L'effet Pygmalion altère le jugement des professeurs

L'effet Pygmalion peut avoir de lourdes conséquences dans l'éducation : en sélectionnant de manière aléatoire des élèves et en les présentant à leurs professeurs comme ayant un QI supérieur à la moyenne, on constate que ceux-ci ont des notes supérieures aux autres élèves au bout d'un an. L'effet inverse, nommé effet Golem existe également : des élevés présentés comme ayant moins de capacités auront des notes moins élevées.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

kepotx

kepotx

Avant de le tester dans une école, Rosenthal l'a testé avec des rats : il a pris des rats d'une même espèces, les a divisés en deux groupes. On les a ensuite donné à des étudiants, en leur disant qu'ils devaient faire en sorte de faire traverser un labyrinthe a leurs rats. A un groupe d'étudiants, ont a expliqué que les rats avaient été particulièrement sélectionné pour leur intelligence, tandis qu'a l'autre groupe, on a présenté les rats comme des rats de laboratoire consanguin avec peu de chance de réussite. Les taux de réussite sont bien supérieurs dans le premier groupe, qui bichonnaient leurs rats, tandis que le deuxième groupe était bien plus sévère avec leurs rats, au points ou certains n'ont même pas dépassé la ligne de départ. Quand on parle de rat, ça fait sourire, mais quand on se dit que certains gosses non plus risquent de ne pas franchir la ligne de départ, bien qu’étant tout a fait normal, ça fait réfléchir. J’espère que cet effet est connu des équipes pédagogiques, afin de limiter ce biais, mais il y a encore pas mal a faire dans l'éducation en général. Si dans l’expérience de Rosenthal, c'est un élève particulier qui est désigné comme mauvais ou bon, on peut aussi constater qu'il y a d'autres échelles : le groupe des "bons" et des "mauvais" en anglais donne un a priori sur toute une classe, le fait qu'un collège soit en ZEP donne une mauvaise impression sur l'ensemble des élèves... Comme toujours avec ce genre de biais, savoir qu'il existe ne suffit pas pour ne pas en subir les conséquences, mais on peut tout de même faire en sorte de limiter cet effet quelque soit l’échelle.
Nicolixxx

Nicolixxx

Ils ne faut pas tous voir négativement, je pense qu'on peut déduire de cette anecdote que tous ceux qui reprendront les cours en septembre, ont tout intérêt à essayer de passer pour sérieux et intelligent au tout début de l'année. Sans pour autant failloter, parce que les faillots ça énerve beaucoup de profs et tous les autres élèves.
hellmatz

hellmatz

D'où l'importance d'accorder à chaque élève l'attention qu'il mérite avec de pouvoir au mieux évaluer ces capacités et combler ces lacunes. Mais ça prend du temps, et il faut des profs pour accomplir ce suivi quelque peu pénible. Même si certains enseignants sont entrés dans l'enseignement rien que pour ça, ces désormais les moyens financiers qui manque aux écoles/collège/lycée. Et ceux à cause de notre politique. C'est dommage..

Tous les commentaires

Yatarr

Yatarr

Sa malheureusement ce n'est pas nouveau... les professeurs restent souvent très coincés sur leurs opinions. Pour eux un mauvais élève restera mauvais et un bon élève aura plus de faciliter. Leurs jugement est vraiment très souvent biaisé.
nicomputer

nicomputer

Personne n'a soulevé un point qui me parait fondamental dans cette expérience, et si le rat/humain n'a juste pas envie de se casser le cul à se taper ce put... de labyrinthe à la con parce qu'il préfère avoir sa petite vie pépère dans sa petite cage/appartement? Non je dis ça, je dis rien hein. -Allez, fonce, t'aura une récompense! -Ouais, attend, je réfléchis... si je cours, j'ai à bouffer, si je marche, j'ai à bouffer aussi...
pistol

pistol

Donc quand j’étais plus jeune et que je disais à mes parents que si je travaillais mal à l’école, c’était à cause des profs, j’avais donc raison et je me faisais engueulé pour rien alors !!
CousinBebert

