La statistique plus forte que le renseignement

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés développèrent une méthode statistique pour évaluer le nombre de chars produits par l'Allemagne. Basée sur l'analyse des numéros de série des chars capturés et détruits, elle s'avéra très efficace comparée aux estimations des services de renseignements : ces derniers surestimaient le nombre de chars d'un facteur 5.

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kepotx

kepotx

Le calcul bayésien derrière tout ça peut faire peur, mais le principe est simple : si on capture un tank avec les numéro de série 8, 42, 12, 30 et 26 on sait qu'il existe au moins 42 chars. Ça nous donne déjà un minimum, mais ça nous donne aussi une idée probable du nombre de chars : si ils en avaient 1000, il y avait très peu de chance que tout les chars soient aussi bas. Si par contre on à 50 chars, l’échantillon qu'on a eu parait d'un coup bien plus probable. Des contre mesures sont toutefois possibles : un chiffrement par substitution, ou le fait de commencer a partir d'un chiffre N et non 0 permet d'éviter le simple "on à capturé un tank avec un moteur ayant un numéro de série Y, on sait qu'ils ont au moins Y tanks), mais ne résistent pas à une analyse fréquentielle (si bizarrement tout les numéros de séries se situe entre 10000 et 10050, on peut se douter de quelque chose) Une solution plus évolué serait de choisir un numéro de série aléatoire, parmi une intervalle bien plus grande que le nombre d’unités produite (à la fois pour brouiller les pistes mais aussi limiter les collisions) mais cela complique l'utilisation du numéro de série : Avant, un défaut était signalé, on pouvait facilement savoir quelles autres pièces avaient ce défaut, et on refait appeler toutes les pièces entre M et N. Avec un système aléatoire, il faut tenir un registre pour savoir si une pièce est défectueuse ou non. Ce genre d'analyse, ou la statistique peut être plus efficace que l'observation seule, ne sert pas qu'a la guerre : des principes similaires sont utilisés pour étudier des populations animales, le principe est d'en capturer une partie, de les marquer, et de les relâcher. En faisant une nouvelle capture, on regarde le nombre d'individus marqués, et grâce a cette proportion, on peut avoir une estimation de la population
Raspa

Raspa

Quand on regarde le nombre de tank produit par les belligérants, on se rends vite compte que l'Allemagne perd le conflit dès l'entrée en guerre des USA. Si on peut imaginer un monde ou l'Allemagne tient tête à un geant, deux est impossible. Le principale char de combat allemand, le panzer IV fut produit à 9000 exemplaire. Char de très bonne qualité et supérieur à ses homologues, il ne pouvait pas faire grand chose quand on sait que les russes ont produit 60 000 T-34 et les américains 50 000 Sherman M4. Si les équipages allemand très bien formés et bien équipés ont laissé le souvenir de chars allemands terrible à affronter, ils sont un peu l'arbre qui cache la forêt car les américains ont perdu plus de blindés contre des canons antichar (pak 40 et pak 88) lors de la bataille de Normandie que face à des tanks allemands.
Kalvin

Kalvin

Le numéro de série devrait être des lettres aléatoires...

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Faux_administrateur

Faux_administrateur

« Surestimé d’un facteur 5 », pas toujours. C’était parfois sous-estimé. Pour le débarquement, la même technique statistique a en effet indiqué que les rumeurs de présence en grand nombre du char Panzer V étaient vraies, et que du coup il fallait faire plus attention. Détail qui a son importance quand on sait que le canon du Sherman américain ne pouvait pas pénétrer le blindage frontal du Panzer V (Panther).
Raspa

Raspa

Quand on regarde le nombre de tank produit par les belligérants, on se rends vite compte que l'Allemagne perd le conflit dès l'entrée en guerre des USA. Si on peut imaginer un monde ou l'Allemagne tient tête à un geant, deux est impossible. Le principale char de combat allemand, le panzer IV fut produit à 9000 exemplaire. Char de très bonne qualité et supérieur à ses homologues, il ne pouvait pas faire grand chose quand on sait que les russes ont produit 60 000 T-34 et les américains 50 000 Sherman M4. Si les équipages allemand très bien formés et bien équipés ont laissé le souvenir de chars allemands terrible à affronter, ils sont un peu l'arbre qui cache la forêt car les américains ont perdu plus de blindés contre des canons antichar (pak 40 et pak 88) lors de la bataille de Normandie que face à des tanks allemands.
Kalvin

Kalvin

Le numéro de série devrait être des lettres aléatoires...
kepotx

kepotx

Le calcul bayésien derrière tout ça peut faire peur, mais le principe est simple : si on capture un tank avec les numéro de série 8, 42, 12, 30 et 26 on sait qu'il existe au moins 42 chars. Ça nous donne déjà un minimum, mais ça nous donne aussi une idée probable du nombre de chars : si ils en avaient 1000, il y avait très peu de chance que tout les chars soient aussi bas. Si par contre on à 50 chars, l’échantillon qu'on a eu parait d'un coup bien plus probable. Des contre mesures sont toutefois possibles : un chiffrement par substitution, ou le fait de commencer a partir d'un chiffre N et non 0 permet d'éviter le simple "on à capturé un tank avec un moteur ayant un numéro de série Y, on sait qu'ils ont au moins Y tanks), mais ne résistent pas à une analyse fréquentielle (si bizarrement tout les numéros de séries se situe entre 10000 et 10050, on peut se douter de quelque chose) Une solution plus évolué serait de choisir un numéro de série aléatoire, parmi une intervalle bien plus grande que le nombre d’unités produite (à la fois pour brouiller les pistes mais aussi limiter les collisions) mais cela complique l'utilisation du numéro de série : Avant, un défaut était signalé, on pouvait facilement savoir quelles autres pièces avaient ce défaut, et on refait appeler toutes les pièces entre M et N. Avec un système aléatoire, il faut tenir un registre pour savoir si une pièce est défectueuse ou non. Ce genre d'analyse, ou la statistique peut être plus efficace que l'observation seule, ne sert pas qu'a la guerre : des principes similaires sont utilisés pour étudier des populations animales, le principe est d'en capturer une partie, de les marquer, et de les relâcher. En faisant une nouvelle capture, on regarde le nombre d'individus marqués, et grâce a cette proportion, on peut avoir une estimation de la population