Le droit de cuissage n'a pas vraiment existé

Le droit de cuissage selon lequel un seigneur aurait eu le droit d'avoir des relations sexuelles avec la femme d'un vassal ou d'un serf la première nuit de ses noces est une légende, largement répandue par les Lumières afin de dénigrer la monarchie du Moyen-Age.

Sources

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

Meilong

Meilong

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le droit féodal était très complet, et très respecté. Le seigneur n avait pas le pouvoir absolu, et devait rendre des comptes quand il dépassait la loi. C est surtout sous Louis XIV que les pouvoirs se sont concentrés
Garimors

Garimors

Le droit de cuissage est sans doute inspiré du droit de "formariage", un droit pour le coup bien réel et qui a existé durant l'époque féodal. A l'époque les serfs étaient attachés à la terre de leur seigneur et donc par conséquent se marier en dehors de la seigneurie n'était pas possible. Sauf pour une jeune fille, auquel cas le père de celle-ci devait payer trois sous au seigneur afin que celui-ci permette à la jeune fille de quitter le domaine seigneurial. Voilà voilà, c'est sans doute de là que vient cette légende :-)
rem170

rem170

Anecdote intéressante, et les sources ne le sont pas moins... On s'apperçoit qu'on aura du mal à avoir une certitude sur le sujet tant les "conditionnels" sont utilisés. On dit souvent "il n'y a pas de fumée sans feu" ; on peut imaginer dès lors que, si ce droit de cuissage n'était pas véritablement, comme on le pensait, un "droit" seigneurial officiel, les cas ont été sûrement très nombreux. Les serfs n'étaient ni plus ni moins que des esclaves qui appartenaient aux seigneurs contre protection... Et on a l'exemple, indiscutable celui-là, de la manière dont étaient traitées par les "maîtres" les jeunes filles "esclaves" dans les colonies. Et même si une source précise que les sanctions pouvaient être lourdes pour les seigneurs (par le Clergé), on imagine mal un serf aller déposer plainte contre son seigneur, et on imagine mal, au cas où, les représentants de l'église sanctionner le seigneur. Donc à mon sens, ça devait bien exister quand même :) Les révolutionnaires de 1789 n'ont pas tout inventé pour servir leur cause.

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bartducrot

bartducrot

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Titsta

Titsta

Les serfs sont plus émancipés que les esclaves. Ils avaient le droit de posséder de l’argent, des biens, et une maison notamment. Ils vivaient en famille. Ils n’avaient en revanche pas le droit de choisir leur métier. (Après, à une époque où 90% de la population était paysanne, c’est un droit à relativiser) Ils n’avaient pas non plus le droit de quitter leur territoire. (Après aussi, à cette époque, les gens voyageaient très peu, c’est donc aussi une contrainte à relativiser) Ils étaient astreint aux corvées, c’est à dire à la construction de bâtiments publics (route, moulin etc...) Le château du seigneur étant considéré comme « public ». Toutefois, vu qu’il offrait une protection militaire à une époque très mouvementée, c’est aussi à relativiser. L’exploitation des gens à cette époque tenait beaucoup plus à la considération raciste de l’ancien empire ( noble / gueux ) et au fait que tout les pouvoirs étaient concentrés dans les mains de leur seigneur. Ce qui fait donc fortement dépendre leur situation de la personnalité du seigneur. Toutefois, pendant le moyen âge, les seigneurs avaient tendance à prendre soins de leur gens. Car ils savaient bien que c’était leur « patrimoine », et que leur richesse et leur puissance provenait de l’état florissant de leur province. C’est plus à la renaissance, avec la constitution de cours du type Versailles, que les nobles se sont détachés de leurs terres, et ont cessé de se préoccuper du bien être de leur population, ne cherchant plus qu’à en tirer le maximum pour se faire mousser individuellement à la cours, et se préoccupant plus de leur position sociale que de l’état de leur province. C’est aussi cette époque qui a vu les pouvoirs des seigneurs fortement délégués à des « geux » (laissés sur place pour administrer les terres) ce qui a fortement contribué à montrer que la populace n’étaient pas tant que ça une race inférieure, incapable de gérer des terres sans les nobles. C’est à mon avis une des causes primaire de la révolution. Qui devait auparavant passer par cette prise de conscience d’une capacité à se passer des nobles pour pouvoir prendre.
Antigone67

Antigone67

J'ai appris ce fameux droit par mon prof d'histoire au collège, je suis étonné que ce soit une fausse information...
BernardSaint

