L'anesthésie peut faire surchauffer

Dans certains cas rares, une anesthésie générale peut causer une surchauffe mortelle, appelée hyperthermie maligne. Elle est notamment déclenchée par les anesthésiques halogénés chez des patients porteurs d'une anomalie génétique rare, chez qui elle provoque une brusque élévation de la température.

Sources

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TybsXckZ

TybsXckZ

Sans oublier de dire à l’anesthésiste toutes les drogues que vous prenez ou avait déjà prises… car lui aussi va vous faire planer et le mélange peut s’avérer dangereux.
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Le problème se pose pour une anesthésie gazeuse sur 5000 à 50000 (c’est vague). Contraction des muscles, qui s’échauffent donc la température corporelle augmente de 1 à 2 °C toutes les 5 minutes, puis mort dans 75% des cas sauf si traitement adapté, dans ce cas 5% "seulement". C’est joyeux !
nanissou

nanissou

Je vous raconte ma vie : À mes 16 ans j'ai été opérée des dents de sagesse en anesthésie générale. J'ai fait un "bad trip" suivi d'une phase très agressive où j'accusais les gens de m'avoir tuée avant un arrêt cardiaque. À mes 20 ans, opération du cerveau en chirurgie éveillée, donc avec une première phase d'anesthésie plus légère afin de pouvoir me réveiller. L'anesthésiste, lorsque je lui ai parlé de ma première anesthésie, et en lui amenant le dossier, m'a répondu d'un air dédaigneux "il y a anesthésiste et anesthésiste". Je vous fais pas de dessin, il s'est passé la même chose au moment de mon réveil en cours d'opération. Je sais que suite à l'opération ma mère a eu un échange avec le neurochir qui lui a expliqué le déroulé houleux et qu'on a eu quelques semaines plus tard une réunion à 4 avec l'anesthésiste qui s'est très mal passée pour lui. Après je n'ai aucun souvenir d'aucun de mes réveils, j'ai juste les dossiers médicaux et mes proches qui m'ont relaté ce qu'il s'est passé, mais je sais que je fais une mauvaise réaction au produit.

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SpeedRod

SpeedRod

Merci pour ton apport éclairant, instructif et qui remet en place. Par contre, il semble y avoir eu du ménage mais fait assez bizarrement. Je n'ai reçu aucun mail me disant pourquoi mon message citent la sfar avait été supprimé surtout quand on voit ceux qui on été laissés.
tdaou

tdaou

Salut, étant anesthésiste, je vais me permettre quelques précisions sur tout ce qui a été dit. Pas mal de choses sont intéressantes, mais mon métier étant très méconnu et l’objet de beaucoup d’erreurs, beaucoup de commentaires sont assez loin de la vérité: - le jeune préopératoire: en cas de chirurgie programmée, pour prévenir l’inhalation (passage de liquide digestif dans les voies aériennes), on demande d’arrêter tout sauf les liquides clairs 6h avant et d’arrêter les liquides clairs (eau, thé et café sans lait) 2h avant. Certains prolongent ces durées, les arrondissent, afin que ce soit plus simple pour les patients. Par exemple dire stop à minuit, plutôt que 2h du matin pour une chirurgie prévue à 8h, ce qui au final ne change pas grand chose, la majorité des gens ne se tapant pas une raclette entre minuit et 2h… - une overdose d’opiacés (cf n’importe quel film) tue par un arrêt respiratoire, non pris en charge par assistance respiratoire ou antidote. La mort survient donc par un arrêt cardiaque hypoxique (manque d’oxygène gravissime). - l’anesthésie générale passe systématiquement par un arrêt respiratoire et donc par l’absolue nécessité d’une assistance respiratoire. Celle-ci est apportée par un respirateur, auquel le patient est branché par l’intermédiaire d’une sonde d’intubation (dans certains cas, on peut utiliser un autre dispositif, mais restons dans le cas classique…). Le but à l’induction de l’anesthésie est donc de faire une sorte de mini overdose très contrôlée, en associant morphiniques et hypnotiques. Ce point semble anxiogène, mais c’est aussi pour ça que ça prend 11 ans à apprendre comme métier. Conséquences des 2 derniers points dans le cas des patients toxicomanes aux opiacés: il ont besoin de doses supérieures à la moyenne, puisque leur organisme a acquis une tolérance vis à vis de ces molécules. Les toxicomanes aux « stimulants », comme vous dites, ne se réveillent pas plus vite. En effet ces molécules ne fonctionnent en général pas par les mêmes voies pharmacologiques que les agents anesthésiques, l’accoutumance de ces toxicomanes n’a que peu d’influence sur leur AG. - la dose d’induction (pour endormir) ne sert pas à régler le temps d’anesthésie, mais juste à endormir. La durée est gérée par l’administration en continu des agents anesthésiques. Au final ça marche quand même pas mal, puisque, pour un patient sain subissant une chirurgie bénigne, le risque de décès est à peu de choses près le même que quand on prend sa voiture. N’hésitez pas si ce que j’ai raconté vous intrigue ;)
gwen0912

gwen0912

Les antécédents familiaux... pas facile de préciser pour un orphelin, par exemple. Et même en ayant des infos, parfois on est le 1er. Pour ma part, personne dans la famille n'a eu de soucis d'hypercholestérolémie. J'ai découvert en être sujette lorsque j'ai fait un double infarctus... génial! Donc désormais, quand on me demande si j'ai des antécédents familiaux concernant une maladie ou une autre, je réponds: "non, mais je suis peut-être la 1ère ;)"
nanissou

nanissou

Je vous raconte ma vie : À mes 16 ans j'ai été opérée des dents de sagesse en anesthésie générale. J'ai fait un "bad trip" suivi d'une phase très agressive où j'accusais les gens de m'avoir tuée avant un arrêt cardiaque. À mes 20 ans, opération du cerveau en chirurgie éveillée, donc avec une première phase d'anesthésie plus légère afin de pouvoir me réveiller. L'anesthésiste, lorsque je lui ai parlé de ma première anesthésie, et en lui amenant le dossier, m'a répondu d'un air dédaigneux "il y a anesthésiste et anesthésiste". Je vous fais pas de dessin, il s'est passé la même chose au moment de mon réveil en cours d'opération. Je sais que suite à l'opération ma mère a eu un échange avec le neurochir qui lui a expliqué le déroulé houleux et qu'on a eu quelques semaines plus tard une réunion à 4 avec l'anesthésiste qui s'est très mal passée pour lui. Après je n'ai aucun souvenir d'aucun de mes réveils, j'ai juste les dossiers médicaux et mes proches qui m'ont relaté ce qu'il s'est passé, mais je sais que je fais une mauvaise réaction au produit.
Faux_administrateur

Faux_administrateur

Le problème se pose pour une anesthésie gazeuse sur 5000 à 50000 (c’est vague). Contraction des muscles, qui s’échauffent donc la température corporelle augmente de 1 à 2 °C toutes les 5 minutes, puis mort dans 75% des cas sauf si traitement adapté, dans ce cas 5% "seulement". C’est joyeux !
TybsXckZ

TybsXckZ

Sans oublier de dire à l’anesthésiste toutes les drogues que vous prenez ou avait déjà prises… car lui aussi va vous faire planer et le mélange peut s’avérer dangereux.