CousinBebert

Il existe aussi l'effet Pygmalion négatif que l'on retrouve notamment chez les enfants à haut potentiel intellectuel (que l'on appelait surdoués ou précoces il y a quelques années). Ils ont des capacités intellectuelles qui se sont développées plus rapidement que les autres enfants de leur âge et sont donc en décalage. S'ils ne sont pas diagnostiqués ou qu'ils restent discrets dans leur différence on ne leur demande pas plus que les autres et ils finissent par se fondre dans le moule de leur classe et de la norme. Ils n'exploitent pas leur plein potentiel parce que l'on attend pas plus d'eux que des autres élèves. Source: mes lectures sur les Hpi (notamment J.C. Terrassier) dans le cadre de mon mémoire.
xhaza

xhaza

L'effet Pygmalion marche également sur nos mioches et nos meufs! On l'oublie trop souvent.
Kalyo

Kalyo

Le cadre scolaire a forcément une influence c'est certain, mais tout commence à mon avis avec l'entourage, les parents etc. J'ai déjà entendu des parents soutenir haut et fort et à qui voulait l'entendre que leur gamin n'était pas une lumière ...alors que ce dernier n'était pas encore en CP ! En grandissant, le gamin s'en est convaincu. C'est effarant l'impact que ça peut avoir !
jerow

jerow

Cet effet existe aussi en fonction du sexe. Les études montrent que les femmes professeur notent mieux les filles et les hommes professeurs les garçons. Comme la majorité des prof sont des femmes, cela explique en partie la meilleure réussite sco!aire des filles. En partie seulement: environ un tiers de l'écart de notes. Le reste c'est parce que les filles travaillent vraiment mieux à l'école.
Loudesbois

Loudesbois

Je lis beaucoup de commentaires sur le rapport enseignant / élève. Or, c’est même au delà que l’effet Pygmalion, et surtout l’effet Golem s’applique. En REP ( et plus ZEP - « zone » jugé trop stigmatisant fut remplacé par « réseau «  - c’est toute la société qui pose un regard dévalorisant sur ces jeunes, et c’est souvent comme une fatalité qu’ils se confortent à cette image, d’où la prophétie autoréalisatrice. Ce n’est pas tant l’éducation nationale qui doit changer mais la société et son système de castes.
debby63

debby63

Avant dans la formation des enseignants, il y avait des cours de psychologie sur ces points là notamment. On découvrait la grande part de subjectivité dans l'évaluation des élèves et leur suivi. Il y a beaucoup de facteurs qui rentrent en jeu dans la notation par exemple : l'humeur du correcteur, ses apriori, la place de la copie dans le cahier, le barème... Sinon un regard sur un enfant peut tout changer et on le constate au quotidien. C'est aussi valable pour les parents et leur enfant. Assurer un socle solide à son enfant en lui procurant la sécurité affective dont il a besoin, en ne lui mettant aucune étiquette (il est maladroit, il est nul en maths...), en le regardant avec bienveillance et attention, ça n'a pas de prix et ça peut changer sa vie.
rmx971

rmx971

En lien avec cette anecdote, Je vous recommande cette expérience sur l’influence que peut avoir l’entourage dans la réussite (ou l’échec) d’un projet, mais aussi ses limites... C’est assez hallucinant: https://youtu.be/kO1kgl0p-Hw
clapton

clapton

Et l'effet Bygmalion, ce sont des factures supérieures à la moyenne... ? OK je sors...c'est tout pour moi, merci :-)
rem170

rem170

Je pense que cet effet Pygmalion (et l'inverse) peut être transposé à beaucoup d'autres situation : un patron et son employé, un enfant et ses parents, etc... Si la personne "cible" ressent l'intérêt que lui porte la personne "source", elle se sentira très certainement mieux, considérée, choyée, et fera en sorte, inconsciemment sûrement, de ne pas décevoir... Inversement, si elle se sent dévaluée elle sera vite démotivée. C'est sûrement une des raisons des "burn out" en entreprises... Tout cela paraît assez logique.
Louis94m

