Des soudeurs se sacrifièrent pour éviter la catastrophe nucléaire

Le K-19 était un sous-marin nucléaire soviétique qui connut un incident nucléaire en plein océan. Une équipe de soudeurs se sacrifia pour empêcher l'explosion du cœur du réacteur, sans aucune protection. 8 marins décédèrent dans les semaines qui suivirent, gravement irradiés.

Sources

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Commentaires préférés

Kranholm

Kranholm

Je suis heureux de voir cette anecdote publiée. Je l'avais proposé il y'a longtemps déjà mais elle n'avait pas passé la modération. Elle doit être mieux formulé par Ragondin13. Typique des anecdotes historiques que j'apprécie, passionnante, terrifiante et en quelque sorte émouvante à la fois.
roweb

roweb

"Dix ouvriers et marins meurent dans des accidents et incendies pendant sa construction. Après son entrée en service, il connaîtra un grand nombre d'accidents et dysfonctionnements, dont plusieurs menaceront de le faire couler"... Puis 8 héros (qui ne devaient pas vraiment avoir le choix, même si ça n'enlève absolument rien à leur courage) meurent pour rien, en essayant de rattraper le bazar. On en voudra pas trop aux familles des victimes de garder une légère dent contre l'administration de l'armée soviétique...
Seraphyn

Seraphyn

L'un des membres d'équipage s'est par ailleurs illustré par la suite en sauvant probablement le monde d'une guerre nucléaire. Vassily Arkhipov qui était commandant en second s'est à nouveau trouvé sur un sous-marin armé d'ogives nucléaires lors de la crise des missiles à Cuba. Pour donner un peu de contexte, la situation était extrêmement tendue et beaucoup estiment que le monde n'a jamais été aussi proche de l'anéantissement par une guerre nucléaire que lors de cette crise. Arkhipov et son équipage étaient sur place mais n'avaient pas pu établir de contact avec Moscou depuis trois semaines et ignoraient si une guerre avait éclaté. Lorsque les forces américaines présentes sur place les repérèrent et commencèrent à larguer des charges sous marines pour les forcer à faire surface, le commandant du sous marin considérant la possibilité que la guerre ait éclaté décida de faire usage de ses armes nucléaires. Si la frappe avait eu lieu, il est possible que la situation extrêmement tendue sur place aurait dégénéré et abouti sur une guerre nucléaire totale. Vassily Arkhipov était commandant en second sur ce sous marin mais était également le commandant de la flottille de 4 sous marins dont il faisait partie, et par conséquent son autorisation était nécessaire avant de procéder à la frappe. Sur la plupart des sous marins soviétiques équipés d'armes nucléaires, le capitaine devait simplement obtenir l'approbation du commissaire politique pour utiliser celles-ci. Le fait qu'Arkhipov ait son mot à dire était un cas exceptionnel dû à son rang et à son statut de commandant de flottille. Cependant cette particularité se révéla particulièrement fortuite car selon la version la plus répandue, le capitaine et le commissaire politique étaient tous deux d'accord pour procéder à une frappe. Arkhipov avait acquis une solide réputation pour s'être conduit avec bravoure sur le K-19, ce qui l'a sans doute aidé à prévaloir dans le débat entre les officiers. Il obtint finalement que le sous-marin face surface, et le navire parvint par la suite à regagner son pays. Une version des faits moins dramatique à été présentée en 2002 par un marin présent au moment des faits, selon lui seul le capitaine aurait perdu son sang-froid et les autres officiers dont Arkhipov seraient rapidement parvenus à le calmer. Que l'on adhère à une version où l'autre, ce marin quasiment inconnu dans son pays aurait empêché une guerre nucléaire soit à lui seul soit collectivement.

