30 ans avant Fleming, un français découvrait les antibiotiques

Si la découverte de la pénicilline est attribuée à Alexander Fleming, c’est en réalité le Français Ernest Duchesne qui observa pour la première fois 32 ans auparavant les propriétés antibiotiques de certains champignons (notamment Pénicillium). Malheureusement, sa découverte tomba dans l’oubli.

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TybsXckZ

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C'est même encore plus compliqué que cela. On raconte que Fleming avait oublié ses boites de Pétri sur la paillasse en partant en vacances et c'est grâce à cela qu'il découvrit la pénicilline par sérendipité (par hasard). Sauf que des témoignages de son équipe de laboratoire racontent qu'il est rentré de vacances et a commencé à nettoyer et à jeter ce qui se trouvait sur sa paillasse. C'est une de ses assistantes qui lui fit remarquer qu'une des boites était différentes des autres. On est donc, selon ces témoignages, passé très proche de la non-découverte. Autre élément important, si Fleming est connu comme l'inventeur de la pénicilline, il n'est pas du tout celui qui a permis son exploitation car le composé était très difficile à isoler. Pour cela, il faut remercier Howard Walter Florey, Ernst Boris Chain et Norman Heatley qui réussissent l'exploit d'une production industrielle de pénicilline.
Princesspea

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Le roquefort, ou plutôt l'une des moisissures du roquefort est une pénicilline : penicilum roqueforti. Pour lutter contre les effets iatrogènes d'un recours trop systématique aux antibiotiques (dont la pénicilline) d'aucuns suggèrent, et pas toujours sur le ton de la plaisanterie, de remplacer amoxicilline ou augmentin par un bon vieux roquefort AOC pour traiter les infections bénines, type rhino-pharyngite. Bien sur les concentrations en pénicilline ne sont pas les mêmes, mais après tout pourquoi pas, le risque est minime, si on en croit le bon sens populaire qui soutien qu'un rhume non traité dure une semaine, alors qu'un rhume traité dure 8 jours ;-). Un article ici sur le roquefort et la pénicilline : https://touslesinsolites.wordpress.com/2012/04/19/roquefort/ Sinon, pour rester sur la serendipité, on raconte que les origines du roquefort seraient dues à un petit berger pris par l'orage qui aurait trouvé refuge avec ses brebis dans une grotte et y aurait laissé oublié son casse croute : un fromage frais de brebis sur un morceau de pain. Quelques jours après, retournant dans la grotte, il n'aurait plus trouvé qu'un fromage pas très ragoutant, aux fameuses moisissures bleues. Curieux et soucieux de ne pas gacher cette nourriture, il aurait gouté ce qui deviendra le roquefort et l'aurait trouvé délicieux.
Gladius

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Le médecin italien Vincenzo Tiberio publia également dans un article en 1895 des observations similaires, deux ans avant la découverte d'Ernest Duchesne.

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rTKKKawJkE

rTKKKawJkE

Si vous êtes intéressés par le sujet de la résistance aux antibiotiques, je vous conseille vivement l'excellent thriller scientifique "Résistants", de Thierry Crouzet qui mêle une intrigue de bioterrorisme à une réalité scientifique sur le thème de la résistance aux antibiotiques qui est édifiante ! Un livre à ne pas mettre dans toutes les mains pour peu qu'on soit un peu angoissés mais extrêmement riche et développé.
Epoxy