BernardSaint

Une achetée, une offerte.
GreatGarlic

GreatGarlic

Du coup, l’histoire du film Braveheart ne tient plus du tout. Mais, mais, mais... serait-ce de la fiction?
clement.brbns

clement.brbns

Le droit de cuisage est un mythe créé de toutes pièces, notamment par les esprits libéraux de Voltaire et Michelet, anti-cléricaux jusqu'auboutistes qui ne sont d'ailleurs plus à un mensonge prêt. Cette fable a été dénoncée par l'historien Alain Bourreau en 1995 dans son livre Le droit de cuisage. La fabrication d'un mythe, XIIIe-XXe siècle (Albin Michel). Aussi, il me semble qu'il faudrait retirer l'adverbe "vraiment" du titre.
Fab083

Fab083

Et dans Braveheart alors, c'est du flan?
Loudesbois

Loudesbois

C’est étonnant de voir le nombre de personnes sur ce forum qui ont visiblement vécu au Moyen Âge, et qui témoignent, sans nuls doute ni nuance, de la vie quotidienne et des agissements de chacun !
Titsta

Titsta

Que tout soit clair. L’anecdote parle de droit de cuissage. Le viol, lui, pouvait parfaitement arriver. Mais il n’était pas inscrit comme un droit. Vue la faible considération des femmes à l’époque, je doute que le viol d’un seigneur (ou d’un de ses hommes) sur une paysanne sois punis. Et si c’est vrai que la dignité du comportement était un impératif encore plus important à l’époque que ne l’est le remboursement de nos dettes à une banque aujourd’hui... je doute que le viol d’une paysanne ai été même simplement considéré comme un viol. Et encore moins « déshonorant » Le tout étant de ne pas laisser de bâtard derrière sois. Mais il ne faut pas se leurrer, les gens étaient prévenus. On laissait rarement les jeunes filles (surtout jolies) se balader près des hommes à l’époque. Et elles savaient qu’il fallait se planquer si un homme d’arme (ou un inconnu) débarquait.
jgjlr95

jgjlr95

Ce droit de « cuissage » me semble être une déformation du terme droit de « cuisage », qui autorisait l’utilisation du four commun à l’occasion des noces...
clement.brbns

clement.brbns

Pour avoir une idée des avancées dues à la monarchie et au catholicisme il faut ôter de votre tête toute la propagande et les mensonges des Lumières.
momo83

momo83

Qui pour interdire a tel ou tel roi de trousser une femme où un homme d'ailleurs... À Une époque ou tout est permis pour le Cadore.
clement.brbns

clement.brbns

Ce n'est qu'une seule de toutes les légendes inventées par tous les esprits pré et post-révolutionnaires afin de dénigrer la monarchie. Il est clair que sans les calomnies et les crimes, la république n'aurait pas tenu si longtemps.
Garimors

Garimors

Le droit de cuissage est sans doute inspiré du droit de "formariage", un droit pour le coup bien réel et qui a existé durant l'époque féodal. A l'époque les serfs étaient attachés à la terre de leur seigneur et donc par conséquent se marier en dehors de la seigneurie n'était pas possible. Sauf pour une jeune fille, auquel cas le père de celle-ci devait payer trois sous au seigneur afin que celui-ci permette à la jeune fille de quitter le domaine seigneurial. Voilà voilà, c'est sans doute de là que vient cette légende :-)
viktor68

viktor68

De toute manière je crois qu'à l'époque si le roi voulait se servir il se servait, droit de cuissage ou non
Meilong

Meilong

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le droit féodal était très complet, et très respecté. Le seigneur n avait pas le pouvoir absolu, et devait rendre des comptes quand il dépassait la loi. C est surtout sous Louis XIV que les pouvoirs se sont concentrés
rem170

rem170

Anecdote intéressante, et les sources ne le sont pas moins... On s'apperçoit qu'on aura du mal à avoir une certitude sur le sujet tant les "conditionnels" sont utilisés. On dit souvent "il n'y a pas de fumée sans feu" ; on peut imaginer dès lors que, si ce droit de cuissage n'était pas véritablement, comme on le pensait, un "droit" seigneurial officiel, les cas ont été sûrement très nombreux. Les serfs n'étaient ni plus ni moins que des esclaves qui appartenaient aux seigneurs contre protection... Et on a l'exemple, indiscutable celui-là, de la manière dont étaient traitées par les "maîtres" les jeunes filles "esclaves" dans les colonies. Et même si une source précise que les sanctions pouvaient être lourdes pour les seigneurs (par le Clergé), on imagine mal un serf aller déposer plainte contre son seigneur, et on imagine mal, au cas où, les représentants de l'église sanctionner le seigneur. Donc à mon sens, ça devait bien exister quand même :) Les révolutionnaires de 1789 n'ont pas tout inventé pour servir leur cause.
Samuidesune

Samuidesune

A y réfléchir c'est vrai que le droit de cuissage impliquerait la naissance d'un 'bâtard', une colère profonde du peuple contre le seigneur, le risque de maladies pour la famille royale...pas très prudent pour quelqu'un qui aurait eu les moyens de se faire plaisir largement autrement. Peut être plutôt un droit jamais appliqué mais existant pour calmer d'éventuelles velléités contre le seigneur...