L’arsenic, poison et remède contre un cancer rare

L’arsenic, poison redoutable parfois appelé poudre de succession, possède également des vertus médicinales. Un groupe de chercheurs franco-chinois rend compte dans une publication en 1997 qu’il permet de soigner une forme rare de cancer du sang : la leucémie aiguë promyélocytaire.

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fuust

fuust

La différence entre un médicament et un poison se fait très souvent au niveau du dosage et une substance peut être un poison dans un cas et un antidote dans un autre. C'est étonnant que cette firme américaine ait pu déposer un brevet sur cette utilisation de l'arsenic. Un brevet doit normalement porter sur quelque chose de nouveau. Hors les conclusions des recherches des équipes franco-chinoise sont datés d'avant le dépôt de brevet de la firme américaine (créée pour l'occasion par un des relecteurs de la publication scientifique hum...). A la lecture de l'article il apparait que la maladie en question est très rare et que attaquer ce brevet serait très long et couteux. Personne n'a du penser que ça valait le coup bien que le résultat de l'action en justice soit certaine.
Maxoupilou

Maxoupilou

Vivement le jour où l’humanité mettra un terme aux brevets...
Epoxy

Epoxy

L'arsenic est en composé présent dans certaines zones Andines d'Amérique du Sud. Ces hautes concentrations d'arsenic sont "l'héritage" d'activités volcaniques l'ayant déposé dans la zone sud de la Bolivie et du Pérou, du Nord et du Centre de l'Argentine et du Nord du Chili. Aujourd'hui, des concentrations d'arsenic bien au-dessus des limites maximales conseillées par la OMS, sont mesurées dans les cours d'eau de ces régions. Antofagasta, ville septentrionale du Chili et alimentée en eau par la rivière Toconce, avait, jusqu'à 1970, le triste record mondial d'avoir une eau "potable" titrant une quantité d'arsenic 17 fois supérieure à la limite conseillée. Depuis les années 70, une performante station de potabilisation de l'eau "désarcenique" ce liquide vital. Malheureusement, toute une génération de Chiliens en a payé les frais: de hauts niveaux de cancers du poumon et de la vessie. Mais alors, comment est-il possible que des populations Amérindiennes ont vécu pendant des millénaires dans ces contrées, me direz-vous, tels ceux de la Culture Chinchorro, apparue il y a 7000 ans. Une étude génétique a démontré qu'une mutation sur le gène de l'enzyme AS3MT, a "sélectionné" les Amérindiens, leur permettant une élimination plus aisée de l'arsenic de l'organisme, en le modifiant chimiquement et en l'évacuant par l'urine. Ce gène est présent à des niveaux de 6 à 8 fois supérieurs dans les populations autochtones, que les populations Amérindiennes Chiliennes vivant dans des régions où l'arsenic endémique est absent.

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Elfik44

Elfik44

La fin de cette anecdote est fausse! Je travaille en unité de soins intensifs d’hématologie. Et j’ai actuellement en charge deux patients traités par trioxyde d’arsenic. Tous les traitements par chimiothérapie coûtent des centaines voire des milliers d’€. Celui-ci ne fait pas exception.
binou15

binou15

La leucémie aiguë promyelocytaire ou LAM3 est une leucémie agressive nécessitant un diagnostic rapide Mais comme beaucoup de cancer agressif cette maladie est aussi très répondant au traitement. L'arsenic n'est pas le traitement principal mais l'acide tout trans retinoique ATRA (dérivé de la vitamine A), l'arsenic est son complément C'est un traitement utilisé en France de manière classique. Je ne comprends pas la dernière phrase faisant monter la polémique sur les brevets pharmaceutiques.
Cpt-Beurk

Cpt-Beurk

Mais Monsieur le Commissaire, puisque je vous dis que c'était un traitement expérimental pour Belle Maman.
Epoxy

Epoxy

L'arsenic est en composé présent dans certaines zones Andines d'Amérique du Sud. Ces hautes concentrations d'arsenic sont "l'héritage" d'activités volcaniques l'ayant déposé dans la zone sud de la Bolivie et du Pérou, du Nord et du Centre de l'Argentine et du Nord du Chili. Aujourd'hui, des concentrations d'arsenic bien au-dessus des limites maximales conseillées par la OMS, sont mesurées dans les cours d'eau de ces régions. Antofagasta, ville septentrionale du Chili et alimentée en eau par la rivière Toconce, avait, jusqu'à 1970, le triste record mondial d'avoir une eau "potable" titrant une quantité d'arsenic 17 fois supérieure à la limite conseillée. Depuis les années 70, une performante station de potabilisation de l'eau "désarcenique" ce liquide vital. Malheureusement, toute une génération de Chiliens en a payé les frais: de hauts niveaux de cancers du poumon et de la vessie. Mais alors, comment est-il possible que des populations Amérindiennes ont vécu pendant des millénaires dans ces contrées, me direz-vous, tels ceux de la Culture Chinchorro, apparue il y a 7000 ans. Une étude génétique a démontré qu'une mutation sur le gène de l'enzyme AS3MT, a "sélectionné" les Amérindiens, leur permettant une élimination plus aisée de l'arsenic de l'organisme, en le modifiant chimiquement et en l'évacuant par l'urine. Ce gène est présent à des niveaux de 6 à 8 fois supérieurs dans les populations autochtones, que les populations Amérindiennes Chiliennes vivant dans des régions où l'arsenic endémique est absent.
fuust

fuust

La différence entre un médicament et un poison se fait très souvent au niveau du dosage et une substance peut être un poison dans un cas et un antidote dans un autre. C'est étonnant que cette firme américaine ait pu déposer un brevet sur cette utilisation de l'arsenic. Un brevet doit normalement porter sur quelque chose de nouveau. Hors les conclusions des recherches des équipes franco-chinoise sont datés d'avant le dépôt de brevet de la firme américaine (créée pour l'occasion par un des relecteurs de la publication scientifique hum...). A la lecture de l'article il apparait que la maladie en question est très rare et que attaquer ce brevet serait très long et couteux. Personne n'a du penser que ça valait le coup bien que le résultat de l'action en justice soit certaine.
Maxoupilou

Maxoupilou

Vivement le jour où l’humanité mettra un terme aux brevets...