Epoxy

C'est en 1929, que Flemming publia les résultats de ses recherches dans le "British Journal of Experimental Pathology"... mais elle ne reçut pas l'intérêt recherché, avant de tomber dans l'oubli pendant 10 ans. En 1938, les trois personnes citées par @Tybs, reprennent les travaux sur l'effet bactéricide du Penicillium Notatum (qui est une moisissure) prouvant son efficacité de guérison. Néanmoins, ceci n'est qu'une première étape, car bien qu'ils aient mis au point une méthode de culture de la dite moisissure, d'extraction et de purification du principe actif, le coût est prohibitif et ne permet pas du tout de songer à une production de masse. Puis vient la seconde Guerre Mondiale. En 1941, Florey et Hearley, tous deux biochimistes, s'embarquent pour les États-Unis, afin de poursuivre leurs travaux. Le but est de passer d'une production artisanale à des volumes Industriels. Patatras. Ni l'emploi d'autres moisissures de la famille des Penicillium (celles des fromages, du pain, de la viande, etc ..) ni les améliorations techniques n'y arrivent. C'est en juin 1943, qu'arrive le second acte de la sérendipité en rapport à la Pénicilline. Mary Hunt assistante du laboratoire de Peoria (Illinois) où travaillent nos deux Britanniques, obtient un melon avarié dans une boutique locale de fruits et légumes. Il est "couvert" d'une poudre jaune, qui n'est autre que du Penicillium chrysogeum. Vous me voyez venir... Chrysogeum sera étudié... Et démontrera être le candidat idéal pour le stade industriel, car il est non seulement 200 fois plus productif, mais que grâce à l'emploi de rayons ionisants, nos deux biochimistes vont arriver à provoquer des mutations permettant encore de la quintupler ! La production de Pénicilline explose, arrivant à temps pour pouvoir être utilisée durant le Débarquement de Normandie et toutes les campagnes militaires pour faire tomber Berlin et Tokyo. La partie négative de cette anecdote ? Que Mary Hunt et son "melon de circuit court" ont été oubliés de l'Histoire... Et qu'à la pauvre Mary, elle recevra même le triste sobriquet de "Moldy Mary". Dorénavant, vous ne regarderez plus un fruit avarié de la même façon.... Cette "anecdote dans l'anecdote" est romancée depuis des décennies. Elle comporte encore aujourd'hui des zones de mystère, bien que dans le fond, ceci ne semble pas modifier les faits. Mary Hunt est décédée en 1991, https://www.peoriamagazines.com/pm/2019/dec/moldy-mary-or-simple-messenger-girl
aurelius84

aurelius84

C'est comme la machine à vapeur qu'on attribua à un anglais il me semble alors que birn avant lui un français avez trouvé le prototype Plus récent les ordinateur Microsoft ce n'est pas vraiment bill gate qui a trouvé cela mais plutôt l'inventeur du logiciel que ce dernier racheta
Princesspea

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Le roquefort, ou plutôt l'une des moisissures du roquefort est une pénicilline : penicilum roqueforti. Pour lutter contre les effets iatrogènes d'un recours trop systématique aux antibiotiques (dont la pénicilline) d'aucuns suggèrent, et pas toujours sur le ton de la plaisanterie, de remplacer amoxicilline ou augmentin par un bon vieux roquefort AOC pour traiter les infections bénines, type rhino-pharyngite. Bien sur les concentrations en pénicilline ne sont pas les mêmes, mais après tout pourquoi pas, le risque est minime, si on en croit le bon sens populaire qui soutien qu'un rhume non traité dure une semaine, alors qu'un rhume traité dure 8 jours ;-). Un article ici sur le roquefort et la pénicilline : https://touslesinsolites.wordpress.com/2012/04/19/roquefort/ Sinon, pour rester sur la serendipité, on raconte que les origines du roquefort seraient dues à un petit berger pris par l'orage qui aurait trouvé refuge avec ses brebis dans une grotte et y aurait laissé oublié son casse croute : un fromage frais de brebis sur un morceau de pain. Quelques jours après, retournant dans la grotte, il n'aurait plus trouvé qu'un fromage pas très ragoutant, aux fameuses moisissures bleues. Curieux et soucieux de ne pas gacher cette nourriture, il aurait gouté ce qui deviendra le roquefort et l'aurait trouvé délicieux.
TybsXckZ

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C'est même encore plus compliqué que cela. On raconte que Fleming avait oublié ses boites de Pétri sur la paillasse en partant en vacances et c'est grâce à cela qu'il découvrit la pénicilline par sérendipité (par hasard). Sauf que des témoignages de son équipe de laboratoire racontent qu'il est rentré de vacances et a commencé à nettoyer et à jeter ce qui se trouvait sur sa paillasse. C'est une de ses assistantes qui lui fit remarquer qu'une des boites était différentes des autres. On est donc, selon ces témoignages, passé très proche de la non-découverte. Autre élément important, si Fleming est connu comme l'inventeur de la pénicilline, il n'est pas du tout celui qui a permis son exploitation car le composé était très difficile à isoler. Pour cela, il faut remercier Howard Walter Florey, Ernst Boris Chain et Norman Heatley qui réussissent l'exploit d'une production industrielle de pénicilline.
Gladius

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Le médecin italien Vincenzo Tiberio publia également dans un article en 1895 des observations similaires, deux ans avant la découverte d'Ernest Duchesne.