L'agence spatiale européenne vient de développer le premier moteur ionique capable de générer son propre carburant à partir de l’air de la haute atmosphère. Cette technologie permettrait d'augmenter considérablement la durée de vie des satellites qui pourraient ainsi utiliser l'air présent à la limite atmosphère/espace pour fonctionner.
Il est bon de rappeler que de nombreuses technologies innovantes voies le jour mais ne seront malheureusement que très peu exploité car les brevets sont achetés par de grands groupes qui vont les gardé sous le coude avant de les ressortir 10 ans après. Le lobby sur le pétrole est énorme et tous types de nouveaux moteurs est constamment bridé dans sa médiatisation (je pense aux moteurs hydrogènes par exemple).
le hollandais volant
Le fonctionnement du moteur ionique est simple : deux électrodes, sous 10 000 V de tension. L’une d’elles charge électriquement les molécules de l’air, qui fuient alors vers l’autre électrode. En imprimant ce mouvement à l’air, par réaction, le moteur est poussé dans l’autre sens
Voir : https://couleur-science.eu/?d=1b20d2--comment-fonctionne-la-propulsion-ionique
Habituellement, ces moteurs embarquent du xénon : un gaz rare, cher, inerte, mais aussi très dense et facilement ionisable. Un parfait carburant pour fusée.
Arriver à utiliser de l’air à la place est donc un exploit : même si 500 kilos de Xénon ont la même poussée que 10 tonnes de carburant classique, il faut toujours balancer ces 500 kilos dans l’espace, ce qui coûte cher.
Enfin, le moteur ionique est très peu puissant : pas plus fort que votre souffle sur votre main à bras tendu. S’il fonctionne bien dans l’espace, c’est grâce à l’absence de frottements. Il ne fonctionnerait pas sur un avion de ligne ou une voiture.
Le seul prototype fonctionnel (du MIT) qui fonctionne dans l’air normal est réalisé avec un avion hyperléger, pratiquement en papier, sur 10 mètres, et avec une grosse batterie. Mais la technologie est prometteuse, ça oui.
Tatouille
J'ai l'impression que pas mal de monde débat sur le moteur ionique, mais la prouesse citée dans l'anecdote c'est que ce moteur puisse utiliser directement des gaz présents dans l'atmosphère, parce que des moteurs ioniques on en envoie dans l'espace depuis plus de 20 ans, et l'un d'entre est même revenu (mission japonnaise Hayabusa). Mais ceux-ci partaient avec des particules à accélérer pour assurer leur propulsion.
Tous les commentaires
Horatiuss
Je me pose une question, je sais qu'une machine à mouvement perpétuel est impossible, pourtant ce n'est pas le cas ici ? Je veux dire, un satellite tourne autour de notre planète, ce qui l'alimente, ce qui lui permet de tourner autour de notre planète...
sigz
Cette anecdote est fausse, l'ESA n'a pas inventé le premier moteur ionique, elle a conçu SON premier moteur ionique, nuance.
Les moteurs ionique existent deja depuis des dizaines d'années. La sonde DeepSpace 1 a été lancé avec un moteur ionique comme propulsion principale en 1998.
Tatouille
J'ai l'impression que pas mal de monde débat sur le moteur ionique, mais la prouesse citée dans l'anecdote c'est que ce moteur puisse utiliser directement des gaz présents dans l'atmosphère, parce que des moteurs ioniques on en envoie dans l'espace depuis plus de 20 ans, et l'un d'entre est même revenu (mission japonnaise Hayabusa). Mais ceux-ci partaient avec des particules à accélérer pour assurer leur propulsion.
David15
Et quand il y en aura beaucoup de ces machines qui aura tout aspiré... On mourra quand même de cette protection naturelle de l atmosphere
le hollandais volant
Le fonctionnement du moteur ionique est simple : deux électrodes, sous 10 000 V de tension. L’une d’elles charge électriquement les molécules de l’air, qui fuient alors vers l’autre électrode. En imprimant ce mouvement à l’air, par réaction, le moteur est poussé dans l’autre sens
Voir : https://couleur-science.eu/?d=1b20d2--comment-fonctionne-la-propulsion-ionique
Habituellement, ces moteurs embarquent du xénon : un gaz rare, cher, inerte, mais aussi très dense et facilement ionisable. Un parfait carburant pour fusée.
Arriver à utiliser de l’air à la place est donc un exploit : même si 500 kilos de Xénon ont la même poussée que 10 tonnes de carburant classique, il faut toujours balancer ces 500 kilos dans l’espace, ce qui coûte cher.
Enfin, le moteur ionique est très peu puissant : pas plus fort que votre souffle sur votre main à bras tendu. S’il fonctionne bien dans l’espace, c’est grâce à l’absence de frottements. Il ne fonctionnerait pas sur un avion de ligne ou une voiture.
Le seul prototype fonctionnel (du MIT) qui fonctionne dans l’air normal est réalisé avec un avion hyperléger, pratiquement en papier, sur 10 mètres, et avec une grosse batterie. Mais la technologie est prometteuse, ça oui.
hellmatz
Il est bon de rappeler que de nombreuses technologies innovantes voies le jour mais ne seront malheureusement que très peu exploité car les brevets sont achetés par de grands groupes qui vont les gardé sous le coude avant de les ressortir 10 ans après. Le lobby sur le pétrole est énorme et tous types de nouveaux moteurs est constamment bridé dans sa médiatisation (je pense aux moteurs hydrogènes par exemple).
MNR187
A voir quand ça sera utilisable commercialement mais ça promet, surtout pour l'aviation civile.
hellmatz
le hollandais volant
Tatouille