Dracula en islandais était particulier

Le célèbre roman de Stoker, Dracula, publié en 1897 a été traduit en Islandais en 1900 par un journaliste. Plus de 100 ans après, en 2014, M. de Roos, spécialiste de Dracula, se rendit compte que la traduction a été arrangée avec l’ajout de personnages et de nombreuses scènes de luxure.

Sources

Il n'y a pas encore de sources.

Anecdotes en relation

Cette anecdote n'a pas de relations.

Commentaires préférés

b2aste

b2aste

La traduction du titre en Drencula pouvait mettre sur la piste ;)
NOmatters

NOmatters

Un truc assez drôle qu'une amie étudiante en anglais m'avait raconté à l'époque: Elle traduisait des romans de la collection Arlequin ("le champion de l'amour" pour ceux qui connaissent) pour arrondir ses fins de mois, et l'éditeur lui avait demandé de supprimer systématiquement toutes les moustaches car les lectrices françaises n'aimaient pas les moustachus.
rené1953

rené1953

C'est facile de dire ça. On pourrait avoir une traduction de l'Islandais vers le Français pour vérifier?

Tous les commentaires

JohnTheBaptist

JohnTheBaptist

Cela me fait penser a la serie Amicalement votre, qui a tres bien marché en France et moins dans les pays anglo saxons. C'etait en partie car les traductuteurs francais avaient rajoutés pas mal de repliques. la serie n'a en fait qu'une vingtaine d'episodes et n'a pas marché aux US. Tony Curtis a d'ailleurs beaucoup aimé sa doublure francaise (Michel Roux) et l'a reutilisé par la suite.
Meegosh

Meegosh

Traducteur pour moi, au meme titre que prof ou journaliste, c'est un métier à influence indirecte. Certains traducteurs, volontairement ou involontairement, ont influencé des générations en se servant de leur métier pour véhiculer leurs opinions ou comme ici leurs fantasmes. En témoigne le travail désastreux de Jean Patrick Manchette et sa "contribution" au monde noble de la traduction, n'hésitant pas à modifier certains récits ou scénarios pour coller un peu plus à ses opinions politiques et aux idées auxquelles il adhérait. Minable.
NOmatters

NOmatters

Alors pour le coup, je pense que ThomasdeFrance a raison. La presse européenne d'extrême-droite des années 1940 a souvent représenté le Juif en tant que vampire dont le seul but était d'aspirer le sang et la force vive de la France. Pour exemple, on peut citer la fameuse carte postale antisémite où une chauve-souris à nez crochu survole le Christ en croix, écroulé sur le sol: http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/antisemitisme.htm La "défense de la race" (quel joli titre) était une revue fasciste italienne qui dépeignait régulièrement les Juifs en vampires dans leurs dessins de "presse". Hitler lui-même a d'ailleurs comparé les Juifs à des vampires, assoiffés de sang et d'argent. Et je crois que dans l'imaginaire populaire, ces comparaisons ont marqué les esprits. Le comte Dracula, dans les dizaines d’adaptation cinématographiques existantes, a souvent un accent ashkénaze (comme Popeck ou Mel Brooks, si ça ne vous parle pas) alors qu'il est censé avoir un accent roumain. Accent qui ressemble plutôt à l'italien en réalité.
LeCantilien

LeCantilien

Ah le problème des traductions... La connaissance de la langue n’est pas le seul problème. Il y a aussi la « culture ». Car ce n’est le tout de maîtriser le vocabulaire et les subtilités d’une langue, si on ne connaît pas le contexte ... ça change tout ! Alors ça peut aller du pas bien grave comme dans le Cujo de Stephen King chez J’ai Lu: en français les garçons regardent à la télé les « Ducs du hazard » ( « the Dukes of Hazard » ) donc en fait « chérif fait moi peur », pas méchant comme erreur ... mais ça peut aller jusqu’au contre sens total comme dans Friends quand la jeune sœur de Rachel, très vénale, a rencontré un type qui a un appartement d’enfer ... « au 5ème ! » Hein ? Et alors au 5ème ?! Ça fait quoi ? Au 4ème ça craint et au 6ème c’est pire ?? Non en, VO, l’appartement est ... « on 5th » c’est à dire sur la 5ème Avenue !!! Donc chic ! Donc le gars est riche... et pas au 5ème !!! Contre sens total !!
thomasdefrance

