L'effet de la dotation nous concerne tous

L'effet de la dotation, aussi nommé l'aversion à la dépossession, est un biais cognitif, qui conduit les individus à attribuer à un bien qu'ils possèdent plus de valeur que s'ils ne le possédaient pas. Ce biais est omniprésent dans la vie quotidienne, par exemple dans l'immobilier : un vendeur aura tendance à surévaluer le prix de sa maison, et ne serait pas prêt à mettre ce prix dans celle identique de son voisin.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Pixelbr

Pixelbr

On ne possède jamais une maison. On l'occupe. Au mieux, on l'habite. En de très rares occasions, on parvient à se faire adopter par elle. Cela demande beaucoup de temps, d'attention et de patience. Une forme d'amour muet. Il faut apprendre, comprendre comment marchent les choses, connaître les forces de l'édifice, ses points faibles, réparer ce qui doit l'être sans trop bouleverser l'écosystème que le temps a mis en place. Et jour après jour, année après année, la confiance, lentement, s'éta­blit, une sorte de couple indicible et invisible se forme. Alors, confusément, vous savez, vous sentez que cette maison, que jamais vous ne posséderez, vous protège loyalement pour le temps de votre courte vie. Jean-Paul Dubois – « Vous plaisantez, monsieur Tanner. » Edition de l’olivier – 2006.
roweb

roweb

Biais mal acquis ne profite jamais
horodav

horodav

Je viens de terminer le livre de Vincent Berthet « L'erreur est humaine. Aux frontières de la rationalité » qui traite justement de ce sujet, de notre façon parfois irrationnelle et contre intuitive de penser. Très bon livre pour en savoir plus. Je viens de terminer un livre sur ce sujet et on en parle dans SCMB, coïncidence ? Non je ne crois pas ;)

Tous les commentaires

Madbob44

Madbob44

Une famille bruyante et négligente vendra toujours sa maison plus chère que celle, identique, de son voisin notaire, calme et célibataire... ;)
Cirrus

Cirrus

Enfin, on dit aussi qu'on n'apprécie quelque chose à sa juste valeur qu'uniquement après l'avoir perdu
jinna

jinna

Si les biais cognitifs vous intéressent, voici un site : https://www.shortcogs.com/
Aztharos

Aztharos

J'ai ça avec les vinyles, je sais que les miens sont mieux côtés que les rares ventes qui paraissent des autres car ils sont dans un état clinique
Lflfelf

Lflfelf

Il y a peut-être ce biais cognitif mais, dans le cas de l'immobilier, on ne peut pas dire que c'est le seul paramètre : on ne peut pas échanger sa maison comme on troquerait un kilo de pêches contre un kilo d'abricots. Si on vend sa maison c'est pour en acheter une autre, et comme il faudra payer la commission de l'agence immobilière, les droits de mutation (couramment appelés 'frais de notaire"), le nettoyage et les travaux indispensables pour la mettre à notre goût, et le déménagement, le vendeur de l'exemple de l'anecdote ne pourra pas acheter et emménager dans la maison identique de son voisin avec le produit de la vente de sa maison, s'il la vend au même prix ! En matière d'immobilier il faut surévaluer si on veut espérer pouvoir ensuite racheter au moins aussi bien !
Pixelbr

Pixelbr

On ne possède jamais une maison. On l'occupe. Au mieux, on l'habite. En de très rares occasions, on parvient à se faire adopter par elle. Cela demande beaucoup de temps, d'attention et de patience. Une forme d'amour muet. Il faut apprendre, comprendre comment marchent les choses, connaître les forces de l'édifice, ses points faibles, réparer ce qui doit l'être sans trop bouleverser l'écosystème que le temps a mis en place. Et jour après jour, année après année, la confiance, lentement, s'éta­blit, une sorte de couple indicible et invisible se forme. Alors, confusément, vous savez, vous sentez que cette maison, que jamais vous ne posséderez, vous protège loyalement pour le temps de votre courte vie. Jean-Paul Dubois – « Vous plaisantez, monsieur Tanner. » Edition de l’olivier – 2006.
sckalpa59

sckalpa59

Cela me semble logique de vouloir vendre son bien immobilier plus chère que le prix du marché. Après tout nous vendons avec une partie de notre vie d'où la plus-value. Nos souvenirs nous semblent beaucoup plus importantes à nos yeux que celles du voisin. Nous accordons une valeur aux objets qui sont entrés dans notre vie bien que ce soit totalement subjectif.
horodav

horodav

Je viens de terminer le livre de Vincent Berthet « L'erreur est humaine. Aux frontières de la rationalité » qui traite justement de ce sujet, de notre façon parfois irrationnelle et contre intuitive de penser. Très bon livre pour en savoir plus. Je viens de terminer un livre sur ce sujet et on en parle dans SCMB, coïncidence ? Non je ne crois pas ;)
mImOUm

mImOUm

C'est un peu de ce biais qu'on retrouve dans le syndrome de diogène. On tombe amoureux des objets qu'on possède
roweb

roweb

Biais mal acquis ne profite jamais