Louis94m

La solution la plus simple serait qu’un professeur qui ne connaît pas les élèves évalue les copies ...
sabrar

sabrar

J'ai eu un partiel cette semaine dessus ^^ Pour faire simple c'est une "prophétie autorealisatrice" Roosenthal l'a mis en évidence avec des rats. Des rats devaient trouver de la nourriture dans un labyrinthe. Il les a séparé en deux aléatoirement et a présenté chacun des groupe l'un par une sélection extrêmement sévère (donc attente de très bons résultats) et l'autre était présenté comme défaillants génétiquement. Les étudiants avec les groupe 1 a eu de très bon résultats et le groupe 2, de très mauvais. La conclusions était donc que les stéréotypes agissent sur notre inconscient et conditionne notre comportement envers un sujet.
hellmatz

hellmatz

D'où l'importance d'accorder à chaque élève l'attention qu'il mérite avec de pouvoir au mieux évaluer ces capacités et combler ces lacunes. Mais ça prend du temps, et il faut des profs pour accomplir ce suivi quelque peu pénible. Même si certains enseignants sont entrés dans l'enseignement rien que pour ça, ces désormais les moyens financiers qui manque aux écoles/collège/lycée. Et ceux à cause de notre politique. C'est dommage..
kepotx

kepotx

Avant de le tester dans une école, Rosenthal l'a testé avec des rats : il a pris des rats d'une même espèces, les a divisés en deux groupes. On les a ensuite donné à des étudiants, en leur disant qu'ils devaient faire en sorte de faire traverser un labyrinthe a leurs rats. A un groupe d'étudiants, ont a expliqué que les rats avaient été particulièrement sélectionné pour leur intelligence, tandis qu'a l'autre groupe, on a présenté les rats comme des rats de laboratoire consanguin avec peu de chance de réussite. Les taux de réussite sont bien supérieurs dans le premier groupe, qui bichonnaient leurs rats, tandis que le deuxième groupe était bien plus sévère avec leurs rats, au points ou certains n'ont même pas dépassé la ligne de départ. Quand on parle de rat, ça fait sourire, mais quand on se dit que certains gosses non plus risquent de ne pas franchir la ligne de départ, bien qu’étant tout a fait normal, ça fait réfléchir. J’espère que cet effet est connu des équipes pédagogiques, afin de limiter ce biais, mais il y a encore pas mal a faire dans l'éducation en général. Si dans l’expérience de Rosenthal, c'est un élève particulier qui est désigné comme mauvais ou bon, on peut aussi constater qu'il y a d'autres échelles : le groupe des "bons" et des "mauvais" en anglais donne un a priori sur toute une classe, le fait qu'un collège soit en ZEP donne une mauvaise impression sur l'ensemble des élèves... Comme toujours avec ce genre de biais, savoir qu'il existe ne suffit pas pour ne pas en subir les conséquences, mais on peut tout de même faire en sorte de limiter cet effet quelque soit l’échelle.
Nicolixxx

Nicolixxx

Ils ne faut pas tous voir négativement, je pense qu'on peut déduire de cette anecdote que tous ceux qui reprendront les cours en septembre, ont tout intérêt à essayer de passer pour sérieux et intelligent au tout début de l'année. Sans pour autant failloter, parce que les faillots ça énerve beaucoup de profs et tous les autres élèves.
Vanechou81

Vanechou81

J'espère qu'ils n'ont pas choisi de vrais élèves comme cobayes
YakoYe95

YakoYe95

Malheureusement pour les élèves, les professeurs sont humains, leurs jugements et force de caractère l'es aussi.