Le boxeur condamné à gagner

Harry Haft fut un prisonnier juif déporté à Auschwitz en 1942, qui survécut grâce à ses talents de boxeur. Repéré par un officier nazi en raison de son physique, il fut entrainé puis obligé de participer à des combats de boxe où le perdant était condamné à mort. Il participa à au moins 72 combats durant sa détention et réussit à survivre.

Sources

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Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

rem170

rem170

Immonde... Il n'y a pas d'autre mot. Une preuve supplémentaire, s'il en fallait, de l'abomination de ce régime nazi, "jouant" avec la vie humaine. On imagine aisément les spectateurs rigolards, pariant sûrement sur le vainqueur, chacun son "poulain", face à la détresse des combattants luttant pour simplement survivre... Survivre à quoi ? jusqu'au prochain combat. Il y a un autre mot : "écoeurant"... Et une vraie question à se poser : comment peut-on en arriver là ? quels peuvent être les mécanismes intellectuels qui permettent à un moment de faire ce genre de choses ?
Gladius

Gladius

Cette anecdote me fait penser au boxeur tunisien Victor "Young" Perez qui a été forcé de se battre lors de combats de boxe organisés au sein du camp de Monowitz. Il survécut à tout ses combats, mais mourut le 22 janvier 1945 lors des marches de la mort qui suivirent l'évacuation du camp.
Aussie67

Aussie67

C'est juste horrible

Tous les commentaires

Zitoune013

Zitoune013

Lui il a survécu, et les 72 autres...
Echino

Echino

Le cerveau pompe une grande quantité d'énergie. Pour limiter cette perte de ressource nous fonctionnons TOUS sur la base de stéréotypes (raccourcis cognitif). Parfois lorsque nous usons de nos sterotypes nous pouvons faire des erreurs. Néanmoins le plus souvent ils sont justes. Sinon on ne les utiliseraient pas inconsciemment toute la journée. Grâce à nos stéréotypes il est très facile de reconnaître les étrangers, et aussi d'avoir la haine contre eux. Autant nous aimons les sterotypes autant nous n'aimons pas l'inconfort psychologique, la dissonance cognitive. Un SS en début de carrière qui va tabasser un type. Il va se trouver dans une situation inconfortable. Il doit choisir entre une situation compliquée, désobéir aux ordres et en assumer les conséquence, perdre son emploi, sa fonction, ce qui le caractérise en prétextant des valeurs morales qu'il aura du mal à exprimer car certainement pas encore pleinement intellectualisées au moment de passer à l'acte la première fois. Ou bien alors se dire que finalement l'etranger en question l'a bien mérité, et il lui suffira de faire appel à quelques stéréotype sur les étrangers pour se dire que c'est vrai, qu'ils ne sont pas gentils et donc ils le méritent bien. . En plus la radio (propagande) a dit que si je suis loin de chez moi c'est leur faute, et en les tuants tous je pourrai rentrer plus vite. Voilà problème psychologique évité, on est de nouveau à l'équilibre, je les tabasses mais c'est normal ce sont des crasseux puants d'étrangers et nous on remet de l'ordre pour construire un monde meilleur, donc je fais une bonne action, je suis une bonne personne et eux sont mes ennemis. Je ne désobéit pas aux ordres, je ne perds pas mon emploi, et tt va bien pour moi. De plus mon supérieur m'ordonne de le faire. Il est l'autorité, l'expérience, il sait ce qu'il fait mieux que moi. Et comme c'est le chef il assumera les responsabilités a ma place. Mon action sera un bon point pour moi a ses yeux, et je pourrai peut être meme devenir un bon élément et monter en grade. Et quand on a fait l'acte une fois, d'en tabasser ou en tuer un, alors on a un troisième processus psychologique qui se met en place et qui s'appel l'engagement. C'est un processus qui sert aussi à éviter la dissonance cognitive si inconfortable. A ce moment c'est la situation qui détermine le comportement et non pas les attitudes ou la personnalité. En gros une fois qu'on est lancé, il est difficile de revenir en arrière et de dire qu'on a eu tort, on ne serait plus consistant avec nous même, alors on s'acharne. On fait comme on a commencé et on se persuade que l'on a raison pour aller bien au bout des choses. Ce qui fait qu'on a des gens aux mains d'un groupe qui les haïssent de façon assumé, et que ce groupe a les pleins pouvoir de vie ou de mort. Le plus beau et magnifique la dedans c'est la manipulation. La personne a la fin s'imagine être l'auteur de ses pensées et qu'elle fait ça de sa propre volonté. Alors qu'en fait elle subit juste un jeu de pression qui l'a font rentrer de force dans un moule. Nous vivons d'ailleurs tous plus ou moins ça en arrivant dans le monde du travail. On suit les autres, on s'adapte à l'environnement. On va par exemple plus facilement tolérer d'être dérangé par des appels pro en dehors de nos horaires de bureau si tous les autres employés acceptent ça de façon normale. Et au final une fois qu'on l'a accepté pour nous, on ne va pas s'embêter quand il y a besoin de faire la même chose aux collègues (d'ailleurs c'est souvent tellement normal que ça pourrait même être reproché de ne pas le faire...) On devient formaté on rentre dans le moule de notre entreprise et c'est quelque part une preuve d'adaptabilité et donc d'intelligence sociale. Mais si dans 10ans on nous demande de rendre des comptes et d'expliquer pourquoi on dérangeait TLM comme ça, qu'il y avait un climat de tension non stop et qui en a 25 qui sont parti en burn out et 10 suicidés. On pourra juste dire que c'était communément admis comme ça dans l'entreprise et qu'on a suivi la masse et qu'on est donc pas responsable... Comme les SS ne peuvent dire que "on a obéit aux ordres" pour expliquer ce qu'ils ont fait. Ces mécanismes existerons tant que l'humanité existera. Et on a beau se dire les pauvres étrangers, les méchants SS, les gentils juifs, nous on ne fera jamais ça car on aime les fleurs et la vie. Le fait est que nous serions au grand minimum 80 à 85% à faire de bons SS selon les expérimentations. Mais bien que nous soyons tous des monstres en puissance, on peut quand même continué à se voiler la face et se prétendre different, c'est rassurant !
Epoxy