thomasdefrance

Des petits coquins ces Islandais ! Il faut bien se réchauffer comme on peut ! J'en profite pour rappeler l'importance de lire, car tout ceux ayant lu le roman de Stoker auront remarqué que l'œuvre est très différente de l'image populaire et des adaptations cinématographiques. Je ne dis pas que les adaptations ne méritent pas d'intérêt, toutefois il faut prendre le temps de lire le roman pour constater qu'on est loin du film d'horreur avec un comte à la peau livide, drapé de smoking noir et rouge et aux traits de Juif ashkénaze qui s'abreuve abondamment de sang, dort dans un cercueil, se transforme en chauve-souris et fuit l'ail, les crucifix et la lumière du jour. Cela remonte à plusieurs années mais dans mes souvenirs la plupart de ces éléments ne figurent pas dans le roman.
DigitalDragon

DigitalDragon

Cette anecdote met en fait en avant une autre vision de la traduction. Pendant longtemps, on a considéré la traduction d'un livre comme une oeuvre à part entière. Il était donc fréquent de prendre des libertés avec le texte, voire de ne pas du tout citer l'auteur d'origine. C'est quelque chose qui peut choquer aujourd'hui, mais qui était tout à fait normale à l'époque. D'ailleurs, beaucoup de stars françaises ont adapté des chansons anglophones dans les années 60, sans affirmer clairement que ce n'était pas des compositions originales. Régine, si je ne m'abuse, ira même jusqu'à dire que c'est Gloria Gaynor qui avait adapté sa chanson "Je survivrai" et non l'inverse. (Et je ne crois pas qu'il y ait eu de procès). On peut aussi penser à polémique CopyComic. La notion de plagiat est en fait très récente et n'a pas totalement fini d'évoluer, je pense.
NOmatters

NOmatters

Un truc assez drôle qu'une amie étudiante en anglais m'avait raconté à l'époque: Elle traduisait des romans de la collection Arlequin ("le champion de l'amour" pour ceux qui connaissent) pour arrondir ses fins de mois, et l'éditeur lui avait demandé de supprimer systématiquement toutes les moustaches car les lectrices françaises n'aimaient pas les moustachus.
J-Terrevermeil

J-Terrevermeil

La traduction est un problème majeur et récurrent dans beaucoup de discipline. Je pense que parfois il est même impossible de traduire avec justesse et précision malgré une bonne volonté qui à fait défaut à notre ami islandais. Je pense par exemple au mot "neige", qui a de multiples déclinaisons dans les pays nordique alors qu'il n'y a qu'un mot pour le désigner dans les pays plus au sud comme la France, indépendamment du fait de la saison, de sa densité, texture etc (ça a fait l'objet d'une anecdote). Ou encore du mot amour, qui, si je ne m'abuse, en grec à plusieurs mots pour désigner soit l'amour familial, amical, sexuel etc. En plus quand le jargon s'y met ça peut devenir un enfer. Le traducteur doit avoir des notions de la discipline sujet à traduction. En droit par exemple, ou un rien peu faire l'objet de débats doctrinaux interminables. Comme les maximes cités précédemment, je pense que toute traduction dénature l'œuvre où la volonté de l'auteur initial. Le travail des traducteurs étant de minimiser cette altération. Ça serait intéressant d'avoir le regard qu'un traducteur porte sur son métier.
b2aste

b2aste

La traduction du titre en Drencula pouvait mettre sur la piste ;)
rené1953

rené1953

C'est facile de dire ça. On pourrait avoir une traduction de l'Islandais vers le Français pour vérifier?