du quel il n’a jamais réussi à aller. Se perdant à la fin dans l’aspect spirituel et métaphysique que représenterai la vie éternelle des Elfs. Et je dirais que oui, c’est le propre des vrais écrivains, artistes passionnés, que de se donner corps et âmes, de vivre en quelque sorte dans ce monde parallèle qu’ils ont crée pour nous, lecteurs, mais qui vit aussi a l’intérieur d’eux même et résonnent comme une réalité. Nous pouvons nous questionner et pousser la réflexion plus loin mais est ce que ces mondes, ces personnages littéraires, ne sont ils pas au bout du compte réels quelque part puisqu’ils vivent encore à travers ces romans ? Ils traversent les âges à la manière de certains héros de guerre. Ils deviennent si connus qu’à la fin on ne sait pas s’ils ont existé ou non. Comme dans l’odyssée d’Homère et ses personnages; parmi lesquels beaucoup de personnes pensent aujourd’hui qu’ils ont réellement existé et font parti de l’histoire. Je n’aurais jamais l’intelligence et le talent de ces auteurs, mais je pense que je peux comprendre ce qu’ils ressentaient pour leurs personnages, les ayant tellement façonné dans leurs esprits et dans leurs écrits, qu’ils sont devenus réels pour eux, comme un ami qu’on connaîtrait par cœur. J’espère que ma pensée est claire :)
DigitalDragon

DigitalDragon

À quand le Balzac Extended Universe sur nos écrans ?
DeanCorso

DeanCorso

Le monde de Balzac est une représentation fidèle de la vie de son époque, dont il était un fin observateur. Il ne vivait pas dans son monde, il décrivait le monde qui l'entourait...
tlacuilo

tlacuilo

Peu d'incohérences mais des vies sacrément chargées pour les personnage les plus récurrents (Rastignac par exemple). L'aspect tentaculaire de son oeuvre qui reste cohérente en fait surtout un génie (et un bourreau de travail comme ca a été dit), dommage d'avoir fini sur une phrase un peu PAC... Dans le style tentaculaire et cohérent, impossible de ne pas citer Proust, il y a même des dictionnaires de personnages qui existent, pour aider à la lecture d'A la recherche du temps perdu.
Moe0150

Moe0150

Oh oui, une autre anecdote littéraire ! Balzac était un bourreau de travail, il se levait toutes les nuits à 1H du matin pour écrire jusqu'à 8H, avant de repartir faire une petite sieste d'une heure et travailler à nouveau ensuite. Il était réglé comme une horloge et pouvait travailler jusqu'à 18H par jour. En conséquence, il buvait des litres de café concentré tous les jours (on dit jusqu'à 50 tasses et c'est certainement le café qui l'a tué, à 51 ans). Il était également un grand amateur de gastronomie, de fruits et de petits gâteaux. Dans La peau de Chagrin, la vie est symbole d'appétit. Il aurait consommé une centaine d'huîtres et des dizaines de viandes en tout genre en une seule fois. Il avait une haine viscérale pour les polonais, c'est pourquoi on en retrouve souvent dans ses œuvres. Libertaire, Balzac commence à explorer des thèmes comme l'homosexualité masculine/féminine, la prostitution et beaucoup plus rare la zoophilie. D'abord méfiant de la nouvelle invention de Daguerre, Balzac a fini par l'adorer et n'aura de cesse d'aller se faire daguerréotyper ensuite. Sur son lit de mort, il aurait réclamé Horace Blanchon, son personnage médecin de La Comédie humaine, preuve qu'il vivait bel et bien dans son monde.
JotaBe

JotaBe

"Balzac était"* l'absence d'incohérence pourrait surtout démontrer beaucoup de travail non ?