Epoxy

Si vous n'aviez jamais entendu parler de "l'expérience de la Troisième Vague", c'est le moment de vous pencher sur ces deux liens. Superbement bien expliqué dans le premier, vous découvrirez comment il est très facile d'endocriner un Peuple, afin de lui faire perdre son esprit critique. https://www.afis.org/La-troisieme-vague-une-experience-pedagogique-insensee https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_la_Troisi%C3%A8me_Vague
nemophis

nemophis

Je partage... les camps et les conditions de travail c'est pas pareil de mon point de vue...et je rajouterai que la question des pressions sur les salariés, la mise en concurrence sont davantage liés au capitalisme qui cherche - par construction - à dégager des profits...les salariés étant considérés comme des coûts, il s'ensuit des méthodes dévastatrices pour les salariés...pour faire simple il peut y avoir des dirigeants sadiques (il y en a dans nombre de groupes sociologiques) mais surtout il y a des personnes qui ne se refusent rien pour se faire de l'argent, gagner en pouvoir...et garder leur petit intérêt, ce dans toute la chaîne... l'affaiblissement du syndicalisme et des mobilisations communes n'arrangent malheureusement pas les salariés qui perdent en contre-pouvoir. Pour revenir à l'anecdote, la combativité est remarquable mais une personne qui aurait refusé de se battre aurait été toute aussi grandiose à mes yeux... En tout cas, ceux qui on organise ces combat, certainement pour de l'argent ne sont pires que des bêtes...et je crains que de tels agissements soient encore d'actualite dans de nombreux pays... La boxe fait recette mais combien de professionnels en sortent indemnes...
C-du-M

C-du-M

Je suis le seul à penser à Squid Game ?
TybsXckZ

TybsXckZ

Si tu considères (ou qu’on arrive à te persuader) que certaines catégories d’humains n’en sont pas réellement alors tu peux leur infliger n’importe quel sévices sans problèmes. Un peu comme un enfant qui s’amuse avec des fourmis puis qui les tue quand il en a marre.
Pantalaimon86

Pantalaimon86

Cette anecdote ressemble à l’histoire d’Alfred Nakache, bien connu des toulousains car il a donné son nom à la piscine municipale. Aussi appelé, le nageur d’Auschwitz, les gardiens du camp qui connaissent ses performances sportives lui font subir des mauvais traitements et l’obligent par exemple à aller chercher avec les dents un poignard qu’ils ont jeté au fond d’un bassin de rétention d’eau prévu pour les incendies. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Alfred_Nakache
rem170

rem170

Immonde... Il n'y a pas d'autre mot. Une preuve supplémentaire, s'il en fallait, de l'abomination de ce régime nazi, "jouant" avec la vie humaine. On imagine aisément les spectateurs rigolards, pariant sûrement sur le vainqueur, chacun son "poulain", face à la détresse des combattants luttant pour simplement survivre... Survivre à quoi ? jusqu'au prochain combat. Il y a un autre mot : "écoeurant"... Et une vraie question à se poser : comment peut-on en arriver là ? quels peuvent être les mécanismes intellectuels qui permettent à un moment de faire ce genre de choses ?
leonard888

leonard888

Ou quand Leonardo DiCaprio dans le film inglorious bastards propose des combats d esclaves dans son propre salon!
japprendsbienici

japprendsbienici

pas besoin de sources, appelé Rocky (Sylvestre Stallone) il va vous prouver c'est quoi l'expression" dos au mur". quand on est fort et qu'on a pas le choix, Harry Half est le bon exemple. chapeau !
Aussie67

Aussie67

C'est juste horrible
Gladius

Gladius

Cette anecdote me fait penser au boxeur tunisien Victor "Young" Perez qui a été forcé de se battre lors de combats de boxe organisés au sein du camp de Monowitz. Il survécut à tout ses combats, mais mourut le 22 janvier 1945 lors des marches de la mort qui suivirent l'évacuation du camp.