Tous les commentaires

Vanessa59120

Vanessa59120

Premier commentaire également. D'abord un bonjour à tous. J'ai particulièrement apprécié cette anecdote et les commentaires associés. Passionnée par les accidents nucléaires depuis des années, allez savoir pourquoi ! Belle soirée à tous
Seraphyn

Seraphyn

L'un des membres d'équipage s'est par ailleurs illustré par la suite en sauvant probablement le monde d'une guerre nucléaire. Vassily Arkhipov qui était commandant en second s'est à nouveau trouvé sur un sous-marin armé d'ogives nucléaires lors de la crise des missiles à Cuba. Pour donner un peu de contexte, la situation était extrêmement tendue et beaucoup estiment que le monde n'a jamais été aussi proche de l'anéantissement par une guerre nucléaire que lors de cette crise. Arkhipov et son équipage étaient sur place mais n'avaient pas pu établir de contact avec Moscou depuis trois semaines et ignoraient si une guerre avait éclaté. Lorsque les forces américaines présentes sur place les repérèrent et commencèrent à larguer des charges sous marines pour les forcer à faire surface, le commandant du sous marin considérant la possibilité que la guerre ait éclaté décida de faire usage de ses armes nucléaires. Si la frappe avait eu lieu, il est possible que la situation extrêmement tendue sur place aurait dégénéré et abouti sur une guerre nucléaire totale. Vassily Arkhipov était commandant en second sur ce sous marin mais était également le commandant de la flottille de 4 sous marins dont il faisait partie, et par conséquent son autorisation était nécessaire avant de procéder à la frappe. Sur la plupart des sous marins soviétiques équipés d'armes nucléaires, le capitaine devait simplement obtenir l'approbation du commissaire politique pour utiliser celles-ci. Le fait qu'Arkhipov ait son mot à dire était un cas exceptionnel dû à son rang et à son statut de commandant de flottille. Cependant cette particularité se révéla particulièrement fortuite car selon la version la plus répandue, le capitaine et le commissaire politique étaient tous deux d'accord pour procéder à une frappe. Arkhipov avait acquis une solide réputation pour s'être conduit avec bravoure sur le K-19, ce qui l'a sans doute aidé à prévaloir dans le débat entre les officiers. Il obtint finalement que le sous-marin face surface, et le navire parvint par la suite à regagner son pays. Une version des faits moins dramatique à été présentée en 2002 par un marin présent au moment des faits, selon lui seul le capitaine aurait perdu son sang-froid et les autres officiers dont Arkhipov seraient rapidement parvenus à le calmer. Que l'on adhère à une version où l'autre, ce marin quasiment inconnu dans son pays aurait empêché une guerre nucléaire soit à lui seul soit collectivement.
felisinkun

felisinkun

Une petite question, est ce que celà a une incidence sur l'environnement ? Ou le fait de retirer/ remplacer comme mentionner plus haut évite toute contamination ? Il existe une pillule(iodé je crois), que les gens qui habitent prêt de millieu «nucleaire» ont, en cas de fuites etc, cette pillule n'existait pas a l'époque ? Ou est elle inefficace a partir d'un certain seuil de radioactivité ? Merci en tout cas pour les précisions en commentaire =)
Aztharos

Aztharos

Une ironie que cette anecdote soit publiée en plein affaire de l'incendie dans le sous-marin nucléaire russe ? :/
Lionight

Lionight

Requiescat in pace, et merci malgré tout.
desmo

desmo

Anecdote très intéressante. Pour rester dans le même thème je vous conseille la mini série "chernobyl" qui est en grande partie la véritable histoire de l'explosion de la centrale nucléaire !
TybsXckZ

TybsXckZ

L’ensemble de l’équipage, la totalité du sous-marin et certains missiles balistiques à bord sont irradiés en 1961 par cet incident. Pourtant, le sous-marin continue de fonctionner jusqu’à être retiré du service le 19 avril 1990. Ne restait-il pas des éléments irradiés à bord durant les années qui ont suivi ?
Kranholm

Kranholm

Je suis heureux de voir cette anecdote publiée. Je l'avais proposé il y'a longtemps déjà mais elle n'avait pas passé la modération. Elle doit être mieux formulé par Ragondin13. Typique des anecdotes historiques que j'apprécie, passionnante, terrifiante et en quelque sorte émouvante à la fois.
roweb

roweb

"Dix ouvriers et marins meurent dans des accidents et incendies pendant sa construction. Après son entrée en service, il connaîtra un grand nombre d'accidents et dysfonctionnements, dont plusieurs menaceront de le faire couler"... Puis 8 héros (qui ne devaient pas vraiment avoir le choix, même si ça n'enlève absolument rien à leur courage) meurent pour rien, en essayant de rattraper le bazar. On en voudra pas trop aux familles des victimes de garder une légère dent contre l'administration de l'armée soviétique...