Le froid russe n'a pas tant gêné l'armée napoléonienne

L'armée de Napoléon n'a pas été tenue en échec en Russie à cause du froid. En effet, la Grande armée, dispersée et désorganisée par les manœuvres russes, était surtout mal approvisionnée. De plus, les paysans russes se chargeaient de tuer les soldats français dès qu'ils le pouvaient.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

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Raspa

Raspa

Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée. Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont : - Un média pro-russe qui glorifie les actions russes (ici de l'armée russe). - Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière. Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques. Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après. Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur. Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers. En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est : - sous-estimation de la logistique ; - sous-estimation des aléas climatiques ; - tactique de la terre brûlée des Russes, etc. Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes ! Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement. De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie. La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources… D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais. Sources : - L'excellent travail de Thierry Lentz - L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)
colrol

colrol

Merci pour vos superbes compléments, à leur lecture, il me vient cette question : Mais pourquoi vouloir conquérir un pays où l’hiver est si rigoureux, où le printemps et l’automne connaissent des pluies torrentielles et où l’été amène poux, typhus et dysenterie..?
fred314

fred314

Cette anecdote me fait penser aux Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. La partie sur la compagne de Russie correspond au livre 2 de la partie 3. Chateaubriand ne portait pas vraiment dans son coeur Bonaparte à cause de l'exécution du duc d'Enghien. Bonaparte, à l'inverse, a tenté de "recruter" Chateaubriand. De ce que je comprends de part l'avis de l'auteur, c'est plutôt l'orgueil de Bonaparte qui a ruiné cette campagne: "De Smolensk on pouvait également conduire une armée à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Smolensk aurait dû avertir le vainqueur de s’arrêter ; il en eut un moment l’envie : « L’empereur, dit M. Fain[27], découragé, parla du projet de s’arrêter à Smolensk. » Aux ambulances on commençait déjà à manquer de tout. Le général Gourgaud[28] raconte que le général Lariboisière[29] fut obligé de délivrer l’étoupe de ses canons pour panser les blessés. Mais Bonaparte était entraîné ; il se délectait à contempler aux deux bouts de l’Europe les deux aurores qui éclairaient ses armées dans des plaines brûlantes et sur des plateaux glacés."

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Scipion3

Scipion3

Pour compléter l'anecdote, la bataille de la Berezina, qui est passée dans le langage courant comme synonyme de débâcle, a en réalité été un haut-fait de la Grande Armée. Alors que les russes avaient toutes les cartes en main pour porter le coup de grâce à Napoléon, celui-ci organise une diversion pour permettre aux pontonniers du général Eblé de construire deux ponts en un temps record et dans des conditions épouvantables, permettant au gros de l'armée d'éviter l'anéantissement.
fred314

fred314

Cette anecdote me fait penser aux Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. La partie sur la compagne de Russie correspond au livre 2 de la partie 3. Chateaubriand ne portait pas vraiment dans son coeur Bonaparte à cause de l'exécution du duc d'Enghien. Bonaparte, à l'inverse, a tenté de "recruter" Chateaubriand. De ce que je comprends de part l'avis de l'auteur, c'est plutôt l'orgueil de Bonaparte qui a ruiné cette campagne: "De Smolensk on pouvait également conduire une armée à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Smolensk aurait dû avertir le vainqueur de s’arrêter ; il en eut un moment l’envie : « L’empereur, dit M. Fain[27], découragé, parla du projet de s’arrêter à Smolensk. » Aux ambulances on commençait déjà à manquer de tout. Le général Gourgaud[28] raconte que le général Lariboisière[29] fut obligé de délivrer l’étoupe de ses canons pour panser les blessés. Mais Bonaparte était entraîné ; il se délectait à contempler aux deux bouts de l’Europe les deux aurores qui éclairaient ses armées dans des plaines brûlantes et sur des plateaux glacés."
gdeon6425

gdeon6425

Étant tringlot, il s'agit là de l'origine de la création de l'arme (blanche) du TRAIN (Transports Routiers de l' Armée Intérieure Napoléonienne) l'empereur Napoléon et ses généraux ayant fait la mauvaise expérience d'une logistique défaillante (qui lui porta un coup aux conséquences imprévues)
colrol

colrol

Merci pour vos superbes compléments, à leur lecture, il me vient cette question : Mais pourquoi vouloir conquérir un pays où l’hiver est si rigoureux, où le printemps et l’automne connaissent des pluies torrentielles et où l’été amène poux, typhus et dysenterie..?
Raspa

Raspa

Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée. Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont : - Un média pro-russe qui glorifie les actions russes (ici de l'armée russe). - Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière. Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques. Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après. Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur. Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers. En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est : - sous-estimation de la logistique ; - sous-estimation des aléas climatiques ; - tactique de la terre brûlée des Russes, etc. Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes ! Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement. De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie. La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources… D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais. Sources : - L'excellent travail de Thierry Lentz - L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)