Certains peuples, principalement en Amérique du Sud, sont devenus "résistants" à l'arsenic. Par exemple, les Urus de Bolivie ne sont pas affectés par les taux importants d'arsenic dans l'eau qu'ils boivent (parfois 50 fois supérieurs aux normes de l’OMS) du fait d'une adaptation génétique : des variantes sur le gène AS3MT apparues après des milliers d'années d'exposition leur permettent de métaboliser l'arsenic bien plus rapidement, et de l'éliminer avant qu'il n'atteigne des seuils toxiques.